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Tome vingt-sixième.
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qui en se mariant à l’acide du vin, déguisenon-íeulement sa saveur propre , mais luidonne encore un goût sucré, en taisant aveccet acide un véritable sel de saturne. Inob-servation journalière démontre que les ter-ribles simptômes qui accompagnent la co-lique du Poitou, font dus bien souvent àla boisson de ces vins lithargirés. II est fortcommun de voir dans les hôpitaux de Parisde ces coliques dont la plupart sont oc-casionnées par une pareille boiífon.

Après avoir parlé de la maniéré de so-phistiquer les vins par la litharge, il ne ferapas inutile d’indíquer les moyens chimi-ques qu’on peut employer à découvrircette fraude. i°. Le goût seul chez lespersonnes qui ont les organes tant soit peuexercés par ['habitude des expériences chi-miques , découvre cette douceur particu-lière aux vins lithargirés ; cependant quoi-que ce témoignage des sens soit quelque-fois d’une certitude qui va jufqu’au prodi-ge , il ne sauroit former dans de pareillesoccurrences un témoignage légal : ainsipour s’assurer de la maniéré la moins équi-voque de cette introduction du plomb dansles vins , on n’a qu’à y verser du foie d’ar-senic préparé avec de seau de chaux ; pourlors si les vins font réellement lithargirés ,ils se troubleront par í’apparition d’un pré-cipité noirâtre. On a le complément decette démonstration en décantant avecsoin , ou en séparant par le filtre ce pré-cipité , & le convertissant en plomb par lemoyen d’un léger phiogistique , comme parexemple , le suif, &c. Voy. Encre sym-pathique.

Revenons maintenant à l’usage médici-nal interne des sels retirés du plomb. Nouspensons , malgré les déclamations des au-teurs contre Padministration de ces reme-es, qu û s pourront être employés commerehplYf excernes dans certaines maladies

les sisis \<n ,a! ° nod ‘° ’ rn ‘ lIus cuneus , toutesles t o. s qu un maître de Part, aorès une

expenence raisonnée , suivie & varice deces rernedes , aura donné la maniéré de lesemployer a sl autres observateurs prudens& circonspects comme lui, c’est-à-dire auxvrais médecins , qui seuls peuvent légiti-mement constater & évaluer I’utilité depareilles observations, ou enfin, après que

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ces préparations de plomb auront été una-nimement déclarées d’un usage sur , &qu’on pourra les regarder fur le pie desrernedes uniques, spécifiques, & qui me-ntent la préférence fur les vulgaires; maisatrendanc que des expériences de cettelegitiniité & autorité viennent enrichir Part& rassurer Partiste , il est d’un médecinraisonnable, & qui a Pâme honnête , des abi-emr religieusement ce l’administra-tion d un remede qui de sa nature est ma-nifestement veneneux , ou tout au moinssuspect , & qu’aucun succès , du moinsd’une évidence reconnue , n’a jufqu’ici pusauver du reproche d’être dangereux.

Nous finirons par considérer le plombcomme compris dans la classe des chosesappelées non naturelles , c’est-à-dire, àl’influence desquelles plusieurs personnesfont exposées , soit fortuitement, soit ha-bituellement ou par état. Nous avons déjàtouché quelque chose des qualités mal fai-santes du vin lithargiré , ou dans lesquelson a dissout du sucre de saturne, & desdangers d’une pareille boisson ; le plombentier & ses produits quelconques, intro-duits sous forme de vapeurs ou de pous-sière très-fine , très-volatile , dans lepoumon ou dans l’estomac, ainsi que lesparticules grossières des chaux de plombqu’on détache imprudemment, soit en lé-chant des corps peints infectés de ces sels ,soit en mordant sur les corps, & qu’onavale avec la salive , comme cela est ordi-naire aux fondeurs des mines & aux es-sayeurs qui travaillent le plomb , ou quis’occupent à í’affinage de l’or ou de J’ar-gent, les plombiers , les potiers d'étain rles ouvriers qui préparent les dragées deplomb, les broyeurs des couleurs , les bar-bouilleurs qui emploient une grande quan-tité de couleurs liquides qusik broyent eux-mêmes, tous ceux enfin qui font dans ladangereuse habitude d’affiler ou nettoyerdu bout des lèvres ou de la langue l'extré-mité des pinceaux , les apothicaires im-prudens, les potiers de terre, les lapidai-res , les polisseurs de glaces de miroir & deverre, les cordonniers qui blanchissent lestalons des souliers de femme avec une pré-paration de ceruse, ou qui tirent avec le*dents les peaux colorées avec du minímu