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Tome vingt-sixième.
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ês chênes, seroient sans doute p-«s P ,tables qu’en abandonnant le ^ eri ‘c ' ps &stérilité naturelle. Des haies 1°^^,décorées d’arbres forment un rempagréable & solide. . _ r fro n

II n’eft ça, besoin de se mon r rr- outcurieux de la fimétrso des plantation •, _ e ,le monde est en état de remplacer gs -à la ligne & à la réglé, en échiq^y , . ‘

entoure autre figure uniforme ? fb al c _r',

on s’astreindre à cette régulante lans oieis en écarter 1 Et ne feroit-on pas niincacher quelquefois fart du jardinier •lsnter toujours des arbres qu* _ s e e 'en cônes , en globes, en pyramides^,éventail, fur chacun defquels on reco Qnok la marque des ciseaux, estì'eílbt d’un goût peigné , que ceìm Ge cbelle nature. Ce n’est pas ainsi qu elle lormeses admirables sites. Des forêts de citron-niers ne font pas moins superbes avec toutel’étendue de leurs branches, que radies enfigures mathématiques. Un grand vergercont les pommiers font en fleurs, plaît bieneavamage que les petits labyrinthes de nosparteres. Qui est celui qui ne préférèrent a,;QS arbres nains, des chênes,de plusieurscentaines d’années, St des grouppes d or-mes , propres à mettre à couvert de lapluie un. grand nombre de cavaliers. f

Quoi qu’il en soit des plantations íime-triques ou sauvages, je ne recommandepas les unes ou ses autres aux grands& aux riches , par la seule raison quellesfont un amusement agréable , eh mêmetemps qu une décoration de leurs mai-sons de campagne ; j’ai des motifs plusnobles à leur proposer *, je leur recommandeles plantations de toutes parts, parcc quetest un emploi digne d’un citoyen ver-tueux , & qu’il s’y doit porter par desprincipes tirés de la morale, & entr au-tres par celui de l 1 amour du genre humain.

. Qb'ì vas tout ; je soutiens oison estjnexcuianle de manquer à un devoir de lanature de celui-ci, & dont il est u facilede s acquitter. Lorsqu’un homme pense quele soin de mettre chaque année, tantôt d’uncôté , tantôt de Vautre , quelques reje-tons en terre , peut servir à Vavantage d’unautre cmi ne viendra dans le monde qu aubout de cinquante ans j loríqu il songe qu il

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travaille peut-étre au soutien ou à "aisanced’un de ses arriéré-neveux ; s’il trouvealors quelque répugnance à se donner cettepeine, il doit en conclure qu’il n’a nulsprincipes, nul sentiment de générosité.

Quelqu’un a dit d’un citoyen industrieux& bienfaisant, qu’on peut le suivre à latrace. Cesdeux mots peignent à merveilleles foins d un honnête homme , qui en cul-tivant des terres, y a laissé des marques deson inaustrie & Qû son amour pour ceuxqui lui succeueront.

Ces réflexions ne viennent que trou àpropos clans un si ode où les arts les plusunies à îa conservation do la société sontentièrement négligés, & les foins de la pos-térité pleinement abandonnés, si méme ilsne font pas tournés en ridicule. Nus lorêtsne nous se m nii oient pi us de bois pour bâtir,si nos ancêtres avoient pensé d’une façon siballe & si méprisable.

Les Tartares cu Daghestan , tout bar-bares qu’ilssont, habk.rns d’un pays stérile ,ont une coutume excellente qu'ils obser-vent soigneusement, & qui leur tient liende loi. Personne chez eux ne se pent-marieravant que d’avoir planté en un certain en-droit marqué, cent arbres fruitiers ; en soi tequ’on trouve actuellement partout dans lesmontagnes de cette contrée d 5 Asie , degrandes forêts d’arbres fruitiers de touteetpece. On ne trouve au contraire dansce royaume que des pays dénués de boisdont ils étoient autrefois couverts. Le dé-gât & la consommation en augmentent tel-lement , que ÍÌ l’on n’v remédie par quel-que loi semblable à celle de l’ancienne patriedes Thaleíìris , nous manquerons bientôtde bois de charpente pour nos usages do-mestiques. On ne voie que de jeunes héri-tiers prodigues, abattre les plus glorieuxraonumens des travaux da leurs peres, &ruiner dans un jour la production de plu-sieurs siécles.

En un met, nous ne travaillons que pournous & nos plaisirs , fans être, aucunementtouchés de 1 intérêt de la postérité. Ce n’estpas cette façon de penser que la Fontaineprête à son octogénaire qui piantoit. On saitavec quelle sa geste il parle aux trois jou-venceaux surpris de ce qu’il se charge dusoin d’un avenir qui n’étoit pas fait pour

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