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maniéré contraire. Elle n’est détermi-née que par les idées de la rectitude desactions. Un homme à son aise entend lesgémistèmens d’un pauvre qui implore sonassistance. Si le riche a sidée de 1 h bonneaction qu’il fera, en lui donnant saumoné,je dis qu’il est moralement impossible qu’illa lui refuse , ou moralement nécessairequ’il la lui donne.
Nécessité simple est celle qui ne dépendpoint d’un certain état , d’une conjecture,ou d’une situation particulière des choses ,mais qui a lieu par-tout & dans toutes lescirconstances dans lesquelles un agent peut,se trouver. Ainsi c’tíl une nécessité pourun aveugle de ne pouvoir distinguer les cou-leurs.
Nécessité relative est celle qui met unhomme dans surcapacité d’agir ou de nepas agir en certaines circonstances ou situa-tions dans lesquelles il se trouve , quoiqu’ilfût capable d’agir ou de ne pas agir dansune situation différente.
Telle est , dans le système des Jansénis-tes , la nécessité où se trouve un homme defaire le mal lorsqu’il n’a qu’une foible grâcepour y résister, ou la nécesjìté de faire lebien dans un homme qui ayant sept ou huitdegrés de grâce , n’en a que deux ou troisde concupiscence.
Nécessité , ( Mythol . ) divinité allé-gorique qui tenoit tout sunivers, les dieux& Jupiter même asservis fous son empire.De là vient qu’elle est souvent prise chezles poètes pour le destin à qui tout obéit ;c’eft en ce sens qu’iis ont dit que les Par-ques étoient les filles de la fatal q Nécessité.Pausanias rapporte qu’il y avoir dans la ci-tadelle de Corinthe un petit temple dédié àla Nécessité & à la Violence , dans lequel iln’étoit permis à personne d’entrer qu’auxprêtres de ces déesses. On représentoít laNécessité accompagnée de la fortune, ayantdes mains de bronze dans lesquelles elletenoit des chevilles & des coins. (D. J.)
NECHIASEN , ( Médecine. ), C’est unterme paracelfique , dont la significationn’est pas bien déterminée : le sentiment leplus reçu est que Paracelse donne ce nomà des particules salines, corrosives , & quis’étendoient en rongeant. II paroît qu’ilsemploie dans ce sens : de ulcer, apojiem.
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JîrOnìb. & nod. lib. I. cap. v. On trouveassez souvent dans cet auteur de ces termesou nouveaux, ou étrangers dans fa langue,par le moyen desquels il se rend inintelli-gible. C’est un reste du langage mystérieuxfamilier aux Alchimistes ; les commenta-teurs font fort embarrassés à deviner le sensde la plupart de ces mots bisarres, tels quenej'der , necro-ajlral , nedeon , &c. &c.Dornaus , un des plus célébrés, avoueingénument là - dellus son insuffisance.Voyei ses notes fur le Dichonnaire deRoland. Castellus croit que le mot nedeonsignifie dans Paracelse la propriété essen-tielle , spécifique de chaque être naturel.
NECHILOTH, {Critiq. sacrée.) ce ter-me hébreu signifie danse. 11 se trouve à latête du cinquième pseaume. Il est adresieau maître qui préíidoit ou sur les dansesqu’on faisoit chez les Juifs dans certainescérémonies religieuses , ou à la bandedes musiciens qui jouoient de la flûte.(D. J.)
NECIUM , ( Géogr. anc .) c est un desnoms latins que l’on donne à la ville d’An-neci dans les états du roi de Sardaigne.
NECKER ou NECKAR, (Géog.) lesFrançois disent Nècre; grande riviere d’Al-lemagne qui en reçoit plusieurs autres dansson cours : elle a fa source dans la Forêt—noire , & se jette dans le Rhin au-desiou*de Manheim.
NECKERS-GÉMUND, (Gc'og.) petiteville d’Allemagne dans le Palatinat duRhin, fur le Necker.. Long. 27. 30. lat.49 - 2Ó -
NECKERS-ULM, {Géogr.) petite villed’Allemagne en Franconie, fur le Necker3,entre Eíailbron & Wimpfen. Elle appar-tient au grand-maître de l’ordre teuto-nique. Longitud. 2.6. 40. latit. 4S. 26*.{D. J.)
NECROLOGE , f. m. ( Hisi. mod. )livre mortuaire dans lequel on écrit les nomsdes morts. Ce mot est formé du grec ,mort , & de noyof , discours. Les premierschrétiens avoient dans chaque église leurnécrologe , où ils marquoient soigneuse-ment le jour de la mort de leurs évêques*.Les moines en ont eu & en ont encoredans leur monastère. On a donné aussi leI nom de nécrologe aux catalogues dos.