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saints , où le jour de leur mort & de lentmémoire est marqué ; &, à parler exacte-ment, ce nom leur convient mieux quecelui d q martyrologe qu’on donne commu-nément à ces sortes de recueils, puisquetous ceux dont il y est fait mention ne fontpas morts martyrs. II faut cependant croireque la dénomination de martyrologe à pré-valu , parce que dans les premiers tempsles chrétiens n’infcrivoient íiir ces registresque les noms de ceux qui étoient morts pourla foi ; & que dans la collection qui en a étéfaite depuis, on y a ajouté ceux des autrespersonnages qui s’étoient distingués par lasainteté de leur vie. (G)
NECROMANCIE , f. f .sorte de divi-nation , par laquelle on prctendoit évoquerles morts pour les consulter sur l’avenir ,par le ministère des démons qui faifoientrentrer les âmes des morts dans leurs cada-vres , ou faifoient apparaître à ceux qui lesconfultoient leur ombre ou simulacre.L’hif-toire de Saril íì connue prouve l’existence& la réalité de la nécromancie. Elle étoitfort en usage chez les Grecs & fur-toutchez les Thessaliens. Ils arrofoient de sangchaud le cadavre d’un mort, & préten-doient qu’enfuite il leur donnoit des répon-ses certaines fur f avenir. Ceux qui les con-fultoient dévoient auparavant avoir fait lesexpiations prescrites par le magicien quiprésidoit à cette cérémonie, & fur-toutavoir appaifé par quelque sacrifice les mâ-nes du défunt qui , fans ces préparatifs,demeurait constamment sourd à toutes lesquestions qu’on pouvoit lui faire. On sentailbz par tous ces préliminaires combiende restôurces & de subterfuges fe prépa-raient les imposteurs qui abufoient de lacrédulité du peuple.
Delrio qui a traité fort au long de cettematière , distingue deux sortes de nécro-mancie. L’une qui étoit en usage chez lesThébains, &qui coníìstoit simplement dansun sacrifice & un charme , ou enchante-ment , incantatio. On en attribue l’ori-gine à Tiréfias. L’autre étoit pratiquée parles Thessaliens avec des oíïemens , des ca-davres , & un appareil tout-à-fait formi-dable. Lucain, lìv. VI. en a donné une des-cription fort étendue , dans laquelle oncompte ue^ie-deux cérémonies requises
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pour l’évocation d’un mort. Les anciens ne ■condamnoient d’abord qu’à l’exil ceux quiexerçoient cette partie de la magie ; maisConstantin décerna contre eux peine demort. Tertullien dans Jòn livre de lame ,dit qu’il ne faut pas s’imaginer que les ma-giciens évoquassent réellement les âmes desmorts, mais qu’ils faifoient voir à ceux quiles confultoient des spectres ou des presti-ges , ce qui fe faifoit par la feule invoca-tion ; ou que les démons paroissoient fousla forme des personnes qu’on désirait devoir, & cette forte de nécromancie ne fefaifoit point fans effusion de sang. D’autresajoutent que ce que les magiciens & lesprêtres des"temples des mânes évoquoientn’étoit proprement ni le corps ni famé desdéfunts , mais quelque chose qui tenoit lemilieu entre le corps & l’ame, que lesGrecs appelloient ulahov , les Làùnsstmu-lacram,imago , timbra tenais. Ainfi quandPatrocle prie Achille de le faire enterrerc’est afin que les images légeres des morts,ulahet Kceytorrm , ne l’empêchent pas depasser le fleuve fatal. Ce n’étoient ni l’ameni le corps qui defeendoient dans les champsElysées, mais ces idoles. Ulysse voit som-bre d’Hercule dans les champs Elifées, pen-dant que ce héros est lui-même dans l’o—lympe avec les dieux immortels. Delrio rlib. IV. pag. 540 & 541. Mémoires del’académ. des tìelles-Lettres , t o m. VII-pag. 30.
Delrio remarque encore qu’on entendde ia nécromancie ce passage du Pfalmiste rpfeaume cv. v. 28. comederuntsacrificiamortuorum. Un auteur moderne en tirel’origine de cette espece de divination.Nous transcrirons ce qu’il en dit de princi-pal , en renvoyant pour le reste le lecteur à
Y histoire du ciel , tome premier , pag. 492..494 , &c.
n Dans les anciennes cérémonies des fu~» nérailles, dit M. Pluche , on s’affem-» bloit fur un lieu élevé & remarquable.." On y faifoit une petite fosse pour confu-» mer par le feu les entrailles des victi-» mes- On faifoit couler le sang dans la.» même fosse. Une partie des chairs étoit.n présentée aux ministres des sacrifices.." On faifoit cuire & on mangeoit le reste.
V des chairs immolées en s’asseyant autà