Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
987
JPEG-Download
 

N I G

d’Alsace y fit. Voye^ Longuerue, Descriptionde la France.

C'est la patrie de Clicthone ( Josse )docteur de Sorbonne au xvj siécle , morten IJ43 : ses ouvrages de controverse , engrand nombre, font tous tombés dans l’oubli.

NIEURE, ( Géog.) petite ville de Franceen Nivernois ; elle entre dans la Loire fousle pont de Nevers, & a, dit-on , donné sonnom à cette ville. (£>./.)

NIF , s. m. ternie à l’usage de ceux qui tra-vaillent 1‘ardoise. Voye{ Ardoise.

NIFLHEIM, s. m. ( Mythologie. ) c'est lenom que les anciens Scandinaves ou Gothsdonnoient à leur enfer fabuleux. Ce motsignifie dans la langue gothique séjour descélérats, lis disoient qu'au milieu de ce lieuterrible étoit une fontaine nommée Huergel-mer , d'où découloient les fleuves fuivans ,l'Angoiffe , l'Ennemi de la joie , le Séjourde la mort , la Perdition, le Gouffre , laTempête, le Tourbillon, le Rugissement& le Hurlement, le Vaste; celui qui s'appelleBruyant coule près des grilles du Séjour de lamort. Goyeç \‘Edda des Islandais.

NIGEBOLI, ( Géog. ) ville de Turquiedans la Bulgarie , capitale d'un sangiack ,fameuse par la bataille de 1396, entre Ba-jazeth qui la gagna , & Sigismond qui de-vint ensuite empereur d’Allemagne. ftesGrecs y ont un archevêque. Nigébolì est furle Danube, à 14 lieues S. O. de Rotzig, 60N. O. d’Andrinople. long, 4.3. 18. lat. 43.43. {D. J.)

RIGELLA TERRA , ( Hijî.nat .) nomdonné par quelques auteurs au terreau ouà la terre noire des jardins , humus atra

commums.

NIGER, ( Géog. ) c'est le Nigir de Ptolo-mée, lìv. IV, ch. vj , & le Nigris de Pline,liv. V, chap. iv ; grand fleuve d'Afrique quiarrose la Nigritie : les François le nommentautrement, la riviere du Sénégal. Quoiquele cours de ce fleuve nous soit un peu mieuxconnu qu'il ne l'étoit des anciens, cependantil s'en faut beaucoup que nous en soyonsassurés. On croit quil tire fa source d'un lacnommé Maberia par les Sauvages, & qu'onplace au cinquième degré de latitude septen-trionale. Les anciens ont imaginé qu'il ve-noit du Nil par un pastage souterrain, parcequ'il fe déborde tous les ans en même temps

N í G -87

que le Nil, mais nous en dirons plus basles raisons. On prétend qu'il fe partage endeux branches, dont celle qui coule au suds'appelle Gambie ; on lui donne une de fesembouchures au onzième degré de latitude,& la plus éloignée à quinze degrés de distan-ce de l'équateur.

Suivant les cartes de M. de Liste, le Nigerperd Ion nom dans le lac de Guarde ,•& de-là à la mer , ce qui fait 700 milles angloisen ligne droite ; mais M. Suow qui a étégouverneur de James-Fort , fur la riviereGambie, nous affine que le Niger n'a pointun cours auísi étendu qu'on nous le repré-sente dans les cartes géographiques. Il nousapprend encore que c'est une riviere barrée ,qui ne peut recevoir de bâtiment plus grosque des barques jufqu'àl'endroit où fe trou-ve Rétablissement des François, au-dessusduquel il n'y a que des bâtimens plats quipuiflent naviguer jufqu'à Galam : au-lieuque la Gambie est navigable pour desvaiffèaux, si chargés qu'ils puissent être »environ cinquante lieues au-dessus de Réta-blissement des Anglois, & qu'il porte desvaisseaux de cent tonneaux jufqu'à Barra-conda , & un peu plus haut ( car la maréemonte jufques-là) c'est-à-dire à près de ijolieues au-dessus du fort James.

Quant aux inondations du Niger , il n'enfaut pas chercher la cause bien loin ; ce sontles pluies qui tombent entre la ligne & lctropique qui produisent les accroiffèmensde cette riviere : ces pluies commencentles premiers jours de juin , & continuenttrois à quatre mois. Elles gagnent toujourspays, & avancent de l’est à í'ouest. La ri-viere fe débordant par la crue de fes eaux,inonde les pays plats, engraisse les terres& les fertilise par le limon qu'elle y laisse.(D. J.)

NIGLARIEN , ( Mufiq. des anc. ) nomd'un nome ou chant d'une mélodie effémi-née & molle, comme Aristophane le repro-che à Philoxene son auteur. ( S )

Pollux ( Onomajì. lìv. IV , chap. 10 , ) ditque le chant niglarien étoit un air de flûte ;& Cœlius Rhodiginus ( Leclion. antiquar.lib. V, cap. 1 2 , ) dit qu'il étoit propre àexhorter quelqu'un. ( F. D. C. )

NIGOTEAUZ , ( Arch. ) Voye^ Pieoede TUILE,

I i i i i i i