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y> da foyer. Dans le paganisme, tout cer> cérémonial s’augmenta , & fut surchargé« d’une infinité de cérémonies dans toutes,1 les fêtes de religion ; mais pour les assem-» hiées mortuaires rien n’y changea. Lest> familles en enterrant leurs morts,étaient« accoutumées à une rubrique commune»> qui fe perpétua. On continua dans le» sacrifice des funérailles à faire une foíTe,« à y verser du vin, de l’huile, ou du« miel , ou du lait, ou d’autres liqueurs>1 d’usage, à y faire couler ensuite le sang» des victimes, & à les manger ensemble» en s’asseyant autour de la fosse, & en» s’entretenant des vertus de celui qu’on» regrettoit,
« La facilité étrange avec laquelle on di-ìì viniloit les moindres parties de l’univers,donne lieu de concevoir comment on« prit l’habitude d’adresser des prières,?i des vœux, ' & un culte religieux à desr> morts qu’on avoir aimés, dont on celé—v broit les louanges,& qu’on croyoit jouiry des lumières les plus pures après s’être» dépouillés avec le corps des faiblesses de>’ Fhumanité. Tous les peuples , en sacri-»> fiant soit aux Dieux qu’ils s’étoient faits,» soit aux morts dont la mémoire leur« étoit chere , crcyoient faire alliance» avec eux , s’entretenir avec eux , man-ger avec eux familièrement. Mais cette» familiarité les occupoit fur-tout dansles assemblées mortuaires, où ils étoient" encore pleins du souvenir des personnesy> qu’ils avoient tendrement aimées , &« qu’ils croyaient toujours sensibles auxr> intérêts de leur famille & de leur» patrie.
>■> La persuasion où l’on étoit que par lesi> sacrifices on consultoit les dieux, on les?i interrogeoit sur l’avenir , entraîna cellen que dans les sacrifices des funérailles on» consultoit aufiì les morts. Les cérémo-n nies de ces sacrifices mortuaires , quoi-» qu’elles ne fussent que la simple pratique» des assemblées des premiers temps ,» se trouvant en tout point différentes de>■> celles qu’on observait dans les autres» sites, parurent être autant de façonsn particulières de converser avec les morts» & d’obtenir d’eux les connaissances qu’ondésirait. Qui pouvait douter , par exem-
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» pie , que ce ne fût pour converser fanai.„ fièrement avec ses anciens amis, qu’on>, s’asseyoit autour de la fosse, où l’on» a/oit jetté l’huile , la farine, & le sangde la victime immolée en leur honneur ìPouvoit-on douter que cette fosse , si„ différente des autels élevés vers le ciel,ne fût une cérémonie convenable & par->, ticuliérement affectée aux morts ? Après71 le repas pris en commun & auquel onn supposait que les âmes participaient,>» venait l’interrogation ou révocationii particulière de Famé pour qui étoit leil sacrifice, & qui devoir s’expliquer : mais7i comment s’expliquoit-elle ?
ii Les prêtres , continue le même auteur ,ii parvinrent aisément à entendre les mortsii & à être leurs interprètes. Ils en firent,ii un art dont l’article le plus nécessaire ,il comme le plus conforme à l’état desil morts, étoient le silence & les ténèbres,ii Ils se retiraient dans des antres pro-ii fonds , ils jeûnaient & se couchaientn sur des peaux des bêtes immolées, de>i cette maniéré & de plusieurs autres ,n ils s’imaginoient apprendre de la bou-7i che même des morts les choses cachéesii ou futures ; & ces folles pratiques ré-7i pandirent par-tout cette folle persuasionii qui s’entretient encore parmi le peuple »il qu’on peut converser avec les morts, &n qu’ils viennent souvent nous donner desil avis : & de-là la nécromancie , mot tiré7i du grec , & formé de vnipoí , un mort ,>i & de uílvt s;*,, divination.
» C’est ainsi , conclut le même auteur,il que Fopinion des hommes fur les morts» & fur les réponses qu’on en peut rece-ii voir , ne font qu’une interprétation lit—n térale & grossière qu’on a donnée à desii signes très-simples , & à des cérémonies« encore plus simples qui tendaient à s’ac-’i quitter des derniers devoirs envers les» morts ii. Hist. du Ciel , tome premier ,pag. 492,494, 49;, 496 , 498 , zoo L'’)Oi.(G).
NÉCROPOLIS , ( Geog. anc.) c’est-A-dire , la ville des cadavres. Ce nom , selonStrabon , liv. XVII. fut donné à une ef-pece de fauxbourg de la ville d’Alexandrieen Egypte. II y avoir dans cet endroitquantité de tombeaux & de maisons, où