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Tome vingt-sixième.
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fine poussière ; mais on dispute encore ficette pouífiere est la semence , ou unepouíîiere d’étamines semblable à ceiîe quise trouve dans les sommets des étaminesdes autres fleurs, ( D. /, )

Plantes capillaires. M. Linné &M. Adanson se servent du mot fiiices oufougères, pour désigner la famille ou classenaturelle, qui comprend toutes les plantesque á’autres ont nommées plantes capillaires ,dorjtferes , epìphyllofpermce.

Les plantes de cet ordre ont communé-ment des racines fibreuses ; leurs feuillesnaissent de la racine ou font continues avecce qu’on regarderait comme les tiges, &eîies sont roulées en spirale en dessous, lors-qu'elles commencent à s’élever : leur con-texture paroît plus simple que calle des au-tres plantes , & leur consistance est plusseche & plus ferme : delà vient qu’ontrouve plus fréquemment sor les ardoisesPempreinte des plantes de cette famille qued’autres.

On a regardé long-temps les fougèrescomme des plantes qui ne portent ni fleursni graines. Morison est un des premiers quiait constaté l’existence de celles-ci. Maismalgré l’exactitude des observations faitesdès-îors, l’appareil de leur fructification estencore assez imparfaitement connu. On nevoit dans la piupart quson amas de petitescapsules portées par des filets déliés, &raílemblées en grand nombre dans des ex-cavations qui ie trouvent fous le revers desfeuilles, ou attachées à un pédicule com-mun qui fait corps avec la principale ner-vure. Ces capsules font ordinairement sphé-riques , & entourées dans quelques especesd’un cordon élastique en chapelet, qui secontractant dans la maturité les fait ouvriren deux calottes , ce qui donne issue à unemultitude de graines dont elles font rem-plies , & fi menues qu’elles ne paraissentpresque qu’une pouísiere : on en a comptéenviron cen&dans une feule capsule pas plusgrosse qu’un grain de fable , de forte quefous le revers d’une feule foliole il y en aplusieurs milliers. C’est un assez joli spectacleque de voir au microscope l’émiffion de cessemences, par le mouvement élastique dela capsule. Au reste, leur extrême petitessepourrait faire soupçonner qu’elles font ana-

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logues à la poussière des étamines dans lesautres plantes, si les expériences de Mori-son , de Tournefort & de M. Stihelin, neprouvoient qu’elles font de vraies semen-ces , puilque les poussières des fossettes dela langue de cerf semées sor le plâtre hu-mide d’une muraille , ont produit de nou-velles plantes de la même espece. Cons.Swammerdam > Bibl. nat. Grew. anal. despi. Tranfaâ. pkil. n. 461 .

Plumier dit avoir vu sor la fougere enarbre des petites fleurs en cloche ; mais ilse peut qu’i! ait pris peur des fleurs des cap-sules vides. En général, si l’on excepte troisou quatre genres, qui peut-être pourraientêtre séparés de cette famille , oíi ne con-noît point de parties qui puissent être sû-rement regardées comme des anthères : ilest très-douteux qu’on doive regarder com-me telles les petits tubercules que M.Schmiedel a vus disposés en rayons sor lamembrane qui recouvre les follettes du po-lypode. On peut consulter sor ceci fourragede M. Maratti, De floribus filicum , in- 11 .Rom. 1760 .

On trouve des plantes de cette familledans toutes les régions de la terre : maiscelles que nous avons en Europe ne fontque de petites plantes ; au lieu que dansl’Amérique méridionale , on en voie quifont de vrais arbres. 11 y en a une au Ca-nada du genre du polypode, qui porte fousles lobes de ses feuilles, vers leur base, desbulbes qui donnent naillance i de nouvellesplantes.

Elles ont en général un goût désagréa-ble. On prétend qu’eiles font apéritives &incisives. M. Linné les regarde toutes com-me suspectes.

Pour distribuer en genres les plantes dscet ordre , les premiers méthodistes , &entr’autres, Tournefort, fe font attachés àla figure des feuilles, caractère trop vague& qui rendort souvent douteuse la réduc-tion des especes. La disposition des semen-ces fournit un principe de distribution plusexact. Ray l’a reconnu le premier, & a étésuivi par ies botanistes modernes. Des di-verses méthodes établies sor ce principe ,nous n’indiquerons que celle de M. Linné*

L'ordre des fougères comprend dans sostsystème les genres soivans :

I. Equiseium »