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POE -
Mr a vìta ! Ben mio !
O ma vie ! ô mon bien !
L’autre :
Aidio, sposo amato !
Adieu, époux adoré !
A !a 6n j leur douleur & leurs accens seconsondroient sans doute dans cette excla-mation íì íimple & íl touchante :
Che barbaro addio !
Quel fatal adieu !
Che fato cruiel !
Quel sort cruel l
Le duo ou duetto est donc un air dialo-gue , chanté par deux personnes animéesde la même pastion ou de paillons opposées.O" moment le plus pathétique de l’air ,? urs accens peuvent se confondre ; cela estp ^l S la nature ; une exclamation , uneP Cut les réunir ; mais le reste deêtre eCre en dialogue. II ne peut jamaiss ’anim 3tl ^ e ‘ ssifArmide & Hidraot, pourplet. Cr a vengeance, chantent en cou-
&°Vrst!Ì vons jusqu au trépas ,e s n s n ' ! ]ui nous offense ;
H n échappe pasnotre vengeance !
de r^ ornrnencer oìent ce couplet dix foisf e av , ec un bruit & des mouvemenstrnm^f Ce - n£S ’ siuson homme de goût n’yfastiH; r °r t ^ Ue même déclamation fauste
nier* !e? airs temple de quelle ma-Ph\riev, rs actpnr SUX ’ a U ’°’ S & même àle drame lyrique peuvent être placés dansOn voit auílì par r „
nonsde dire, cequec’estníìe i? Ue nous ve "& quel -Iì son génie. II confia "J™ f'"’,.veloppement d une situation intéreír dc 'Avec quatre petits vers que I e poète g te -
mt, le musicien cherche a exprimer nófeulement la principale idée de la passionde son personnage, mais encore tous s esTome XXVI.
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accessoires & toutes ses nuances. Mieux lecompositeur devinera les mouvemens lesplus secrets de l’ame dans chaque situation,plus son air fera beau ; plus il fe montreralui-même homme de génie C’est-là où ilpourra déployer aussi toute la richesse deson arc, en réunifiant le charme de l’har-monie au charme de la mélodie , & Fen-chantement des voix au prestige des instru-mens. L exécution de l’air fe partagera en-tre le chant & le geste ; elle fera Fou-vrage non-seulement d’,un habile chanteur,mais d’un grand acteur ; car le compositeurn’a guere moins d’attention à désigner lesmouvemens & la pantomime, qu’à marquerles accens de la passion dont son air présentele tableau.
Suivant la remarque d’un philosophe cé-lébré , l’air est la récapitulation & la péro-raison de la scene , & voilà pourquoi Fac-teur quitte presque toujours la scene, aprèsavoir chanté ; les occasions de revenir dulangage de la passion à la déclamation or-dinaire , au simple récitatif, doivent êtrerares.
Le génie de Fair est essentiellement dif-férent du couplet & de la chanson : celle-ciest l’ouvrage de la gaieté , de ta satyre , dusentiment, si vous voulez , mais jamais dela déclamation, ni de la musique imitative.La chanson ne peut donner aux parolesqu un caractère général, qu’une expressionvague; mais le retour périodique du mêmechant à chaque couplet, s’oppose à touteexpression particulière, à tout développe-ment , & un chant symétriquement ar-rangé ne peut trouver place dans !a musi-que dramatique que comme un souvenir.Anacréon peut chanter des couplets au mi-lieu de ses convives ; lorsque Life veut faireentendre à Dorval les scntimens de soncœur, la présence de sa surveillante Fobligeà les renfermer dans une chanson qu’eìlefeint d’avoir entendu dans son couvent ;cette tournure est ingénieuse & vraie ; maisdans tous ces cas les couplets font histori-ques; c’est une chanson qu on sait par cop jr& qu’on se rappelle. Dans la comédie lesoccasions de placer des couplets peuventêtre fréquentes ; ,e n en conçois guere dansja tragédie. Pour nous en tenir aux exem-ples deja cites, si Mandane eut fait des pa-
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