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Tome vingt-sixième.
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POE

main. La mort 3 e surprit vers la centièmeannée de Jésus - Christ , dans ie tempsqu'il retouchoit le second chant. Enfin lui-rnême reconnoît qu’il n’a suivi Virgile quede fort loin , & qu’en baisant ses tracesqu’il adoroit ; c’est un sentiment de mo-destie , dont il saut lui tenir compte. Nousavons nne belle & bonne édition de sesŒuvres faite à Paris en 1618 in-t\-°. M. deMaroìles en a donné une traduction fran-Çoiso , mais beaucoup trop négligée & alaquelle il manque les notes d’érudition.

SUius Italiens parvint aux honneurs d uconsulat, & finit sa vie au commencementdu régné de Trajan , âgé de 7$ ans. II selaissa mourir de faim , n’ayant pas la cons-tance de supporter 3 a douleur de ses maux.Son style est à la vérité plus pur que celuide ses contemporains ; mais son ouvragede la seconde guerre punique est íi foiblt& fi prosaïque , qu’il doit avoir plutôt 1c^°m d’histoire écrite en vers, que celuiPoème épique.

, Zucain ( M. Annceus lucanus ) est dignes f r nous arrêter davantage que Stace &n jg Us stalicus qu’il avoit précédés. Son gé-n ’ a ^^Sjnal ouvrit une route nouvelle. II| ipi , ll e , n Imité, & ne doit à personne ni sesseul un ' 11 ' es défauts, & mérite par celadit M D 1 ^ an d e attention. Voici ce qu’en

r ' ' . voltaire.

Y eto ' t d’une ancienne maison de. V 7 f es c h® v aliers. 11 naquit à Cordouen i .?agne sous Pempereur Caligula. Iit> 01t ^ n S? re que huit mois lorsqusonm , ena f ^ome, où il fut élevé dans lafi*r n „ n . • Setieque son oncle. Ce fait suf-ont . r'' 1 lm Pp^ er filence à des critiques quiIan2acfJ 0 T q i Ue en doute la pureté de sonsnol onî pris Lucain P° ur un espa-

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II fut d abord favori de Néron , sosou'à

ce qu il eut la noble imprudence dédise'ter contre lui le prix de la poésie, & Thon.neur dangereux de le remporter.’ Le sujetqu’ils traitèrent tous deux étoit Orphée.La hardiesse qu’eurent les Juges de déclarerLucain vainqueur , est une preuve bien

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forte de la liberté dont on jouissoit dans lespremieres années de ce rogne.

Tandis que Néron fit les délices desRomains , Lucain crut pouvoir lui donnerees éloges, il le loue même avec trop deflatterie ; & en cela seul il a imité Virgile ,qui avoit eu la foibleííe de donner à Au-guste un encens que jamais un homme nsdoit donner a un autre homme tel au’ilsoit.

Néron démentit bientôt les louangesoutrées dont Lucain l’avoit comblé. II f or çaSéneque à conspirer contre lui ; Lucainentra dans cette fameuse conjuration, doncla découverte coûta la vie à trois cents ro-mains du premier rang. Etant condamné àla mort, il se fit ouvrir les veines dans u»bain chaud , & mourut en récitant des versde fa Pharsale , qui exprimoient le genrede mort dont il expiroit.

II ne fut pas le premier qui choisît nnehistoire récente pour le sujet d’un poème,épique. Varius, contemporain, ami & rivalde Virgile , mais dont les ouvrages ont étéperdus, avoit exécuté avec succès cettedangereuse entreprise.

La proximité des temps , la notoriétépublique de la guerre civile , le siecle éclai-ré, politique & peu superstitieux où vivoientCésar & Lucain , la solidité de son sujetótoientàson génie toute liberté d’inven-tion fabuleuse.

La grandeur véritable des héros réelsqu’il falloir peindre d’après nature, étoicune nouvelle difficulté. Les Romains , dutemps de César, étoient des personnagesbien autrement importans que Sarpédon ,Diomede , Mezence & Turnus. La guerrede Troie étoit un jeu d’enfans en compa-raison des guerres civiles de Rome, où lesplus grands capitaines > & les plus puissanshommes qui aient jamais été , disputoiencde l’empire de la moitié du monde connu.

Lucain n’a osé s’écarter de 1 histoire J par-la il a rendu son poème sec & aride. U avoulu suppléer au défaut d’invention p ar } 3grandeur des sentimens ; mais il a cac ytrop souvent sa sécheresse sous de l’enfiure : ainsi il est arrivé qu’Achille & ïseée ’qui étoient peusont devenus gi

nans nomere & dans