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nuit, cette pluie produit une très-grandefécondité : Pherbe fur-tout crolt abondam-ment dans les prairies , & procure beau-coup de lait aux vaches.
2.0. Lorsque la pluie tombe sur de hautesmontagnes , elle entraîne avec elle uneterre molle , friable, qu’elle dépose dansles vallées où elle se précipite, & qu’ellefertilise , cette eau se dégorgé encore dansdes fleuves, & entraînant avec elle dulimon qu’elle y dépose , elle y produit çà& là de petites îles très-fertíles : ce limonen éleve le fond ; & comme les fleuvessortent souvent de leur lit, le limon deces eaux se répandant sur les terres inon-dées, les fertilise ainsi qu’on en peut jugerpar le Nil & par d’autres fleuves : par cemême moyen la hauteur des montagnesdiminue, les vallées se remplissent, lesembouchures des fleuves qui se rendent àla mer se trouvent à une grande distance,ainsi qu’on en peut juger par celle du Nil,du Rhin, & de laMeuse qui est en Hollande.
3° La pluie lave & purge l’air de toutesles ordures qui pourroient être nuisibles àla respiration, ou qui pourroient être inu-tiles ; elle les entraîne avec elle, & elleles précipite fur la surface de la terre ; desorte qu’il y a un cercle continuel d’ex-halaisons qui s’élevent de la surface de laterre dans l’atmosphere, & qui retombentde Fatmosphere sur la surface de la terre.
4°. La pluie modéré la chaleur de l’airpres^du globe, car elle tombe toujours,en ete, d’une région de l’air plus haute& plus froide. C’est pour cela que nousremarquons toujours que Pair devient plusfroid en été proche la surface de la terre,lorsqu’il est tombé de la pluie.
5°. C’est à la pluie qu’il faut rapporterF origine des puits, des fontaines, des lacs,des rivières, & conséquemment des fleu-ves , quoique cependant la pluie n’en soitpoint Punique cause : c’est pour cette raisonque, lorsque là sécheresse régné pendantlong-temps, les puits , les fontaines & lesfleuves ratifient. ( -f )
Etat de la pluie tombée à Paris chaque année
depuis & compris ìjoz jusqu en 1757 ; la
neige réduite en eau en fait partie.
Cet état est tiré de la Connaissance des
PLU
temps , & le premier fe trouve pour 1702.dans le volume de 1704 , où il est mar-qué mois par mois ; le total est de 16 pou-ces 4 lignes. II y avoir apparemment desobservations antérieures;car Fauteur ajou-re , ce qui est beaucoup moins que dans lesannées communes qui donnent IA pouces.
Dans les volumes suivans, on ne trouveque le total de Farinée & non de chaquemois.
Années, pouces.
lign.
Années.
pouces.
lign'.,
1702
1 6
4
! 73 °
16
1703
1 7
4
173 1
-9
1704
l 9
10
I 73 z
-Z
9
1705
*3
11
J 733
9
9
1706
-734
-7
4
i 7 ° 7
r 7
II
- 73 Î
-3
1708
18
6
-736
i)
1709
21
9
-737
IO
1710
->
9
1738
-4
9
1711
2
-739
-9
1
1712
21
2
1740
21
6
1713
20
7
- 74 -
12
10
l 7 14
I4
2
1742
12
9
1715
I 7
6
-743
II
2
1716
I 4
4
-744
10
10
1717
l 7
8
- 74 ^
12
S
1718
l 3
2
-746
-4
?
1719
9
4
-747
-3
11
1720
1 7
2
1748
-7
8
1721
12
7
-749
-9
1722
14
6
17Ç0
20
10
1723
7
8
17Ç1
23
2
1724
n
4
1732
-9
1715
l 7
6
- 7 Î 3
-7
7 *
172 6
11
4
- 7 Î 4
14
6
1727
J 3
8
- 7 D
-9
9
1728
D
2
1736
23
4
1719
17
*757
22
5
Les Mémoires de Vacai. ne donnant plusdepuis quelques années la quantité de pluieannuelle , nous n’avons pu pousser cettetable plus loin.
Terme moyen de la pluie tombée à Paris,depuis & compris 1702 , époque où For scommencé à la mesurer.
De 1702 â 1711, 18 pouces & demi.
De 1711a 1720, 17 pouces 1 lign.
De 1721 à 1730, 13 nouces 9 lign.