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Tome vingt-sixième.
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POE

à des êtres moraux pcrfonn’fìés qui enfont les acteurs. Le merveilleux visible aparu li essentiel à ce drame , que le poète•\e croiroit pas pouvoir traiter un sujethistorique sans y mêler quelques incidenssurnaturels & quelques êtres de fantaiíieà de fa ci tation.

Pour juger si ce genre peut mériter lesuffrage d’une nation éclairée, les critiquesà les gens de goût examineront & décide-ront les questions suivantes.

Ne se roi t-c, pas une entreprise contrai-re au bon sens , que le génie a toujourssaintement respecté dans les arts dsimita-î'on , q ue de vouloir rendre le merveilleuxsusceptible de la représentation théâtrale ?” e qui dans rimagination du poète & de, s lecteurs étoit noble & grand , renduainsi visible aux yeux , ne deviendra -1 - ilPoint puérile & mesquin ?

Sera -1 - il aisé de trouver des acteursPour les rôles du genre merveilleux , onpjPPortera-t-on un Jupiter, un Mars , undéf t0n Pous la figure d’u n acteur plein dea u ^ Cs . êt de ridicules ? Ne faudroit-i! pasdes s^i ns P°ur de telles représentations,à une < ^a rim eníês ’ ol) le'soectateur placéforcé distance du théâtre , se roi t

masques I a ’ís er au jeu des machines •& desson ima-q. . rté de lui en imposer ; oùobligée dp latl ° n fortement frappée seroitíets d'un spect-^'à elle- même aux ef-saiíìr nu? i tce dont elle ne pourroitdieux ?" leS baffes ? La présence desble dans uria '^' e ‘le être rendue íupporta-specta-p, l r' 1611 àroir & resserré où le

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les nii^^ , eur ’ou les.plus petits détails,

*L""„st? r s M*» à.à nqé

ni dérol-Jê ’ oulc ffeond ne peut masquerde se dém ai ’cl UCJn défauts de ía voix ,tlotl d’Horace / Úe sa ílgurc ? L-observa-

quî n est pas moins vraie d«c rtemps , n est--elle pas ic ; £ * ieux que dessensible ? Supposons donc ciri'on^ ^Pplmationtre des dieux fur ces théâtres aná^&P^menfes qui recevoient un peuple entiV

pré-

pour spectateur, ne seroit - ce pas làGisement uns raison pour les bannir de

nos

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petits théâtres, qui ne représentent quepour quelques cotteries qu’on a appelées kpublic ?

Si un spectacle rempli de dieux étoitle fruit du goût naturel d’un peuple , d’unepaffion nationale pour ce genre , ce peuplene commenceroit-il pas par mettre fur sesthéâtres les divinités de la religion ? Desdieux de tradition , dont il ne connoit lamythologie quimparfaitement, pourroient-ils rémouVoir & l’mtéresser comme les ob-jets de son culte & de sa croyance ? L’opérane deviendroit-il pas necessairement unefête religieuse ?

N’exigeroit-en pas du moins d’un telpeuple d’être connoisseur profond & pas-sionné du nu, des belles formes, de l’é-nergie & de la beauté de la nature ; & quefaudroit-il penser de son goût s’il pouvoitsouffrir sur ses théâtres un Hercule en taf-fetas couleur de chair , un Apollon en basblancs & en habit brodé ?

Si le précepte d'LIorace ,

Nec Deus interjit

est fondé dans la raison, que penser d’unspectacle cù les dieux agissent à tort & àtravers, où ils arrangent &-dérangent toutselon leur caprice, où ils changent incon-tinent de projets & de volonté ? Qu’on serappelle avec quelle discrétion les tragi-ques anciens emploient les dieux dans despieces , qui après tout étaient des actes■de religion ! ïls montroi-ent le dieu uninstant, an moment décisif , tandis quenotre poète lyrique ne craint point de letenir sens cesse sous nos yeux. En en usantainsi, ne risque-t-il pas d’avilir la con-dition divine, si l’on peut s’exprimer ainsi ?Pour qu’un dieu nous imprime une ideeconvenable de fa grandeur, ne faut-il pasqu’il parie peu, & qu’il se montre aussi ra-rement que ces monarques d’Asie , dontl’apparition est une chose si auguste & sifolemndle, que personne n’osc lever lesyeux fut eux , dans la seule occasion où iiest permis de les ■ envisager ? Seroit-il pos-sible de conserver ce respect pour lìn j_Ion qui se montreroit trois heures désire 0

fous la'figure &svec les talons deM. MngueffQuand st seroit possible de représenter

d une marnera nobse Bn h j- t. ' - ,

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