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Tome vingt-sixième.
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après chaque cou^t de pompé , diminué énpiogreílion géométrique. En eíFet, puisquela quantité d’air du récipient diminue àchaque coup de pompe, en raison de lacapacité du récipient, â celle du mêmerécipient & de la pompe jointes ensemble ;chaque reste est donc toujours moindre quele reste précédent dans la même raisondonnée ; d’où il est clair qu’ils font tous dansune progrestìon géométrique décroistànte.

Si les restes décroissent en progressiongéométrique , il est certain qu’à íorce depomper , on pourra les rendre auílì petits'qu’on voudra, c’est-à-dire, qu’on pourraapprocher autant qu’on voudra, du videparfait ; mais on voit en même temps qu’onne pourra tout évacuer.

Outre les effets & les phénomènes de 3amachine pneumatique, dont on a parlé auxarticles VlDE, ÁlR , &c. on peut y enajouter quelques autres : par exemple, laflamme d’une chandelle mise dans íe vides’éteint en une minute , quoiqu’elle y sub-siste quelquefois pendant deux ; mais la mè-che continue d'y être en feu , & mémeil en sort une fumée qui monte en haut.Du charbon allumé s'éteint totalement dansl'espace d’environ cinq minutes, quoiqu’enplein air il ne s’éteigne qu’après une demi-heure ; cette extinction se fait par degrés,en commençant par le haut & par les côtésextérieurs. LVoser.ce de l’air réaffecte pointle fer rougi au feu ; & néanmoins le soufreou la poudre à canon ne prennent pointflamme dans le vide , ils ne font que s'yfondre. Une meche après avoir long-tempsparu éteinte dans le vide fe ranime lors-qu on la remet à flair. Si l'on bat le fusildans le vide , on y produit des étincellesausti abodamment qu’en plein air : cesétincelles saillent dans toutes les directions,en dessus , en dessous , &c. comme dansflair : 1 aimant & les aiguilles aimantées ontles mêmes propriétés dans le vide que dansl’air. Après qu’un flambeau est éteint dansun récipient épuisé d’air, "la fumee descendP ar degrés au fond , où elle forme un corpsnoirâtre , t n laissant la partie supérieureclaire & transparente ; & fl Aon incline levase tantôt d’un côté , tantôt d’im autre ,la surface de la fumée se tient horizonta-lement semblable aux autres fluides, Le

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typhon fie «foule point dans îe vide. L’eaàs’y gèle. Dans un récipient épuisé d’air onpeut produire de la chaleur par le frot-tement Le camphre ne prend pont feudans le vide. Quoique quelques grains d’unmonceau de poudre s’al ument dans le videpar le moyen d’un miroir ardent ; ils necommunique point le feu aux grains quileur sont contigus. Les vers lui fans perdentleur somiere a mesure que flair s’épuise ,& à la fin i!s s’obfcurcisient totalement,mais ils recouvrent for le champ tout leuréclat, quand on les remet à flair. Le phos-phore que 1 on fait avec de surine ne cestepas d’être lumineux dans le vide ; on re-marque aussi que le nitre de Glauber mêléavec de flhuile de caryi, s’enflamme dans;le vide , & met en pitee la fiole où il aété renfermé. Les vipères & les grenouilless’enflent beaucoup dans le vide ; mais ellesy viventune heure & demie ou deux heures,& quoiqu’alors elles paroissent tout-à-faitmortes, quand on les remet à flair pen-dant quelques heures, elles fe raniment.Les limaçons y vivent dix heures ; les lé-sards, deux ou tro s jours; les sangsues,cinq ou six jours ; les huîtres vivront dansle vide pendant vingt - quatre heures fansaucun accident. Le cœur d’une anguille dé-taché de son corps continue de battre dansle vide avec plus d’agilité que dans l’air ,& cela pendant près d’une heure. Le sangchaud, le lait , le fiel éprouvent dans levide une effervescence & une ébullitionconsidérable. On peut parvenir à fairevivre une souris ou d’autres animaux dansun air raréfié , plus long-temps qu’ils nevivroient naturellement, si l’on fait bienménager les degrés de raréfaction. Si onenferme un animal sous un récipient donton ne pompe flair qu’en partie , il y vit àla vérité plus long temps que si on pom-poit flair entièrement , mais il ne laissepourtant pas d’y mourir. Les oiseaux ontâ cet égard quelque avantage sor les ani-maux terrestres , car ils peuvent mieuxsupporter un air raréfié , étant accoutumésde s’élever á ûne hauteur souvent très-con-fidérable, où ils rencontrent un air beau-coup moins épais que celui que nous res-pirons. On a cependant observé que fi onpompe les f de flair d’un récipient, ils ne