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joint à co qu’eiîe ôte à la plume sa netteté& sa force premiers, de sorte qti’clle nereste pins après cela d’aosti bon servicequ’elle éroit auparavant. Beaucoup de per-sonnes préfèrent les bouts d’ailes à toutesautres plumes, parce qu’elles se fendentd’ordinaireplus nettement. C’est pour cetteraison cjue les maîtres Ecrivains & leurseleves s’en accommodent mieux.
Plume, ( Commerce. ) Plusieurs mar-chands & artisans en trafiquent , les ap-prêtent ou les emploient.
Les maîtres plumassiers font le commercedes plumes d’autruches, du héron, desaigrettes, & de toutes sortes d’autresplumes précieuses, qui servent à la pa-rure & aux ornemens. Les merciers-pa-peticrs vendent les plumes d’oie , de cygne& de corbeau , qui font propres pour Ré-criture & pour les destins à la main. Lesmerciers - ferroniers font négoce en grosdu duvet ou plume à lit. Les fourreurspréparent & vendent les peaux de cygne& de vautours garnies de leur duvet, enfont des manchons & palatines, &c. Enfinles tapissiers emploient en lits de plume ,en traversins & autres meubles, le duvet &l’aigledon ; les chapeliers la laine fine oupoil d’autruche , dans la fabrique de quel-ques-uns de leurs chapeaux ; & les manu-facturiers de draps se servent du gros d’au-truche pour faire les lisières de ces sortesd’étoíîes. ( D. J. )
Plumes, ( Marichall. ) Donner desplumes à un cheval, c’est une opérationque 'les. maréchaux pratiquent de la ma-niéré suivante :
On commence par abattre le cheval furqueîqu’endroít mou , & on l’astùjetit d»façon eu’il ne puisse se mouvoir , aprèsquoi on lui broie l’épaule avec un grès ouune brique, assez fort pour la meurtrir,en la mouillant de temps eu temps avecde seau. On y fait ensuite deux ouver-tures larges d’un pouce au bas , une acôté de l’endroit où touche le poitrail ,& trois doigts loin de la jointe , l’autrecontre le coude , derriere l’épaule , contreles cotes, prenant garde qu’elles ne soientpomt a l’endroit du mouvement où est lajointe , parce. qu’on y attireroit de la ma-tière ) ce qu’il faut éviter. II faut ensuite
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détacher !a peau avec l’espatule & par cesdeux trous souffler entre cuir & chair ,pour détacher la peau de l’espatule jusqu’àla crinière , en broyant avec la main àmesure qu’on soufflera. Lorsqu’on trouveavec une grande spatule de bois que lapeau est détachée tout au long & au largede Pepaule , on introduit par les ouver-tures des plumes d’oie frottées de basilìcumjusqu’au haut >. en les posant de façonqu’elles ne puissent point sortir d’elles-mémes.
II faut tirer les plumes tous íes jours ,faire écouler la matière, remettre les plu-mes frottées de vieux - oing, de graisseblanche ou de bajilicum , & continuer lemême traitement durant 15 ou 20 jours »selon !a quantité de matière , puis ôter lesplumes tout-à-fait, après quoi les plaies sefermeront d’eiles-mêmes. Soìhyfd.
PLUMES , en terme de marchand de modes,font des especes d’aìgrettes composées oud’une feule plume , ou de plusieurs mon-tées fur des branches de laiton , diverse-ment destinées & colorées. Voye^ AI-GRETTE.
Plume PERPÉTUELLE , ( Papetier. )c’est nne efpece de plume faite de maniéréà contenir une grande quantité d’encrequi coule petit à petit, & par ce moyenentretient fort long-temps Récrivait!, fansqu’il soit obligé de prendre de nouvelleencre. La plume perpétuelle ( mauvais ins-trument) est composée de différentes piecesde cuivre , d’argent, &c. dont la piece dumilieu porte la plume qui est vissée dansl’intérieur d’un petit tuyau , soudé lui—même à un autre canal de même dia-mètre , comme le couvercle ; on a soudeà ce couvercle une vis mâle , afin de pou-voir le fermer à vis , de boucher austì unpetit trou qui est en cet endroit, & d’em-pêcher l’encre d’y passer. A Fautre extré-mité de la piece est un petit tuyau > furla face extérieure duquel on peut visserle principal couvercle : dans ce couvercleest un porte-erayon qui se visse dans ledernier tuyau dont on vient de parler ,afin de boucher Fextrémité du tuyau, danslequel on doit verser l’encre par le moyend’un entonnoir.
Pour faire usage de cette plume, d
faut