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gçs de Speusippe trois taie lis, somme exor-bitante, mais proportionnée apparemmentan mérite qu’il y attachoit ou la hainerçn’il portoit au Platonisme , sorte de phi-losophie qu’il avoir médité d’éteindre agnelque prix & par quelque moyen que ceà. Speusippe s’oecupa à remarquer cetsue les Sciences avoient de commun , ales rapprocher , & à les éclairer les unesPar les autres. II marcha fur les traces dePythagore ; il distingua les objets en sensi-bles & en intellectuels, & il comparoir lessons aux doigts expérimentés d’nne joueusede flûte. Du reste il pensa sur le bon-heur , sor la vérité , sur la vertu & la ré-publique , comme Platon , dont il différaUìoins par les idées que par l’expreísion.
Xénocrate naquit dans le cours de la 9$ e°lynipiade ; il eut Pintelligence lente &pesante. Platon le comparoir à un âne pa-resseux qui avoir besoin d’éperons ; &Aristote à un cheval fougueux à qui il fal-îf’t un mors. II avoir les mœurs dures,,‘extérieur rebutant, & son maître lui ré-jî^oit f ans ce ff e d e sacrifier aux grâces. IIe c utnparoit lui - méme à un vase dont leîou etoit étroit, qui recevoir difficilement,qui retenoit bien. I! montra bien à lac £ur de Denis qu’il étoit capable d’atfa-c hement & de reconnoiffiance , en disantav 5 c hardiesse au tyran , qu’on ne dispo-soit point de la tête de Platon sans avoirauparavant disposé de celle de Xénocrate.
. so conforma rigoureusement à la dis-cipline & a la doctrine de l’académie ; il" représenta Platon par la pureté de sesrpœurs & la gravité de son maintien & de, es ducours. Telle fut l’opinion qu’on eute a véracité , qu’appelé en témoignage ,vnJ^ es 6 ^'spenferent du serment. En-doine E? am bafTade à Philippe de Macé-tenterenfì S st re<lCns de ce souverain ne lede conférera 11 "’ d refusa constammentvolt utiler^so m so cr '- t;ern ent. Il ser-constances non en d’autres cir-
qu’ìl en coûtât rien â ^o^^antes , sansmit à Alexandre la plus grands"-" 1 , e 'cinquante talens qu’il lui fit offr^ïf^stpas surprenant aptes ces marques de désintéreffement qu’il fût pauvre, & qu’ilso trouvât pas en état de payer h tribut
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qu’on exìgeòit dans Athènes de ceux quivoyageoient ; mais il l’est beaucoup quefaute de paiement ces Athéniens, dont ilavoir si bien mérité l’estime, Paient vendu,& qu’il n’ait été rendu à la patrie que patla bienfaisance de Démétrius de Phaîe-re, qui le racheta. Phryné , qui avoir faitgageure avec quelques jeunes libertinsqu’eile le corromproit, eût perdu la hauteopinion qu elle avoir de ses charmes, lepréjugé qu’elle avoir conçu de la foihlessede Xénocrate, & la somme qu’elle avoitdéposée ; mais elle retira son argent, en1 disant qu’elle s’étoit engagée à émouvoirun homme, mais non une statue. II falloirque celui qui résistoit à Phryné sot ou pas-sât pour impuissant. On crut de Xénocratequ’il s’étoit assuré de lui-même , en se dé-tachant des organes destinés à la volupté,long-temps avant que de passer la nuit à côtéde la célébré courtisane. Les enfans mêmele respectoient dans les rues, & fa présencesuspendoic leurs jeux. Ce fut un hommesilencieux. II disoit qu’i! s’étoit quelquefoisrepenti d’avoir parlé, jamais des’être tu. IIse distingua par sa clémence, sa sobriété ,& toutes les vertus qui caractérisent l'hom-me de bien & le philosophe. II vécut delongues années fans aucun reproche. IIéloigna de ion école, comme un vase sansses anses, celui qui ignoroit la Géométrie,l’Aftronomie & la Musique. II définit laRhétorique comme Platon. II divisa laPhilosophie en Logique , Physique & Mo-rale. II prétendit qu’il falloir commencerla Dialectique par le traité des mots. Ildistingua les objets en sensibles intelligi-bles & composés , & la connoi {Tance enscience , sensation & opinion. II rapportasa doctrine des dieux à celle des nombres,à la monade ou l’uníté qu’il appela dieu ,au nombre deux, dont il fit une divinitéfemelle , & à l’impair qui fut Jupiter.II admit des puissances subalternes, telsque le ciel & les astres ', & des démonsdiffus dans toute la masse de l’univers, &adorés parmi les hommes sous les nomsde Junon > de Neptune , de Plut on & Gè-res. Selon lui , ! ame qui so meut d’tlle-même fut un nombre. II imagina trois den-ses différons ; il composa les étoiles & lesoleil de feu , & d un premier dense la