terme de pratique , qui signifie caution oufidejuffeur. Ducange le dérive de plegiits »terme de la basse latinisé , qui signifiait laméme chose.
Dans quelques coutumes pleige s’entendsingulièrement cìe celui qui se porte cau-tion judiciaire ; mais dans d’autres* pleige seprend pour toute caution en général.
L’article des placites de Normandie porteque l'obligation du pleige est éteinte quandla dette est payée par le principal obligé ,lequel néanmoins peut subroger celui quifournit Ica deniers pour acquitter la dette àHypothèque d’icelles fur ses biens feule-ment, & non fur ceux du pleige. Voye^
Caution , Fidejusseur , Obliga-tion PRINCIPALE. ( A )
PLEIN , REÎVÍPLI , adj. ( Sinon. ) iln’en peut plus tenir dans ce qui est plein.On n’en peut pas mettre davantage dans cequi est rempli. Le premier a un rapport par-ticulier à la capacité du vaisseau ; & le se-cond à ce qui doit être reçu dans cette ca-pacité.
Au noces de Cana Ics pots furent remplisd’eau , & par miracle ils se trouverer.tpleins de vin. Girard. ( D. T. )
Plein , f. m. en Phyfijue , est un termeusité pour signifier cet état des choses oùchaque partie de l’espace ou de l’écendue estsupposée entièrement remplie de matière.Voyei MATIERE & ESPACE.
On dit le plein , çar opposition au vide ,qui est une espace que l’on suppose destituéde toute matière.
Les Carteuer.s soutiennent 1 e plein absolu.Leur principe est que l’effenee de la matièreconsiste dans î’ctendue ; d’où effectivementil est naturel de conclure , qu’il y a de lamatière partout où il y a de l’espace ou del’étendue. Voyeg ÉTENDUE. ,
Mais si ce principe est faux, la consé-quence qu’ils en tirent devient nulle. Surquoi voye[ t article MATIERE.
A \'article Vuide on peut voir ies argu-mens par lesquels on prouve qu'il y a duvide dans l’univers. Chambers.
Plein , ( Jurtfprud. ) se dit de ce qui estentier . complet & parfait.
Ainsi phi n si e f est celui qui est entier &non démembré, & qui releve nuemer.td’un seigneur.
P L E
Plein pcssessoîre , c’est la pleine main-tenue.
Pleine puifîance & autorité royale, cestermes qui font de style dans les ordonnan-ces , servent a exprimer une puiííànces desplus étendues , & a laquelle il ne manquerien pour le faire obéir.
Plane main-levée signifie une main-levéeentiere Ù définitive. ( A )
Plein , f. & adj. ( Archìt. ) on dit leplein d’un mur pour en exprimer le massif.
PLEIN , s. m. terme d Ecrivain ; c’estune certaine largeur ou grosseur du traitde plume , selon que la plume est maniéedifféremment. On distingue quatre sortesde pleins , le plein parfait, le plein imparfait,le àemi-pleìu , & le délié. Voyez Barbedor ,traité de f écriture. ( D. J.)
Plein, {Maréchal.) le flanc plein , lesjarrets pleins , la bouche à pleine main. Voy.
Flanc , Jarrets , Bouche pleine ,
une jument pleine. Voye[ JUMENT.
PLEIN ou Plain , terme de Tanneur •c’est une cuve profonde de bois ou de pierreenfoncée dans la terre, dans laquelle lestanneurs mettent les peaux qu’ils veulentplamer , c’est-à-dire , dépouiller de leurpoil par le moyen de la chaux détrempéedans de l’eau, pour les mettre ensuite dansla fosse au tan.
Plein , se dit aussi de la chaux mémequi est dans la cuve. Ainsi on dit un pleinmort , ou vieux , pour exprimer un pleindont la chaux a déjà servi : plein neuf ou vifpour celui dont la chaux est nouvelle.
Les Mégissiers, Chamoiseurs & Maro-quiniers se servent aussi de pleins pour pré-parer leurs cuirs. Voyez Mégissiers , é>c.
PLEIN, adj. m. {terme de Blason.) sedit d’un écu rempli d’un seul émail, ou il nese trouve par conséquent aucune piece nimeuble.
JJuvivier de Sarraute, de Lanfac, deLissac, diocèses d’Alet & de Rieux, en Lan-guedoc j plein de gueules.
PLEINES, adj. f. plur. {terme de Blojon.)se dìc des armoiries qui font fans aucuneécartelure ni brisure, telles que les portentles aînés d’une maison illustre & ancienne.Ce terme s’emploie, lorsque les branchescadettes font obligées de mettre des lambel,bâton ou abyme, bordure, ùc. pour faire