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Peau dans les pompes : mais cette opinionest fondée fur une hypothèse gratuite,savoirque les petits tuyaux de la plante font videsd’air. D’aìîìeurs la preílìon de Patmospherene pourroit élever la feve à plus de 32 pies ;au- lieu qu'elle s’éíeve beaucoup plus haut,voye^ AtiíMOSPHERE. D’autres ont re-cours au principe de l’attraction, & croientque la force qui e'ieve la feve dans les plan-tes est la même qui fait monter seau dansles tuyaux capillaires, ou dans des mon-ceaux de fable , de cendre, ùc. Mais cetteforce ne suffit pas non plus pour élever lafeve jnfqu’au haut des arbres. Voye [ AT-TRACTION , Ascension , Capillai-
R£ , &C.
On peut donc croire que la premiers ré-ception du suc nourricier, & fa distribu-tion dans le corps de la plante, est produitepar différens moyens , ce qui est confirmépar l’analog.’e des animaux. Voye^ NOUR-RITURE , Chaleur, Nutrition, &c.
Le mouvement du suc nourricier desp-antes est produit comme celui du sangdes animaux, par Faction de f air. En ester,on remarque dans toutes les plantes quel-que chose d’aílez semblable à la respiration.Côyq Respiration.
Nous devons cette découverts à l’admi-rable Malpighi, qui a observé le premierqu? le s végétaux sont composés de deuxfuites ou ordres dc vaisseaux, savoir: 1.ceux dont nous avons parlé ci-defTus, quireçoivent & portent les sucs destinés à lanourriture de !a plante, & qui répondentaux artères aux veines & aux vaisseauxlactées des animaux: 2. les trachées ou vais-
seaux qui reçoivent Pair ; ce sont de longstuyaux creux qui ponnpent & chassent con-tinueîlement 1 air, c'est-à-dire qui font dansune inspiration & uns expiration conti-nuelle. Ces trachées, selon la remarque dumême auteur, renferment toutes les autreseípeces de vaisseaux. Voye[ Trachée.
' De-là il s’ensuit que la chaleur de IV...née, & même celle du jour, ou d’une heure,
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quence dilater les trachées ; ce qui doitêtre une source perpétuelle d’action pour
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avancer la circulation dans les plantes. VoyclChaleur, Raréfaction, &c.
Car par Fexpansion des trachées , lesvaisseaux qui contiennent les sucs font com-primés ; par ce moyen les sucs que ces vais-seaux renferment sont continucllementpous-sés & accélérés, & par cette même impul-sion les sucs font continuellement raffinés ,& rendus de plus en plus subtils, & parconséquent capables d’entrer dans des vais-seaux de plus en plus fins ; tandis que leurpartie la plus épaisse est séparée & déposéedans les cellules latérales ou vésicules del’écorce , pour défendre la plante contrele froid, & contre les autres injures de F air.
ssoyq Écorce.
Le suc nourricier étant ainsi parvenu dubas de la racine jusqu’à Textrémité des plushautes branches, & même jusqu’à la sieur »& ayant durant ce temps déposé une partiede la matière qu il contient pour nourrir& défendre les parties de la plante, le su-perflu passe dans i’écorce, dont les vaisseauxs’inferent dans ceux cù la feve monte ; &ce superflu redescend ensuite vers ia racineà-travers les vaisseaux de Fécorce, pourvenir regagner la terre. Telle est la circu-lation qui se fait dans les plantes. Voye £Circulation de la seve.
Voilà ce qui se passe dans les végétauxpendant le jour, sur-tout lorsque la chaleurdu soleil est considérable. C’est ainsi que lesvaisseaux destinés à charrier la feve font; comprimés, que la feve est élevée en-haut ?& que les vaisseaux qui la contiennent s’endéchargent. Pendant la nuit, les trachéesétant resserrées par îe froid de Fair, les au-tres vaisseaux se relâchent, & se disposentainu à recevoir de nouveau suc nourricier ,pour le digérer & le séparer le lendemain :on peut donc dire cn ce sens, que les plantesmangent & boivent pendant ia nuit. Voye*Nutrition.
I.es vaisseaux ou les parties des plantesne font crue de la terre liée & cqngîutinée ,pour ainsi dire, avec une huile ; cette huileétant épuisée par : e feu , Fair , Fâge , t/c.la plante se réduit én poudre , ou retournede nouveau en terre. Ainsi dans les végé-taux brûlés par le feu le plus violent, lamatière des vaiflèaux sc conserve enriere ,ct est indissoluble à Ia plus grande force j