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,) manque pas de semer du thym aux en-» vircns; qu’il y plante des pins&_d’au-„ tres arbres , cju'il n’cp'argne point fa„ peine, & n oublis pas de les arrolbr!
A;que equidem extremo ni jarn fub fine la-borurn
Vêla traham , & terris fejíincm advertereproram ,
Forfitan & pingues hortos quee cura colendiOrnant canerem .
,, Si je n’étois pas à la fin ds ma course ,„ je ne commencerois pas à plier deja mesn voues prêt d’arriver au port; pcut-êîreeriseignerois-js ici 1 art de cultiver les„ jardins , & de former des plantations5 > dans les terres stériles.
Namque fiib (Ebaliv memini me turrìbus
altis ,
Quâ niger humectâtflaventia culta Galefus,Coryciurn vidijje fienem , eut pauca relìcliJugera ruris erant ; neefertilis Hia juver.cis,Nec peccri opportuna feges , nec commodaBaccko.
Hic rarum ta,-tien in dumis olus , albaquecircu m
Lilia verbenafque premens , vefeumque pa-payer ,
Regum xqudbat opes animis , ferâque re-vertens
Nccle domum dapìbus menfias onerabatinemptis.
Frimus verc refiam , atque automno carperepoma :
Ft chm triftis hyems etiam nunc frigorefiixa
Ramper etglacie cursus frcvnaretaquarum;Jlle comam mollis j mu tutti tondebat acanthi ,Álfîaiem ìncrepitans jeram , áephyrofquemor antes.
îllì tilìa , atque uberrima pinus :< Quotque in flore novo pomis fie jertihs arbosInduerút , totidem automno rnatura tenebat,Jlle etiam f eras in verfittn dipulit uhnos ,í-duramque pyrum , & fpiiios jatn primaferentes ,
Jamque mmìstrantem platanum potantibusurnbram.
P L A
Verum licec ipfe equidem fpatìis eXtlufusiniquis ,
PrcC'tercu.
Gecrg. liv. IV. 125. i;o.
" Près de la superbe ville de Tarente,” dans cette contrée fertile q t? arrose le" Galèse, je me souviens d’avoir vu au-" trefois un vieillard de Cilicie , posses-" senr dune terre abandonnée , qui n’é-" toit propi e ni pour le pâturage , ni pour" le vignoble; cependant il avoir fait de” ce terrain ingrat un agréable jardin , où” ij semoir quelques légumes bord 's de" fis,. de vervenne & de pavots. Ce jardin” étoit son royaume. En rentrant le soir" dans íá maison , il couvroit fa table" frugale de simples mets produits de ses» travaux. Les premieres fleurs du prin-" temps , les premiers fruits de l’autonne” naifioient pour lui. Lorlque les rigueurs" de Muvcr soudoient les pierres , & sus-” per.doient le cours des fleuves, il émon-” doit déjà ses acanthes; déjà il jouilloic" du printemps , & se pîaignoit de la len-” tent de l écé. Ses vergers étoient ornés» de pins & de tilleuls. Ses arbres frui-» tiers donnoient en autonne autant de" fruits qu’au printemps ils avoient porté" de fleurs. II savoir transplanter & aligner" des ormeaux déjà avancés, des poiriers 3" des pruniers greffés fur l’épine, déjà por-» tant des fruits, èc des planes déjà touf-" fus, à l’- mbre deícjuels il régaloit ses» amis. Mais les bornes de mon sujet ne me» permettent pas de m’arrêter plus long-•» temps lu r cette peinture. »
C est pourquoi je me contenterai d’ob-server avec Virgile, que f amusement desplantations ne procure pas feulement desplaisirs innocens, mais des plaifirs du-rables , & qui renaissent chaque année.Rien, en ester, ne donne tant de satis-faction que la vue des paysages qu’on aformés, & des promenades délicieuses àsombre dos arbres qu’on a plantés de sesmains.
On pourroìt même, ce me semble,'charger un domaine entier de plantationsdistérentes , qui tourneroient égalementan plaisir & au profit du propriétaire. Unmarais couvert de saules, un coteau planté