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Tome vingt-sixième.
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POE

attribue à d’autres causes ; jamais elle rieremonte au-delà des forces, ni de la pru-dence humaine. L’épopée est le récit d’unemuse, c’est-à-dire, d’une intelligence cé-leste , laquelle a vu non-seulement le jeude toutes les causes naturelles, mais en-core Inaction des causes surnaturelles, quipréparent les ressorts humains, qui leurdonnent fimpulíìon & la direction pourproduire faction qui est f objet du poeme.

La premiere idée qui se présence a unpoëte qui veut entreprendre cet ouvrage ,c’est d’immortaliser son génie : c’efì la finde l’ouvrier; cette idée le conduit natu-rellement au choix d’un sujet qui intéressell n grand nombre d hommes , & qui soiten . même temps capable de porter le mer-veilleux : ce sujet ne peut être qu’uneaction.

Pour en dresser toutes les parties & lesrédiger en un seul corps , il fait commeles hommes qui agissent , il fe propo.e unbut où fe portent tous les efforts de ceuxqu'd f a i t ag - lr . c’est la fin de l’ouvrage.

fontes les parties étant ainfi ordonnées7 ers y n seul terme marqué avec precûion,e poët e tait valoir tous ies privilèges de Ionart. v^uoiq ue f on stjj et foie tiré de 1 histoire,11 , s en .fend le maître : il ajoute, il retran-C , ■ ' ll v tr anfpose, il crée , il dresse les ma-chines a fon gré, il prépare de loin des res-sorts secrets, des forces mouvantes ; il des-tine d âpres les idées de la belle nature lesgrandes parties ; il détermine les carac-tères de ses personnages ; il forme le la-byrinthe de fintrigue ; il dispose tous sestableaux selon f intérêt de l’ouvrage, &conduisant son lecteur de merveilles enmerveilles , il foi laisse toujours apperce-voir dans le lointain une perspective plus

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charmante , qui séduit sa curiosité, &l’entraîne malgré lui jusqu’au dénouement& à la fin du poeme.

II est vrai que ni la société, ni l’his-toire ne lui offrent point de tableaux fiparfaits &: íì achevés. Mais il suffit qn’ellesfoi en montrent les parties, & qu’il aiten foi les principes qui doivent le guiderdans la composition du tout.

Le plan de toute faction étant dresséde la forte , il invoque la muse qui doitfinspirer : ausfi-tôt après cette invocationil devient un autre homme.

. Cuì talia fanti

. . . Subito non vultus, non color unus;

Etrabie fera corda tument , major que vìderi ,Nec mortale fonans afflatur tiumìne quanâo jJampropioredei .... Tros Anchifiade. . ..

II est autant dans le ciel que fur la terre :il paroi t tout pénétré de fesprit divin ; sesdiscours ressernblênt moins au témoignaged’nn historien scrupuleux qu’à f extase d’unprophète. II appelle par leurs noms les cho-ies qui n’exiííent pas encore : il voit plu-sieurs siécles auparavant la mer Caspiennequi frémit, & les sept embouchures du Nilqui fe troublent dans 1 attente d’un héros.

Ce ton majestueux se soutient : tout r,'en-noblit dans fa bouche ; les pensées , les ex-pressions , les tours, 1 harmonie, tout estrempli de hardiesse & de pompe. Ce n’c-stpoint le tonnerre qui gronde par intervalle ,qui éclate & qui se tait ; c’est un grandfleuve qui roule ses flots avec bruit, & quiétonne le voyageur qui fentend de loindans une vallée profonde : en un mot, c estun dieu qui fait récit à des dieux. (1)

h) ACTION , en Poésie, ce qui fait le sujet ou la‘ nomme proprement a thon

On en distingue de deux sortes : l 'action principale , '^ ment épipde. \ oyc\ EPISODE

fable ( voye^F able ) ; & Faction incidente qu’on appelle

& Episodique. Nous ne traiterons que de la premiere. chacune de ces eipeces

Comme le grand poëm-e se divise en épique & en ^ ® i, re ùnt intrigue (Lértuce & com-a aussi son octon particulière. Celle du poème dramatique doit « ^ ^ poëme épique.

plette , - d’une durée beaucoup moindre que celle qu on donne &c

Feye-, Dramatique, Intrigue , Dénouement • J r " 1T ^; rve illeuse , & d’une certaineVaâìon dupoeme épique doit etre grande , une , enuere , me '

dur * î ' . . A „„.J 0 r >pst à dire nnble & intéressante. Une aventure commune .•ríSX'&te!» à à P‘°e™ fo-i» i-àà- que fe propose le p°°»,

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