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Tome vingt-sixième.
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z6r POE

rôles , conscrvati fedeie , un couplet au lieud’un air , quelque tendre que tic ce cou-plet , il eût été íroid, insipide & taux. Nousavons déjà remarque que le comole tic f ab-surdité & du mauvais goût serait de íe <;r-vir du couplet pour ie dialogue de la ícene& Tentrctien des acteurs.

L’air , comme le plus puistant moyen ducompositeur , doit être réservé aux grandstableaux & aux momens sublimes du cramelyrique. Pour faire tout son effet , i fautqu’iì soit placé avec goût & avec jugement :limitation de !a nature > ia vérité ou spec-tacle & 1 expérience sont d’accord sur cetteloi. II en eíi de la musique comme de iapeinture* se secret des grands effets con-siste moins dans la sb: ce rìts couleurs quedans l’art de leur dégradation , & les pro-cédés d’un grand coloriste (ont différens deceux d’un habile teinturier. Une luire d’airsles plus expressifs & les plus variés , lansinterruption & fans repos, lasserait bientôtf oreille la mieux exercée & la plus passion-née pour la musique, (f est le passage du ré-citatif à l’air, & de l’air au récitatif , quiproduit les grands effets du drame lyrique ;fans cette alternative l’opéra íeroit certai-nement le plus assommant, le plus fasti-dieux , comme le plus faux de tous les spec-tacles.

11 ferait également faux de faire alternati-vement parler & chanter les personnagesdu drame lyrique. Non-feulement le pas-sage du discours au chant & le retour duchant au discours auroient quelque chosede désagréable & de brusque , mais ce fe-rait un mélange monstrueux de vérité & defausseté. Dans nulle imitation le mensongede fhypottese ne doit disparaître un instant;c’est la convention sur laquelle ! illusion estfondée. Sí vous laissez, prendre à vos per-sonnages une fois le ton de la déclamationordinaire , vous en faites des gens. ccmtfienous , & je ne vois plus de ration pourles faire chanter fans blesser le bon sens..

O.i peut donc dire que c’.cst l'ûvention& le caractère distirct'f de l’air & du réci-tatif qui ont créé !e p ême lyrique ; quoiquecelui-ci marche fans !e secours des instru-jnens, &: n-.- différé de la déclamation or-dinaire cn’er> marquant les inflexions dudiscours par des intervalles plus sensibles &

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susceptibles d’être notés, il n’en est pasmoins digne e l’actention d’un grand com-positeur, qui saura y mettre beaucoup degénie , de .finesse & de variéíé. Il pôurramême le sa;re accompagner de foreseifre ,&. le, couper. dar.s les repos de différentespensées musicales dans tous les cas où !oeiícours de. 1 acteur, fans devenir encorechant, s’animera davanrage , & s Appro-chera du moment où ia force de la passionle transformera en air.

Cette économie intérieure du spectacleen musique fondée d’un côté sur la véritéde limitation , & de.i’autre , sur la naturede nos organes, doit servir de poétiqueélémentaire au poètes lyrique. 11 saur à Iavérité.qu'il se soumette en tout au musi-cien ; il ne peut prétendre epsau secondrôle ; mais il lui reste d’assez beaux moyenspour partager la gloire de son compagnon.Le choix & la disposition du sujet, l’ordon-nance &c la marche de tout le drame sontl’ouvragé du poète. Le sujet doit être rem-pli d’intérêt, & disposé de la maniéré laplus simple & la plus intéressante. Tout ydoit être en action , & viser aux grands ef-fets. Jamais le poète ne doit craindre dedonner à íen musicien une tâche trop forte-Comme la rapidité est un caractère insépa-rable de la musique, & une des principalescauses de les prodigieux effets , la ma chedu poème lyrique doit être toujours rapide.Les d feours longs & oisifs ne feraient nulle;part plus déplacés.

Semper ad eventum fijiinal-

II doit se hâter vers son dénouement ìen se développant de ses propres forces,fans embarras fans intermittence. Rienn’empêcheia quele poète ne destine forte-ment ses caractères , afin que Ia musiquepustfe assigner à chaque personnage le style& le langage qui lui font propres. Quoique'tout doive être en action , ce n’est pas unefuite (factions cousues Tune après fautre ,que L compositeur demande à son poète.L unité diction n’est nulle part plus indis-pen able c ue dar.s ce drame ; mais tous sesdéveloppe mens uicctssis doivent se passessous les yeux du spectateur Chaque scènedoit osssir une situation , paree qu'il n > a