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& qui sont au nombre de deux. Ôn îes ap-pelle aujourd’hui Strofadi & Strivali,
PLOTINOPOLIS , ( Géog. anc. ) villede Thrace fur le fleuve Hébrus , fur laroute d’Andrinopolis à Trajanopolis, pres-que à égale distance de ces deux villes, à2.4 milles de la premiere, & à 22 de la se-conde. Elle fut ainsi nommée en I’honneurde Plotine femme de Trajan. Les notices& Constantin Porphyrogenete nous ap-prennent qu’elle a fait partie de la provinceou préfecture nommée Hxminoiïs , dontAndrinopolis étoit la métropole ; elle futausti le siégé d’un évêque.
Les villes de Thrace ordinairement negravoient point fur leurs médailles les nomsde leurs premiers magistrats, mais celui dugouverneur de la province.
On lit fur une_ médaille de Plotinopolisfrappée fous Antoine Pie, Hy(M*ns tfim-wwv, fous k gouvernement de Pompïeus
Vopìfcus,
Les médailles de Plotinopolis sont rares :M. Vaillant n’en a donné que trois, & n’ena pas connu une quatrième de moyen bron-ze , singuîiere par le revers, qui représenteMinerve avec les attributs de la décileSains. En ce cas on peut dire Minerve fi-lutaris , comme on lit fur les marbres Ifidissalut cri s , Jovi falutari , &c. Cette ville ho-norait Esculape , qui est représenté avec leserpent entortillé autour d’un bâton furune de ies médailles frappées fous Caracaîla.(D. J.) ^
PLOYE-RESSORT , outil J Arquebu-sier , c est un ciseau de la longueur de sixpouces, plat & un peu large qui sort auxArquebusiers pour ployer le grand ressortà 1 épaisseur qu’il est nécessaire : quand ilest plus d’à-moitié ployé , ils mettent leciseau ou ploye-ressort dans les deux bran-ches, & frappent dessus juíqu’à ce que cesdeux branches touchent au ploye-ressort.
PLOYER, V. act. ( Gratnm. ) courber,fléchir. II y a peu de juges assez iniquespour enfreindre ouvertement les lois, f naisá's les pioyent quelquefois à leurs intérêts.On dit au simple & au figuré ployer le ge-nou v '"-qnt quelqu’un, & mes jambes plientfous mo. & non pioyent.
5 PLOT ON, {, ip. ( Art, méc. ) efpece •4’osier qui sert aux Couvreurs en chaume,
PLU
aux Tonneliers & autres ouvriers pour lierleurs chaumes , leurs cerceaux. Les gerbesde ployon doivent avoir quatre pies d®long-
PLUBIUM , ( Géog. anc. ) ville de I’ífede Sardaigne. Ptolomée , lìv. III. c. ìij. laplace fur la côte septentrionale, entre Ereibentium promontorium , & Juliola civitas,Niger pense que c’eít aujourd’hui Sajfa-ri. On croit communément que c’est lebourg de Ploague, qui a été ci - devant lesiégé d’un évêché. Cependant Ploague tau-lieu d’étre fur la côte, fe trouve dansles terres s de forte que s’il n’y a pas fautedans Ptolomée , il faut dire que la villaépiscopale de Pluòium étoit différente decelle à laquelle Ptolomée donne le mêmenom.
, PLUDENTZ, ( Géog. moi. ) petite villed’Aílemagne dans le Tirol p chef- lieu ducomté du même nom , fur la rive droite deÍ’IH , dans une plaine.
PLUIE , f. f. ( Phyjìq. ) amas de petitesgouttes d’eau , qui tombent en différoistemps de l’attnofphere fur notre globe. Lapluie vient le plus souvent des nuées , dontles particules aqueuses , tant qu’elles fortséparées les unes des autres, demeurentsuspendues en l’air. Mais lorsque ces parti-cules s’approchent davantage , ensortequ’eíles puissent s'attirer mutuellement ,elles fe joignent & forment une petite gout-te , laquelle commence à tomber, dèsqu’elìe est devenue plus pesante que l’air.Cette petite goutte rencontrant dans fachute un plus grand nombre de particules %ou d’autres petites gouttes d’eau qui fontaussi suspendues plus bas dans Fait, elle feréunit encore avec elles & augmente engrosseur, jufqu’àce qú’eîle acquierre celleque nous lui remarquons, iorsqu’tlso tombesur notre globe.
Nous disons que la pluie vient le plussouvent des nuées ; car ii pleur austi enete , quotqu’i! ne paroisse en l’air aucunnuage. Mais cette pluie n’eíl pas abondan-te , & elle ne tombe qu’après une chaleurexcessive & presque étouffante, laquelleest suivie d on grand calme qui dure quel-que temps. Cette grande chaleur fait alorsmonter plus de vapeurs, que l’air n’cn peutcontenir & soutenir; de forte que ces va-