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Tome vingt-deuxième.
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7§F N A V

Va lever Pancre avec la chaloupe , c’est uncommandement d’aller prendre Yancre parla chaloupe , qui la hale par son orin , &la rapporte à bord.

Gouverner fur Cancre , c’est virer le vais-seau quand on leve Vancre , & porter lecap sur la bouée , afin que le cablevienne plus droiturier aqx éiubiers & aucabestan.

Jouer fur son ancre , filer fur les ancres.

Voyei Filer.

Courir fur son ancre , chasser sur les ancres ,c’est lorsque le vaisseau entraîne les ancres,& s’éloigne du lieu où il a mouillé ; ce quiarrive quand le gros vent ou les coups demer ont fait quitter prise à Yancre , àcause de la force avec laquelle le navirel’a tirée : quelques-uns disent impropre-ment filer fur son ancre. On dit auíli sim-plement chaster ; le vaistçau chaste. Voye{Tirer ou Chasser.

Faire venir Cancre k pic , ou à pique ,virer a pic , c’est remettre le cable dansun vaisseau qui fe prépare à partir , en-sprte qu’il n’en reste que ce qu’il faut pouraller perpendiculairement du navire jusqu’àYancre , ce qu’en virant encore un demi-tpur de cable , elle soit enlevée tout-à-fait hors du fond.

JJancre -a quitté , Cancre efl dérapée ,c’est-à-dire , que Yancre qui étoit au fondde l’eau pour arrêter le navire , ne tientplus à la terre.

î!ancre paroît-elle ? C’est une demandequ’on fait, lorfqu’on retire une ancre dufond , pour savoir lì elle est à la superficieste seau.

Caponner t ancre. Voyez CapON.

Bosser Cancre & la mettre en place. VoyezBosser.

Vancre efl au boifsoir ; cela se dit lors-que son grand anneau de fer touche leboissoir.

- Etre a Cancre : lorsqu’une flotte mouilledans un port, ou que l’on mouille dansqnç rade où il y a déja beaucoup devais-

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seaux ; le pilote , & ceux qui ont le com-mandement , doivent prendre garde à bienmouiller , & que chaque vaisseau soit àune distance raisonnable des autres , nitrop près ou trop loin de terre.

Si le vent commence à forcer , il est:à propos que tous les vaisseaux filent ducable également, afin que l’un n’aille pasaborder ou tomber fur l’autre.

L’on est mouillé à une distance raison-nable des autres vaisseaux , lorsqu’il y aassez d’espace entre deux , pour ne pass’aborder en filant tous les cables. II estbon auíli de butter les vergues , afin quele vent ébranle moins les vaisseaux , &qu’en cas qu’ils vinssent à s’aborder, foieen chaslànt ou autrement, les verguesdes uns ne puissent s’embarrasser dansles vergues & les manœuvres des autres.La distance la plus raisonnable qui doitêtre entre deux vaisseaux mouillés, estde deux ou trois cales, c’est-à-dire ,deux ou trois cens toises. (Z) ^

Voici C application de quelques autresfaçons dans les Navigations.

Marcher, Courir, Aller, (Mar.)aller a la même signification , en terme demarine,"que dans le cours or ci raire de lavie civile, & il lignifie avancer , faire route.On dit : aller avec peu de voiles ; aller ensondant, ou à la sonde ; aller le long de lacôte, &c,

Marcher s’emploie lersqu’on fait compa-raison : ainsi on dit : le diadème marchemieux que le défenseur ; nous marchons bienau plus près du vent. Ce qui, dans ce dernierexemple, suppose toujours une comparaisontacite, une ressouvenante de la quantité dechemin que feroit un autre vaisseaux enpareille circonstance.

Courir se dit d’un vaisseau en mouvement,soit que ce mouvement soit rapide ou non.Ainsi un vaisseau mouillé peut courir furson ancre, & un vaisseau à la voile peurcourir sans faire beaucoup' de chemin.» En allant de la Martinique à la Guade-loupe nous vîmes un bâtiment & nousarrivâmes de quatre quarts pour le chaster :