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Tome vingt-sixième.
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point de son goûtpour les courtisanes Theo-dorie & Pffilete. On lui reproche an lu levin & les beaux garçons. A en juger par laconstance qu’il montra dans ses douleursde la goutte , il ne paroît pas que la vo-lupté eût amolli son courage. II vécut lomdes affaires publiques , renfermé dans tonécole. On lui fait un crime de ses hahensav ec Hieroclès. Il mourut en délire âge de7 ) ans. II excita la jalousie de 2en<m _,d Hyéronimus le péripatéticien , Sc d i-pi-cure. La philosophie académique changeade face fous Arcéíìlas. Pour se former quel-c 'u idée de cette révolution , il faut se rap-peler :

1 • Que les Académiciens n’admeftoierttaucune science certaine des choses sonn-ées on de la mariere , être qui est dans unstuxfic un changement perpétuel \ d ou ilsufféroient la modestie dans les assertions ,es précautions contre les préjuges, 1 exa-^cn . la patience & le doute.

Qu’ds avoient la double doctrine ,ésotérique & sexotérique ; qu’ils combat-, 0ien t les opinions des autres philosophesf lS leurs leçons publiques , mais qu iis, ex Posoient leurs propres sentsmens quearis le particulier. ,

3 - ; Qu’au temps où Soerate parut, Atne-doit infectée de sophistes , & que So-crate ne trouva pas de meilleurs moyens deds tromper ses concitoyens de ces hommesVains , que d’affecter ì’ignorance &: ledoute, que de les interroger force qii'iîsa-voir mieux qu’eux, que de les embar-

rafìer , & que de les couvrir de ridi-cule.

. fo Que ce doute affecté de Soerate , de-vint dans quelques-uns de ses disciples le8 en ne d un doute réel, fur les sens , fur lacomaence & sor f expérience , trois té-ceíft naëei auxc l ue ls Soerate en appeloit fans

phie ^ìconirr.n^ U ^- a lin . e Q rts de philofo-

qui sot enseignée pS l ‘- lsi V Ve ’ í V ineuse ’

écoles diah cliques, dans les

cjucs . ou U rurenr de dîíùì ' «

contre fi bsistatrès.long- t en| s r P ° Ur *

6. Que Platon , homme d’u n goût sainûun giar.d jugement, d'un génie élevéprofond , sentit bica-tòt la frivolité de ces

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disputes schoiastiques, se tourna vers desobjets plus importans, & songea à rappe-ler dans l’ufage de la raison une forte de so-briété , distinguant entre les objets de nosréflexions ceux qu’il nous étoit permis debien ccnnoître, & ceux fur lesquels nousne pouvions jamais qu’opiner.

7. Qu au temps d’Arcéíìlas, de Xéno-crate & d'Aristote, il s’éleva une écolenouvelle ou I 011 combattoit tous les systè-mes connus, & où l’on éievoit fur leurs dé-bris la doctrine de la foiblesse absolue del’entendement humain , & de l’incertitudegénérale de toutes nos connoislànces.

8. Qu’au milieu de cette foule de sectesopposées , la philosophie de Platon com-mença à souffrir quelque altération ; que lesilence sur la doctrine ésotérique avoir étémal gardé ; que ce qu’on en avoir laissetranspirer étoit brouillé & confus dans lesesprits, & qu’on pensa qu’il salloit mieuxdésaprendre ceux qui étoient mal instruits,que d’instruire ceux qu’on ne trouveroitpeut-être pat assez dociles.

Voilà ce qui détermina Arcéíìlas à reve-nir à la méthode de Soerate , l’ignoranceaffectée, fironie & le doute. Soerate l’avoitemployée contre les sophistes ; Arcéíìlasl’employa contre les sémí-philosophes plato-niciens ou autres. II dit donc :

Principes de la philosophie d'Arcéfilas. Onne peut rien savoir, si ce n’est la chose queSoerate s'étoit réservée, c’est qu’on ne saitrien ; encore cette chose-là même est-elieincertaine.

Tout est caché à l’homme ; il ne voitrien ;il ne conçoit rien. II ne faut donc ni s’atta-chcr à aucune école , ni protester aucunsystème, ni rien affirmer, mari fe conte-nir & fe garantir de cette témérité courante,avec laquelle on assure les choses les plus in-connues , on débite comme des vérités leschoses les plus fàulies.

' H n’y a rien de plus honteux dans un êtrequi a de la raison , que d’assurer & d’ap-prouver avant que d avoir entendu & com-pris.

Un philosophe peut s’élcver contre tonsles autr s, & combattre leurs opinions pardes raisons au moins aiiíli tortes que celles; qu’ils avancent en preuves,