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Tome vingt-deuxième.
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NIGRICA FABRILIS , ( Ri fl. nat. )nom donné par quelques auteurs au crayonHoir , appelle vulgairement mine de plomb ,ou plombagine ; ou peut-être désigne-t-onfous ce nom la pierre noire dont certainsouvriers se servent pour tracer leurs desseins.Voye[ Noire pierre.

NIGRITIF , ( Géog .) grand pays d'Afri-que , qui s'étend de l’est à l'ouest des deuxcôtés du Niger. Il est borné N. par les dé-serts de la Barbarie, E. par la Nubie &TAbylIime , S. par la Guinée , O. par l'O-céan occidental. Ce pays comprend plu-sieurs petits royaumes , tant au nord duNiger qu’au midi, 8c des deux côtés de cegrand fleuve.

NIGROIT j f. m. ( Hijì. nat. ISiotog. )«llado , oculata, melanurus, poiflon de mer,qui a comme le sargo & le sparaillon , unetache noire sur la queue ; il ressemble à ladaurade, voye^ Daurade, par le nombre8c la position des nageoires, 8c par la figurede la queue. Il a la bouche & les dents peti-tes , les écailles larges 8c peu adhérentes aucorps. Les yeux font très-grands proportion-nellement à la grosseur de ce poiflon. Il y afur les côtés du corps des écailles beaucoupplus larges que les autres , 8c disposées defaçon qu'elles forment une large bande quiRetend depuis les ouies jufqu'à la queue, 8cqui peut faire distinguer le nigroit du sargo8c du sparaillon. Les écailles ont chacune depetits traits noirs. Le corps a une couleurbleue mêlée de noir, excepté l’extrémité pos-térieure qui est rougeâtre ; c'est sur cettepartie que se trouve la tache noire dont nousavons parlé. Le nigroit mange de l'algue ; ilse nourrit auíïî de petits poissons; il a lachair molle , presque auflì brune que celledu sargo , mais moins nourrissante. Ron-delet , Htjì. des poijsons , premiere part. liv.V, chap. vf. Foyei Sargo , Sparaillon ,

poison. ( 1 )

NIGRO-MANTIE , ( Art dìvinat. ) cemot signifie à la lettre divination noire. Il estcomposé de deux mots , l'un latin nigra ,noire, & l’autre grec (amuìIu , divination.On donnoit autrefois ce nom à fart de con-noître les choses cachées dans la terre , &placées à f obscurité dans des endroits noirs ,ténébreux » comme des mines, des mémux,

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des pétrifications , &c. 8c c'est dans ce sensque ce mot est employé par Paracelse. Rulan& Dornaius ses commentateurs, ont préten-du que cette connoissance d’abord naturelle,étoit devenue par l’instinct du diable 8c laméchanceté des hommes , un art exécrable& diabolique , 8c que ceux qui en faisoientprofession invoquoient les démons & lesmauvais esprits, 8c leur commandoient deporter certaines choses dans des pays fortéloignés , ou d’en rapporter ce dont ilsavoient envie. La nuit étoit particulière-ment destinée à ces invocations ; 8c c’estauffi pendant ce temps que les démons exé-cutoient les commissions dont ils étoientchargés, parce que les mauvais esprits crai-gnent la lumière , 8c font amis 8c ministresdes ténèbres. Les démons , disent-ils, fei-gnoient d'être forcés par les hommes à fairece qu on leur demandoit, tandis qu'ils s'yportoient avec plaisir 8c de leur propre mou-vement, sachant très-bien que cela tournoitau préjudice de leurs auteurs. Rien n'est plusdéplorable , continuent ces écrivains timo-rés , que de voir un art auss détestable dia-bolique exercé 8c même pratiqué par deschrétiens. Voye £ le lexic. de Johns 8c deCastell. A présent que son fait à quoi s’entenir fur les sorciers, 8c qu’on a éclairé avecle flambeau de la Philosophie rout ce qu'onappelle sortilège , on n'ajoute plus de soi àces prétendues divinations ; on est bien assu-ré que ces invocations, ces apparitions dudiable font tout auffi ridicules & auffi peuréelles que celles de Jupiter , de Mars, deVénus, 8c de toutes les autres fausses divi-nités des payens , dont se moquoient avecraison les sages & les philosophes de cestemps. On les évalue au juste quand on lesregarde comme des rêveries, des produitsd’une imagination bouillante & quelquefoisdérangée. La Religion est fur ce point «Rac-cord avec la Philosophie.

NIGUA , s. m. ( Inseclologie. ) terme es-pagnol , lequel désigne une eípece de puceterrestre du Brésil qui se fiche dans la peau,s y multiplie , & y cause avec le temps desulcérés.

Cet insecte , que l'on nomme chique aux.Antilles, étant vu au microscope , a le dos-rend, couvert d’un poil brun ; la tachenoire qui le fait remarquer est fa tête. U s>