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plusieurs petits pies garnis de poil fous leventre ; il est ovipare, & ses œufs étantéclos , paraissent comme autant de petitsgrains noirs.
Le nigua pafle aisément au-travers desbas , & se loge ordinairement sous les on-gles des pies, dans les jointures , & dansles endroits de la peau qui font un peu éle-vés. La douleur qu’il fait en perçant l’épi-derme n’est pas plus grande que celle d unemédiocre piquure de puce , aussi ne s'enapperçoit-on pas. Après qu’ií s'cst logé dan»l’endroit qui lui est le plus commode, ilronge doucement la chair autour de lui, &n'excite d'abord qu'une légere démangeai-son ; il grossit peu-à-peu, s'étend , ík de-vient enfin comme un petit pois : en cetétat il fait des œufs qui étant éclos se ni-chent autour de leur mere, croissent commeelle, rongent toute la chair aux environs, ycausent des ulcères malins , & quelquefoisla gangrené. Aussi lorsqu’on s'apperçoit dumal , il est facile d’y porter remede ou parfoi-même, ou par le secours d'autrui. Com-me la noirceur du nigua !e fait aisément re-marquer entre la chair & la peau, on prendun canif pointu, & on déchauste doucementaux environs du trou qu'a fait l’msecte, afinde pouvoir le tirer dehors tout entier avecune épingle auffi-tôt qu'on le voit à décou-vert. On traite ensuite la plaie avec des plu-maceaux imbibés de quelque digestif; maisquand on néglige le mal, ou qu’on n’a pasíbin de tirer hors de la tumeur tous lesniguas qui s’y font nichés, on court ris-que d’avoir des ulcères qui demandent pourleur guérison le secours de la Chirurgie.( D. J. )
NIH.IL ALBUM , f. m. ( Chimie. ) ousimplement nil ; c’est le nom que l’on donneîi une matière blanche semblable à une farinelégere, qui s’attache à la partie la plus élevéedes fourneaux dans lesquels on traite dessubstances métalliques volatiles & calcula-bles. On voit par-là que tous les demi-mé-taux , tels que l’arsenic , l’antimoine , leplomb & l’étain , peuvent donner une pa-reille substance ; mais on donne plus parti-culièrement le nom de nihil album à la partiesubtile & légere qui s’attache au haut descheminées des fourneaux dans lesquels ontraite des mines de zinc ou de cuivre jaune ;
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c’est une espece de tutie ou de chaux de zinc.Nojei Zinc & Tutie. (—)
NIKOPING, (gcW.) ville de Danemarksur la côte occidentale de l’île de Falster,vis-à-vis celle de Laîand , avec une bonneforteresse. Elle‘est à 19 lieues S. O. de Co-penhague. Long. 2.9. 58. lat. 54.50. ( D . 7 .)
NIL , f. m. [Botan. a.nc.) nom donné parles médecins arabes à deux graines très-dif-férentes , Lc qui font souvent priíes dansleurs écrits l’une pour l’autre. Avicenne ditdans un endroit que le nil est la graine d’uneplante rampante du genre des liserons, &que cette plante porte des fleurs bleues com-me celle de la campanule ; dans un autreendroit il écrit que le nil est le nom d’uneplante qui est d’usage en teinture , tk quisemble être la même que notre pastel ouguesde. Quelquefois les Arabes entendentune plante íous le nom de nil , & quelque-fois fous le même nom la teinture qu’on tirede cette plante. Les anciens traducteurs deDioscoride en arabe , ont par-tout traduitle mot isatis par celui de nil , ainsi que laplante dont on tire l'indigo. Les interprètesdes Arabes ont tous été jettés dans la mêmeerreur , par le double sens du mot nil , quidésigne tantôt la plante, & tantôt la teinturequ’on en retire. ( D. J. )
Nil , f. m. (céog.) grand fleuve d’Afriquequi a fi íburce dans l’Abyssinie ; il coule dumidi au nord, & se décharge dans la Médi-terranée.
Ce fleuve s’appella d’abord Oceanus, GEtus,Egyptus ; & à cause de ces trois noms, onlui donna celui de Triton. D’autres le nom-mèrent S iris, Ajlapus &' Ajìaporas. Plusieursanciens écrivains témoignent que son anciennom étoit Egyptus , & Diodore de Sicilepense qu’il ne prit le nom de Nilus que de-puis le régné d’un roi d’Egypte ainsi nommé.Les Grecs l’appellent Mêlas , qui signifienoir ou trouble. Les Abyssins l’appellent aíiarz,pere des eaux ; <k les Ethiopiens le nommentAbaoì : enfin les Grecs & les Latins ne leconnoissent aujourd’hui que sous le nomde Nil.
Les plus grands conquérans de I’antiquitéont souhaité avec passion de pouvoir décou-vrir lès sources, s’imaginant que cette dé-couverte ajouterait beaucoup à leur gloire,Cambyse en fit la tentative inutile. Alexan-