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aui portoit trois cens quarante épis : Nihilenim est tritico sertilius , hoc enim ei tribuit na-tura quoniameo maxime alathominetn ; Ù ideoterra fœcundior in Us quce juvant aluntque acf rages cereales ufibus nostris ajfatím submints-trat lce*o prœcipuis orbis regionibus proventu.
On distingue les fromens en hivernaux ,qu’on seme à la fin de septembre ; & enprintaniers , qu’on ne seme qu’en mars.Les fromens hivernaux font de plufieursespeces , dont les uns font ras & les autresbarbus ; la différence en est assez légere ,quant à la forme du grain : cette différencedes épis ras ou barbus ne peut même guereservir à constituer des especes , puisque lesblés barbus perdent leurs barbes par laculture , & qu’au contraire les blés ras de-viennent barbus dans certains cantons,comme dans les terres grasses qui font lelong de la foret d’Orléans , ainsi que l’aremarqué M. Duhamel. On a constituéplusieurs especes de fromens hivernaux,distingués par la grosseur ou la couleur deleur épi & de leur grain, qui est, ou blanc,ou doré, ou rouge , ou gris ; tels font lerousset, le blonde, le blé blanc qu’on culàe en Flandres ; la tourelle qu’on fait ve-nir en Languedoc ; le blé de 8mime ou demiracle, qui produit des épis latéraux à côtéde 1 épi principal, &c. Les fromens mar-iais ou printaniers fe distinguent en ras oubarbus ; il y en a quelques especes parmices derniers, dont la paille est pleine demoelle, ils donnent tous les deux un fro-ment dont le grain est rouge &: plus pel'itque celui d’hiver ; mais il fait du pain aumoins aussi blanc , & d "aussi belle pâtisse-rie. L’auteur de la Maison rustique l’appelleblé rouge ; ON le nomme en Bourgogne tré-mas , & en Piémont mar^ol ; il est trèsen usage en Italie & dans les pays chauds :il sauva une partie de la France en 1709 ,lorsque les blés d’hiver furent tous gelés.Ces fromens marfais peuvent fe semer éga-lement en automne , & ils ne périssent
point lorsque l’hiver est doux, ils sont alorsplus beaux que ceux qu’on ne seme qu’auprintemps.
On cultive à Malte & en Sicile une ef-pece de blé marfais, qu’on nommenia , dont le grain a le dos anguleux, &forme une efpece de prisme: il est long
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& mince comme du seigle , mais transpa-rent, ce qui vient de la finesse de son écorce ;le germe paroît comme ces corps que l’onconserve dans l’eau - de-vie : quoique legrain soit dur & rougeâtre, la farine esttrès-blanche , très - fubstancielle , & il n’apoint de son, ce qui annonce un grain d’unequalité supérieure ; il réussit d’ailleurs dansles terrains les plus secs & les plus pierreux ’ 7il fe passeroit de pluie pendant tout Tété,fans que les récoltes en fussent moins belles »ce feroit une véritable ressource pour laProvence, dont les récoltes font si souventfautives par rapport à la sécheresse.
Je ne finirois pas si je voulois décriretoutes les especes de froment ; Tournefbrten compte treize dans ses institutions : M-Linné en rapporte dix especes, mais il yjoint des gramens, commele chiendent, &c.
M. Adanfon m’écrivit en 1769, avoircultivé trois cens soixante especes distinctesde froment; mais ces especes ne font sou-vent que des variétés , produites par lanature du fol & la différence des cbmats;transplantées ailleurs elles dégénèrent : lenombre des especes de froment fera tou-jours incertain , puisque les caractères spé-cifiques font variables & peu constans. Onregarde en effet les fromens marfais commedes especes bien distinctes des hivernaux ;on voir cependant qu’ils réuíhilént mieuxlorfqu’ils font semés en automne: Millurn fdit Coîumelle, est natura trimestre jemertquíppe , idemjaclumautumno melius refpondet ,&c. Qu’on suive en effet les progrès de lavégétation du froment, depuis L équateurjusques fous le pôle, on verra le mêmegrain rester plus 011 moins de temps enterre : on le verra comme les hommes »passer de la couleur la plus brune à la plusblanche; fa farine plus ou moins compacte»plus ou moins imbibée d’eau , suivant lasécheresse & la température des climats :enfin on le verra dégénérer fur le mém®fol, si on ne prévient cette dégénérassespar le croîssement des races. L’auteur dsl’ Histoire de F Agriculture ancienne , traduit®de Pline , assure qu’il est confirmé par pin"sieurs expériences indubitables , qu’il n’y 3qu’une feule efpece de froment, & q 11 ®toutes les especes que l'on regarde comst 1 ?telles ne font que des variétés dues au