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,1 de poisson pourri. La substance du cc-„ rail fournit ;i peine par cette analyse chi-„ mi que, de fhuile, du sel ou du phlegme,,1 pendant que îe corail vivant avec son„ écorce , fournit de ces substances en-„ viron une quarantième partie de son„ poids, & que i’écorce du corail seul,») dans laquelle font contenus les animaux,,, en fournil la íixieme partie. Ces principes» ressemblent à ceux que l’on tire du crâne» humain , des cornes de cerf, & des au-» tres parties d’animaux Extrait d’un
article des Tranf. phil. fur le corail , année1753 , in-12. 1756 , p. 22 & fuir.
En 1726 ou 1727, M. Peyslonnel pro-posa son sistéme íur les plantes marines ,mais il fut contrarié ; on lui^ opposa unautre sistéme qui réduisoit la végétation ducorail à fa seule écorce : on la regardoitseule comme une plante qui se bâtiííoitune tige en déposant des grains rouges &sablonneux dont on í’avoit trouvée remplie.
En 1738 M. Shaw, dans la relation deses voyages en Afrique , mit en avant unautre sistéme fur la végétation du corail ;il prétendoit que ces corps apparens furtoute l’écorce du corail & des autres li-tliopiiytons , étoient leurs íacines^qui aif-paroisioient lorsque ces plantes íe trou-voient hors de la mer.
En 1741 , M. Bernard de Jussieu fit unvoyage pour„observer les plantes marines ,furies côtes occidentales de la Normandie,avec M. Blot, alors jeune médecin de Caen,& maintenant professeur de botanique dansf université de cette ville , qui connoíssoitparfaitement ces côtes. Ils les suivirent de-puis Honfleur jusqu’au dessous de Baveux ;ils virent sortir des nœuds ou des articula-tions & des bouts de toutes les branchesde plusieurs efpeces de plantes marines,de petits animaux qui íe mouvoient plus oumoins en différens instans, qui s epanouií-jsoient en certains temps, & û nl rentroienten entier dans leurs petites cellules. EnfuiM. de Jussieu reconnut que passeurs es-pèces de ces prétendues plantes marines,dont chacune a en effet {'extérieur d unetrès-belîe plante , ne font que des aflem-blages de loges de polypes : ce qui con-firma le sistéme de M. Peyffonnel. De-puis. ce temps t il n’est resté aucun doute
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a ce,sujet. Les prétendues plantes marinesont ete restituées au régné animal : on ameme voulu changer leur faux nom de plan-tes en ce ui de polypiers qui leur convhn-droit mieux. Mémoires de académie royaledes Sciences , ann. 1742. Préface du VI. vol.des mémoires pour servir à s histoire des in-jectes. On trouvera beaucoup de recherchesfur le même sujet dans le livre de M. Dc-nati, qui a pour titre : Délia Jioria naturalemarina dell’ adnatuo saggio , & dans celui
de M. Ellis.
Plante parasite , ( Botan. ) plantequi croît fur d’autres plantes, & qui íenourrit de leur suc. Le lierre , la vignede Canada , le jasmin de Virginie , la cus-cute , le gui, 1 hypociste , & sur-tout lesmousses, se nomment avec raison plantesparasites ; mais les plus pernicieuses fontles lichens , espece de croûte à nos yeuxmêlée de jaune & d’un blanc sale, qu’onvolt sur les- écorces des arbres. Toutesces plantes leur font fatales , parce qu’ellesen dérobent la seve par une infinité de pe-tites racines qtn la sucent & l’interceptent.
Les semences des plantes parasites fontextrêmement fines, & en nombre presqueinfini, contenues ordinairement dans lespetites capsules qui crevent d’elles-mcmes.& les répandent ; ie vent porte ces graines,au hasard sur des murs , fur des toits ?íur des arbres , où des rencontres favo-rables les íònt éclore.
La propriété qistont les plantes parasites,de ne devoir qu’indirectement à la terreleur nourriture , &c de ne pouvoir goûterqu’un suc affiné & épuré dans les vaisseauxdes autres plantes, semble indiquer dansces parasites une délicatesse plus marquéeque dans les plantes qui les nourrissent :celles-ci cependant en ont une que ícsparasites n’ont pas ; toute forte de terrene leur est pas'indifférente comme touteforte de plante Test aux parasites, pourvuqu’elles puiííènt s’y attacher , & que ladureté ou la délicatesie de l’écorce desautres ne s’y oppose pas. Plusieurs des pre-mières aiment une terre légere, d’autrespréfèrent une terre argileule & forte , oùpériroient celles que des fables les plusarides nourrissent abondamment : niais lacuscute & les plantes de cette nature, s’acc