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Tome vingt-sixième.
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Pour rempiir la dénombrement des cau-ses auxquelies l’on a rapporté les maladiesdes plantas, il nous reste à parler des'bossesqui naissent autour des greffes. Comme lesvaisseaux de la greffe ne répondent pasbout à bout aux vaisseaux du sujet sut le-'quel on la appliqué, il n'est pas possibleque le su’c nourricier les enfile à lignedroite; de sorte que íe cal bossu est iné-vitable : d’ai'ileurs il se trouve bien de lamatière inutile dans la fdtration qui sefait de la seve qui passe du sujet dans lapresse , & cette matière qui ne íauroic•être vidée par aucuns vaisseaux , ni defe-,•rer.s, ni excrétoires , nelaiflêpas d’aug-mer.ter la bcsiè.

: Les levres de Fécorce des arbres que l’ontaille pour enter, ou pour émonder, setuméfient d’ahord par le suc nourricierqtii ne sauroit passer outre , à cause quePextrémké des vaisseaux coupés, est pin-cée , & ccmme cautérisée par le ressortde Fair ; il s’y fait donc comme une es-pece de bourrelet qui s’étend insensible-ment de la circonférence vers le centre,par l’alongement des fibres , & la blessureíe couvre par une espece de calotte quienveloppe le bois coupé. Les fibres duchicct an contraire, ne pouvant pas s’a-longer , se dessèchent & deviennent ex-trêmement dures; c’est ce qui forme desnœuds darrs lé bois. On' en voît'Louvcntdans des planches de sapin qui s’en dé-tachent comme une cheville que l’onchaste- de l’on trou. Le bois des arbres qui•ont été souvent taillés est revêche , comme'■disent les ouvriers, parce qui! est tout'traversé de gros chicots endurcis, dontles'fibres n'cnt pas-ia même direction quecèlle du reste du corps ligneux. ( D. J. )Plantes , transport des ( Agricuít. ) de-puis que les sciences reparurent fur la fin■du xv íiecle, c’est-à- dire depuis que la‘raison revint habiter parmi nous, la bo-tanique n’apas été ia derniere science qu’onait perse à. cultiver ; bi'entôt les hommesrendus plus sociables , parce qusils étoient'éclairés, í'e communiquèrent leurs lumie-’res ; bientôt Ie commerce & la navigationqui répandent par-tout les richesses &: l’a-‘bondance’, porterent en Europe la con-íiostlancede quantité de plantes exotiques;

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dès-íors on ne songea plus qu’à s’en pro-curer ; & fart de leur transport & de leurculture, furent des comiolflánces nécessai-res à acquérir.

Je ne déciderai point avec la Qaintinie,si un jardinier est L- genre, & le ‘botanis-te une espece ; mais celui qui se contentede savoir le nom des plantes , de les dis-tinguer pat classe , & d’en rechercher lesvertus, n’est botariste qu’à demi. S ii ventmériter un titre plus distingué, il doit en-tendre leur culture ,• Fart de les multiplier ,de les con êrver , de les transporter d’unpays à 1 autre. L'ontes ces connoissancestiennent à la perfection du botaniste. Leíenl article du transport des plantes forme-roit le sujet d’im traité ; mais je dois ici nieberner à quelques remarques générales ,tirées des ouvrages de Miller.

Quand on envoie des plantes d’un paysà l’antre , il faut principalement avoir at-tention à la saison qui y est la plus pro-pre. Par exemple , s’il faut envoyer unepartie ds plantes d’un pays chaud dans unpays froid , il faut le faire au printemps ,asin que les plantes arrivant dans un paysplus froid , où la saison s’avance, elles aientle temps da se rétablir avant Fhiver , aucas qu’elles aient un peu souffert dansle trajet, au lieu que celles qui arriventen automne périssent souvent pendant Fhi-ver , parce qu’elles n’ont pas eu Ie tempsde se rétablir & de prendre racine avantle froid ; au contraire, les plantes qu’onenvoie, d’un pays froid dans un chaud, doi-vent toujours être expédiées en automne ,afin qu’elles puissent arriver à temps pourprendre racine avant les grandes chaleurs ,autrement elles périroient bientôt.

La meilleure maniéré d’empaqueter lesplantes pour un voyage, est de les mettredans des caisses portatives, faites avec desanses pour les manier & les remuer plusaisément sur iô navire dans le mauvaistemps. Ces caisses doivent être percées deplusieurs trous : il faut mettre une tuileplate ou une coquille d’huitre , pour em- .pêcher la terre en s’ébouîant, de les bou-cher. On remplira ces caisses dç terre ; ony . mettra les plantes aussi prés les unesdes autres qu’il fera possible, peur gagnerde la place, çe qui est souvent absoîumena