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Tome vingt-sixième.
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janvier 1772 , a midi moyen, au méri-dien de Paris, suivant les tables que j’aipubliées dans mon Astronomie & qui fontfaites d’après les meilleures observations ,on trouve dans les tables le mouvementpour les années , les jours & les heures ,& il est aisé de le calculer , dès qu'on con-noît la durée de la révolution. Ce mouve-ment ajouté avec l’époque de la longitude >donne cette longitude moyenne vue duSoleil pour le temps proposé ; on en re-tranche la longitude de l’aphélie , & l’ona l’anomalie moyenne ; on en conclut l’é-quation de l’orbite , ou l’équation du cen-tre qui se trouve auíli toute calculée dansles tables, ainsi que la distance au Soleil ;cette équation appliquée à la longitudemoyenne donne la longitude héliocentri-que fur l’orbite de la planète ; on y ajoutela réduction à l’écliptique qui est égalementtoute calculée dans les tables, & l’on a lalongitude héíiocentrique réduite à l’éclip-tique.

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Nous avons expliqué au mot LONGI-TUDE , la maniéré d’en conclure Télon-gation , & par conséquent la longitude géo-centrique, ou vue de la terre.

Les tables des planètes font le résultatde toutes les observations, de toutes lesrecherches, de tous les calculs des astro-nomes , & fans les tables, on ne pourroitprédire les éclipses , ou autres phénomè-nes, & se préparer à les observer , que pardes calculs d’une longueur rebutante ; auíliles astronomes se font - ils presque tousoccupés à faire de bonnes tables des mou-vemens planétaires.

Les tables les plus familières aux astro-nomes , font celles qui servent à calculerle lieu d’une planète pour un temps quel-

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conque, & qui renferment cinq articlesprincipaux ou cinq espaces de tables défé-rentes ; i°. les longitudes moyennes dechaque planète, vues du soleil pour'lecommencement de chaque année ; c’est latable des époques ou des racines des moyensmouvemens : on y joint la longitude del’aphélie & celle du nœud ; tout cela pourle premier janvier à midi, dans les annéesbissextiles, ou pour le 31 décembre pré-cédent, si Tannée est commune ; i°. lesmoyens mouvemens de la planète pour lesannées, les mois , les jours , les heures ,minutes &: secondes, & les mouvemensde l’aphélie & du nœud ; 3 0 . Téquationde Torbite ou Téquation du centre pourchaque degré d’anomalie , ou de distance àl’aphélie.

Cette équation appliquée à la longitudemoyenne, donne la longitude vraie de laplanète dans son orbite ; on y ajoute à latable d’équation, celle de la distance ausoleil, ou du rayon vecteur de la planète.

4 °. La réduction à Técliptique, ou ladistérence entre la longitude dans Torbite& la longitude réduite à Técliptique , tellequ’on a coutume de la calculer ; elle dé-pend de la distance entre la planète & sonnœud ; 5°. ^ latitude de la planète , ou ladistance à Técliptique, vue du soleil ; lesfondemens de toutes ces tables ont été ex-pliqués à leur place.

Telle est la forme des tables des planètesusitées depuis long - temps. M. deFouchyen avoit proposé dans les mémoires de1731 , une forme nouvelle , mais Tan-cienne est consacrée par les tables les pluscélébrés, qui ont été celles de Ptolomée,les tables Alfonsines, les tables de Coper-nic , les tables Rudolphines de Kepler ,celles de M. Halley , celles de M. Cassini ;les dernieres tables font les miennes » quiont paru dans la seconde édition de monAstronomie en 1771 , & qui sont le résul-tat des observations & des calculs les plusrécens & les plus exacts.

Les planètes éprouvent aussi des inégali-lités ou des perturbations, qui devroiententrer dans les tables astronomiques , maisqui lont trop petites & trop peu connuesjusqu’ici , pour être employées dans lescalculs ordinaires ; il n’y a que le soleil &

jupiter*