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Tome vingt-deuxième.
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7§r N A V

Si on examine pourquoi le commerce apasse des Vénitiens, des Génois & desvilles anséátiques aux Portugais & _ auxEspagnols, & de ceux-ci aux Anglois &aux Hollandois, on peut établir pour ma-xime générale que les rapports ou, s’il estpermis de parler ai n st , I union de la navi-gation avec le commerce est si intime, quela ruine de Tun entraîne nécestairementcelle de l’autre , & qu ainsi ces deux cho-ses doivent fleurir ou décheoir ensemble.Voye{ Commerce , Compagnie , ùc.

Delà sont venues tant de loix & destatuts , pour établir des réglés dans lecommerce d’Angleterre , & principale-ment ce fameux acte. de navigation , qu’unauteur célébré appelle le palladium ou ledieu tutelaire du commerce de l’Angle-terre ; acte qui contient les réglés que lesAng'ois doivent observer entr’eux & avecles nations étrangères chez qui ils trafi-quent. Charniers. ( G )

Navigation te dit en particulier defart de naviguer ou de déterminer tous lesmouvemens d’un vaisseau par le moyendes cartes marines.

11 y a trois especes de navigation ; la navi-gation plane , celle de Mercator, & lacirculaire.

Dans la navigation plane or. se sert desrhumbs tracés fur une carte plate , Voye^Carte & Rhumb.

Ces cartes planes ont été mises en usagedans ces derniers temps pour la premierefois, par le prince Henri, fils de Jean , roide Portugal, qui vivoit à la fin du xv.flecle, & auquel l’Europe est redevable desdécouvertes des Portugais , & de cellesqui les ont suivies. Nous disons que dansces derniers temps ce prince est le premierqui ait fait usage de ces cartes ; car il paroîtpar ce que dit Pcolomée dans fa géogra-phie , qu’autrefois Marin de Tyr en avoirfait de pareilles, & Ptolomée en indiquele défaut.

Dans la navigation de Mercator, on sesert de rhumbs tracés fur les cartes de Mer-cator , qu’on appelle cartes réduites. Voyeg

Car^e de Mercator.

N A V

Ces cartes réduites avoient été en effetinventées par Mercator, mais il ignoroirla loi suivant laquelle les degrés du méridiendoivent croître dans ces cartes en allantde l’équateur aux pôles. Edouard Wrightest le premier qui ait connu cette loi. Lescartes réduites commencerent à être misesen usage par les navigateurs vers l’année1630. Voye{ l'kist. des Mathématiques de M.Montucla , fol. l.pag. 608. VoyegauJfLo-XODROMIE; car la théorie de cette courbaest essentiellement liée à celle des cartesréduites.

Dans la navigation circulaire on se sertd’arcs de grands cercles : c'est la route laplus courte de toutes, mais on ne s’en sertplus, parce qu’elle est peu commode dansla pratique.

Navigation plane. I. La longitude & lalatitude de deux lieux étant donnée , trou-ver les lieues mineures de longitude.

1 0 . Si les deux lieux font à l’orient ouà l’occident du premier méridien, sous-trayez la moindre longitude de la plusgrande , & le reste fera la différence desméridiens. Si l’un des deux lieux est àl’orient & l’autre à l’occcident du premierméridien , ajoutez la longitude de celuiqui est à l’orient au complément de la lon-gitude de l’autre à 360 degrés, la sommesera la différence des méridiens.

2°. Divisez la différence des méridiensen autant départies qu’il y a de degrés dansla différence en latitude , en employantde plus petites parties que les degrés, fi ladifterence des latitudes est plus grande quecelle des méridiens.

3 <> . Réduisez pour le premier cas lesminutes de longitude répondant à. chaquepartie, en milles de chaque parallèle; &pour le second cas , en milles du parallèlequi est moyen proportionnel entre les deux.

4 e . La somme de toutes ces parties étantfaite, vous aurez à peu près les lieues mi-neures de longitude.

Exemple. Supposons que la longitude d’unde ces lieux soit de l’autre de 47°.

la différence des méridiens fera de iz°.Supposons de plus que la latitude du pre-- MÌSL