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Tome vingt-sixième.
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2^6 PLU

nuit, cette pluie produit une très-grandefécondité : Pherbe fur-tout crolt abondam-ment dans les prairies , & procure beau-coup de lait aux vaches.

2.0. Lorsque la pluie tombe sur de hautesmontagnes , elle entraîne avec elle uneterre molle , friable, qu’elle dépose dansles vallées où elle se précipite, & qu’ellefertilise , cette eau se dégorgé encore dansdes fleuves, & entraînant avec elle dulimon qu’elle y dépose , elle y produit çà& là de petites îles très-fertíles : ce limonen éleve le fond ; & comme les fleuvessortent souvent de leur lit, le limon deces eaux se répandant sur les terres inon-dées, les fertilise ainsi qu’on en peut jugerpar le Nil & par d’autres fleuves : par cemême moyen la hauteur des montagnesdiminue, les vallées se remplissent, lesembouchures des fleuves qui se rendent àla mer se trouvent à une grande distance,ainsi qu’on en peut juger par celle du Nil,du Rhin, & de laMeuse qui est en Hollande.

3° La pluie lave & purge l’air de toutesles ordures qui pourroient être nuisibles àla respiration, ou qui pourroient être inu-tiles ; elle les entraîne avec elle, & elleles précipite fur la surface de la terre ; desorte qu’il y a un cercle continuel d’ex-halaisons qui s’élevent de la surface de laterre dans l’atmosphere, & qui retombentde Fatmosphere sur la surface de la terre.

4°. La pluie modéré la chaleur de l’airpres^du globe, car elle tombe toujours,en ete, d’une région de l’air plus haute& plus froide. C’est pour cela que nousremarquons toujours que Pair devient plusfroid en été proche la surface de la terre,lorsqu’il est tombé de la pluie.

5°. C’est à la pluie qu’il faut rapporterF origine des puits, des fontaines, des lacs,des rivières, & conséquemment des fleu-ves , quoique cependant la pluie n’en soitpoint Punique cause : c’est pour cette raisonque, lorsque là sécheresse régné pendantlong-temps, les puits , les fontaines & lesfleuves ratifient. ( -f )

Etat de la pluie tombée à Paris chaque année

depuis & compris ìjoz jusqu en 1757 ; la

neige réduite en eau en fait partie.

Cet état est tiré de la Connaissance des

PLU

temps , & le premier fe trouve pour 1702.dans le volume de 1704 , où il est mar-qué mois par mois ; le total est de 16 pou-ces 4 lignes. II y avoir apparemment desobservations antérieures;car Fauteur ajou-re , ce qui est beaucoup moins que dans lesannées communes qui donnent IA pouces.

Dans les volumes suivans, on ne trouveque le total de Farinée & non de chaquemois.

Années, pouces.

lign.

Années.

pouces.

lign'.,

1702

1 6

4

! 73 °

16

1703

1 7

4

173 1

-9

1704

l 9

10

I 73 z

-Z

9

1705

*3

11

J 733

9

9

1706

-734

-7

4

i 7 ° 7

r 7

II

- 73 Î

-3

1708

18

6

-736

i)

1709

21

9

-737

IO

1710

->

9

1738

-4

9

1711

2

-739

-9

1

1712

21

2

1740

21

6

1713

20

7

- 74 -

12

10

l 7 14

I4

2

1742

12

9

1715

I 7

6

-743

II

2

1716

I 4

4

-744

10

10

1717

l 7

8

- 74 ^

12

S

1718

l 3

2

-746

-4

?

1719

9

4

-747

-3

11

1720

1 7

2

1748

-7

8

1721

12

7

-749

-9

1722

14

6

17Ç0

20

10

1723

7

8

17Ç1

23

2

1724

n

4

1732

-9

1715

l 7

6

- 7 Î 3

-7

7 *

172 6

11

4

- 7 Î 4

14

6

1727

J 3

8

- 7 D

-9

9

1728

D

2

1736

23

4

1719

17

*757

22

5

Les Mémoires de Vacai. ne donnant plusdepuis quelques années la quantité de pluieannuelle , nous n’avons pu pousser cettetable plus loin.

Terme moyen de la pluie tombée à Paris,depuis & compris 1702 , époque où For scommencé à la mesurer.

De 1702 â 1711, 18 pouces & demi.

De 1711a 1720, 17 pouces 1 lign.

De 1721 à 1730, 13 nouces 9 lign.