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rament sensible , délicat. Ainsi on peut jregarder ces différens accidens , comme jprovenans d’une même cause dans tous cescas ; on peut, par conséquent, regardercette cause comme étant de la même natureque celle des vapeurs. Voye £ VAPEURS.
La navigation ( c’est-à-dire les voyagesen mer ) est mise au nombre des chosesoui contnbuent le plus à rétablir la disposi-tion au scorbut. Voyei Scorbut.
Les mauvais effets que produit souventîa navigation , sont incontestables ; il n’enest pas de même des bons eftets que quel-ques auteurs lui ont attribué pour la con-servation de la santé , ou pour son réta-blissement. Van Helmont prétend , Tr.Mas. human. n. 36, tr. aliment, tartar. infantic. n. z5 , que ceux qui ne sont pas in-commodés de Pair de la mer , ou du mou-vement du vaisseau , ont le double & letriple de l’appétit qui leur est ordinaire furterre. Selon Sthaal, in prop. emptico. addisput. in angur. de fundam.. pathol. praclic,d’après Pline, Cesse, & Cœlius Aurelian ,les voyages par mer, & même de longcours-, font fort utiles pour la guérison delapthisie , del’hectisie , du marasme ; c’estun grand remede dans ces contrées, très-vanté par les anciens, mais en faveur du-quel les modernes ne rapportent rien d’as-sure. Voye^ Lexic. Cajìel.
Navigation , s. f. ( Cabotage. ) Lecabotage est une navigation qui se fait d’unport à l’autre dans un'royaume ; il est pourle transport des marchandises & denréespar mer, ce que font les routiers pour lecharroi des marchandises & denrées d’uneville & d’une province dans une autre. Cecabotage est absolument abandonné auxHollandois ; & quoiqu’on les ait assujettisen France au droit de cent fous par ton-neau ; ce droit est si foiblo & leur éco-nomie si grande, que les sujets du roi nefont pas encore suffisamment encouragésà l’entreprendre ; il en dérive un mal sen-sible en ce q. e îes Hollandois continuant,pour ainsi dire, seuls à le faire, augmententà peu près d'autant le prix du fret, lequelretombe nécessairement fur celui des mar-
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chandises que nous faisons passer d’un portdans un autre de ce royaume. On ne vien-dra jamais plus sûrement à bout de trans-porter aux sujets du roi le cabotage , quenous laissons ainsi usurper aux Hollandois ,au grand préjudice de cet état, qu’en cou-pant le nœud gordien qui nous lie lesmains, c’est-à-dire , en rendant une ordon-nance du roi dans Fesprit de l’acte de navi-gation passé au parlement d’Angleterreen 1660 , queles Anglois regardent commeleur palladium. ( D. J.)
Termes usités dans les Navigations.
Ancre à demeure C’est une grosse ancrequi demeure toujours dans un port oudans une rade , pour servir à tenir lesvaisseaux.
Ancre à la veille , c’est celle qui estprête à être mouillée.
Ancre du large , c’est ainsi qu’on appelleune ancre qui est mouillée vers la mer ,lorsqu’il y en a une ancre qui est mouilléevers la terre.
Ancre de terre , c’est celle qui est mouilléeprès de la terre , <k opposée à celle qui estmouillée au large.
Ancre de flot , & ancre de jusant ou jusant,c’est Iorsqu’on parle de deux ancres- mouil-lées de telle forte , que l’une étantopposée à l’autre , elles tiennent îe vaisseaucontre la force du flux & du reflux de lamer.
Brider t ancre , c’est envelopper les pattesde Xancre avec deux planches, lorsqu’étantobligé de mouiller dans un mauvais fond ,on veut empêcher que le fer de la pattene creuse trop & n’élargisse le sable , &que le vaisseau ne chaste. Voye[ Soulier.
Lever l’ancre , c’est la retirer & la mettredans le vaisseau pour faire route. « Le» vent étant favorable , nous levâmes san-,, cre , & appareillâmes‘ pour continuer» notre route. »
Lever t ancre par les cheveux , c’est latirer d u fond avec l’orin qui est frappé à la1 tête de l’ ancre.