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ies principes de Platon , une forme de cul-,te & de cérémonies religieuses ; un systèmede r hyfique tiré principalement d’Aristote ;
, des réglés pour vivre heureusement.Peon Allatius regrette fort la perte de cetouvrage; il soutient que le dessein de l’au-teur n’étoit nullement de renverser la re-«gion chrétienne , mais seulement de dé-velopper ìe système de Platon , & d’éclair-Çir ce que lui & les autres philosophes avoient. Eprit sor les matières de religion & de po-étique.
A u reste , le livre dn cardinal Bessarioneffaça les mauvaises idées que celui deVreorge de Trébisonde avoit données de-maton ík de fa philosophie. Les sectateurstf'Smes d’Aristote revinrent de leur pré-vention contre Platon. Les invectives ces-lerent de part & d’autre , & la paix régnaPendant plusieurs années entre les philo-sophes des deux sectes. ( Ze Chevalier d hJat Jcourt. )
PLATONISME ou Philosophie de
L A T o N , ( Hiftoire de la Philolophie. ) Ocjstntes les sectes qui sortirent de l’école dea é/r ate > aucune n’eut plus d’éclat, ne sot' 1: é nombreuse, ne se soutint aussi long-etR Ps que !e Platonisme. Ce fut comme,lrìô religion que les hommes professèrent0 . e ? ii is_ son établissement , sons interrup-t!cf so, jusqu’à ces derniers temps. Eíle eutvn tort commun avec le reste des connois-3!lces humaines ; elle parcourut les diffé-rentes contrées de í’Aste, de l'Afrique &e . Earope , y entrant à mesure que la lu-miere y peignoit, & s’en éloignant à me-ure nue les ténèbres s’y reformoient. Onvoit pla-on marcher d’un pas égal avec^.rutote , & partageant l’attention de Pu-JI; rs - C ? sont deux voix également écla-r om !L q r í e , font entendre Tune dansdes tem-l! S e £? es ’ ^ au rre dans Pobscuritésoquence ^ ™conduit à ta fuite l'é-nêteté , so d.stcncT^î' 116 ’ la vertL1 ' i^on-la méthode à so droits & a fe f n "'m 0 ' 6 -ia gauciie : U examine il T ogàe ague q il dispute, il argumentai-'
Ton rival semble prophétiser. ' an ^ 1S CJuePlaton naquit à (Egine : il sor -n-,Ariston son oere à Codrus, & par soPérictioné à Solon. Le septierne de Thar-
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gelion de la 87e. o'impiade, jour de sanaissance , fut dans la fuite un jour de fêtepour les Philosophes. Ses premieres annéesfurent employées aux exercices de la Gym-nastique , à la pratique de la Peinture , &a Pétude de la Musique , de PEloquence& de la Poésie dithyrambique , épique &tragique: mais ayant comparé ses vers avecceux d Homere , il les brûla & se livra toutentier à la Philosophie.
On dit qu Apollon , épris de la beauté desa mere Périctioné , habita avec elle , &que notre philosophe dut le jour â ce dieu.On dit qu’un spectre se reposa sur elle , &qu’elie conçut cet enfant sans cesser d’êtrevierge. On dit qu’un jour Ariston & sofemme sacrifiant aux muses fur íe montHymette , Périctioné déposa le jeune Pla-ton entre des myrtes, où elle Ie retrouvaenvironné d’un essaim d’abeilles , dont lesunes voltígeoient autour de so tête & lesautres enduisoient ses lèvres de miel. Ondit que Socrate vit en songe un jeune cignes’échapper de l’autel qu’on avoit consacréà l’Amour dans l’académie , se reposer surses genoux , s’élever dans les airs, & atta-cher par la douceur de son chant les oreillesdes hommes & des dieux ; & que lors-qu'Ariston présenta son fils à Socrate,ce lui-ci s’ecria : Je reconnois le cigne de mon songe.Ce sont autant de fictions que des auteursgraves n’ont pas rougi de débiter commedes vérités, & qu’iì y auroit peut-être dudanger de contredire, íi Platon étoit le fon-dateur de quelque système religieux adopté.
II s’attac'ha dans so jeunesse à Cratiîe &à Héraclite. Socrate , fous lequel il étudiapendant huit ans, lui reconnut bientôt cegoût pour le syncrétisme, ou cette especede philosophie qui cherchant à concilierentr'elles des opinions opposées, les adul-téré & les corromps. Voye{ t article SYN-CRÉTISME.
II n’abandonna point son maître dans lapersécution. Il se montra au milieu de sesjuges ; entreprit son apologie , & offrit sofortune pour qu’il fut surfis a fa condam-nation : mais ceux qui lui avouent ferméla bouche par leurs clameurs lorfqn’il se dé-fend oit , rejetèrent ses offres, & Socratebut la ciguë.
La mort de Socrate laissa la douleur &
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