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Tome vingt-deuxième.
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chacune de ces conjugaisons pourroic se di-viser , par rapport à la formation des tempssimples, en d’autres especes subalternes.M. l’abbé de Dangeau n’écoit pas éloigné decette voie , quand il exposoit la conjugaisondes verbes par sédition ; & je ne doute pasqu’un partage fondé fur ce principe ne jettâtquelque lumière fur nos conjugaisons. V.Paradigme.

Au reste , il est important d’observer quenous avons plusieurs verbes qui formencleurs prétérits ou par l’auxiliaire avoir , oupar l’auxiliaire être ; tels sont convenir , de-meurer, descendre, monter , pajser , repartir:&c la plupart dans ce cas changent de sensen changeant ^auxiliaire.

Convenir fe conjuguant avec l’auxiliaireavoir , signifie être convenable : fi cela m A-yoiT convenu , je l’auroisfait ; c’est-à-d ire , fi cela m’avott été convenable. Lorfqu’ilse conjugue avec l’auxiliaire être , il signifieavouer ou consentir : vous ETES CONVENUde cette premier e vérité, c’est-à-dire , vousavt£ avoué cette premier e vérité ; ils SONTconvenus de ie faire, c’est-à-dire, ilsont consenti à le faire.

Demeurer se conjugue avec l’auxiliaireavoir , quand on veut faire entendre que lesujet n’est plus au lieu donc il est question ,qu’il n’y étoit plus , ou qu’il n’y fera plusdans le temps de l’époque dont il s’agit : ilA DEMEURÉ long-:emps à Paris , veutdire qu'/7 n’y ejìplus ; J Ay ois d emeuréjix ans à Paris lorsque je retournai en pro-vince , il eít clair qu’aiors je n’y étois plus.Quand ii fe conjugue avec l’auxibaire être,il signifie que le sujet est en un autre heudont ii est question , qu’i! y étoit , ou qu’iiy fera encore dans le temps de l’époquedont il s’agit : mon frere EST DEMEURÉ àParis pour finir fes études , c’est-à-dire qu’/’y ejì encore; ma saur ÉTOIT DEMEURÉEà Rheims pendant les vacances , c’est-à-direqa’elle y étoit encore.

Les trois verbes de mouvement descendre,monter , pajser , prennent l’auxiiiaire avoir,quand on exprime le lieu par cù le fait lemouvement : nous avons monte’ ouDESCEN DU les degrés ; nous AVoNs pas-se’ par la Champagne après AVOIR passe’la Meuse, Ces mêmes verbes pienuew l’au-

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xiliairc être, si l’on n’exprime pas le nomdu lieu par ou se fait le mouvement, quandmême on exprimeroit le lieu du départ oule terme du mouvement : votre fils s 'toi Tdescendu quand vous ÊTES monte*dans ma chambre ; notre armée e’tqit pas-se’e de Flandre en Alsace.

Repartir signifie répondre, ou partir uneseconde fois ; les circonstances les font en-tendre : mais dans le premier sens il formeses prétérits avec l’auxiliaire avoir ; il a re-parti avec esprit, c’est - à - dire , il a ré-pondu : dans le second sens il prend à fesprétérits l’auxiliaire être ; il EST repartipromptement , c’eít-à-dire , il s’en ejì allé.

Le verbe périr fe conjugue assez indiffé-remment avec l’un ou l'autre des deux au-xiliaires : tous ceux qui étoient fur ce vaisseauONT PE’RI , OU SONT PETRIS.

On croît asiez communément que le ver-be aller prend quelquefois l’auxiliaire avoir,& qu'alors il emprunte été du verbe être ;l’abbi Régnier le donne à entendre de cetteforte ( Gramm. fr. in-i%. pag. ) Maisc’est une erreur : dans cette phraíe , j ai étéà Rome , on ne fait aucune mention duverbe aller, Sc elle lignifie littéralement enlatin/;/; Romx ; si elle rappelle l’idée f al-ler , c est en vertu d’une métonymie , ou sivous voulez , d’une métaleple du consé-quent qui réveille 1 idée de l’antécédent ,parce qu’il faut antécédemment aller à Ro-me pour y être, Sc y être allé pour y avoirété. Ce n’est donc pas en parlant de la con-jugaison , qu’un grammairien doit traiterdu choix de l’un de ces tours pour l’autre ;c’est au traité des tropes qu’ii doit en fairemention. ( B. E. R M. )

ìvíuirí , fi, ( Chimie. ) voyez fous lemot Sel.

Nr. U VAINE , f. f. ( Théol. ) prières con-tinuées pendant neuf jours dans une égliseen l’honneur de quelque lame , pour im-plorer son secours en quelque nécessité.

Nec vaine , s. f. ( injure de grains. )mesure des blés dont on se sert dans quel-ques endroits du Lyonnois, particulière-ment depuis Trévoux jusqu’à Montmerie ,Sc de traverse jusqu’à S. Trivier. Cent nea-vaints font cent douze ânées de Lyon.

' N£UV£VILLE , ( Géogr. ) mairie ScVille de l’éyêeUe de Dalle, fur les bords du