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POE
Ofí peut denc définir la poésie lyrique ,Celle qui exprime le sentiment dans uneforme de versification qui est chantante ;or , comme les sentimens font chauds ,Passionnés , énergiques , la chaleur dominenécessairement dans ce genre d’ouvrage.De-là naissent toutes les réglés de la poésiehs' ique , aussi-hien que ses privilèges c’est-j a ce qui autor-se la hardiesse des débuts ,Es emportemens, les écarts ; c’est dc-láelle tire ce sublime > qui lui-appartientâ une façon particulière, & cet enthou-fiasme qui Papproche de la divinité,
, f a poésie -lyrique est auíìi ancienne quemonde. Ouand shomme eut ouvert lesyeux ssir Pùnivers , fur les impressions^Sreables qu’il recevoit par tous ses sens ,,y r les merveilles qui l’environnoient , ileleva s a voix pour payer le tribut de gloire^u il devoir au souverain bienfaiteur. Voilàorigine des cantiques , des hymnes , desS s , en un mot de la poésie lyrique.fèt ' S P a y ens avoient dans le fond de leursd y es ’ ] e même principe que les adorateursAssista 31 ^' eu- Óc fut la joie & la recon-íol et1 ^ e ^ui leur fit instituer des jeuxils s e c e r a Pour célébrer les dieux auxquels-De-iz o.yoient redevables de leur récolte,sacroient j rcnt ces chants de joie qu’ils cou-de l’amour 1 q' eu ^ es vendanges, '& à celuil objetnatu'r | J es dieux bientaisansétoier.tenfans des die^ l y ri 9 ue > les héros,
avoir part à dévoient naturellementcompter queî^ eí P ece de tribut, lans
leurs services rend ^r" ' , Ieur , C ° lirage , 'Particulier f - C * soic a quelque peupleétoient a 5 10 . !t a tout le genre humain ,divinité. de ressemblance avec la
d'Otnfi'e " a r e c l u * 3 Produit ies poèmesdare, & à e ^ nus » d’Alcée , de Pin-la W d’unf^cf qUes auCrcs .qui ont touchépas mériter d’f-rp t x° P - Allante pour neP ar ticuli er . Vcyer /ans un article
iyxique. y? donc OOL , p 0£TE
c’JͰp“ rtíc™/rcm™ S ,S' , ' Cm<înt , icl Wqu'il est donné d mfcnjreavec agrément. La poesie dramatt U e tfabulaire réunissent plus rarement ces deme
avantages ; fode fait respecter une divinité
Morale par la sublimité des pensées, I aTome XXH.
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majesté des cadences, !a hardiesse des figu-res , la force des expre ssions ; en même-cemps: elle prévient le dégoût par la briè-veté , par la variété de ses tours , & parle choix des ornemens qu’un habile poètefait employer à propos. (D. J. )
, Poésie orientale moderne ,( Poesie ) Les beaux - arts ont été long-temps le partage des Orientaux. M. deVo.tane remarque que comme les poésiesdu persan Sady , fout encore aujourd’huidans ? a bouche des Persans, des Turcs &des Arabes , il faut bien qu’elles aient dumérite. II étoit contemporain de Pétrar-que , & il a autant de réputation que lui. 11est vrai qu’en général le bon goût n’a guererégné chez les Orientaux: leurs ouvrag sressemblent aux titres de leurs souverains ,dans lesquels il est souvent question du so-leil & de la lune. L’esprit de servitudeparoît naturellement empoulé, comme ce-lui de la liberté est-nerveux , & celui dela vraie grandeur est simple. Ils n'ont pointde délicatesse , parce que les femmes nefont point admises dans la société. Ilsn’ontni ordre ni méthode , parce que chacuns’abandonne à son imagination dans la soli-tude où ils passent une partie de leur vie ,& que l'imagination par elle-même est dé-réglée. Ils n’ont jamais connu la véritableéloquence , telle que celle de Démosthene& de Cicéron. Qui auroit-oneu à persuaderen Orient ? Des esclaves. Cependant ilsont de beaux éclats de lumière : ils pei-gnent avec la parole , & quoique les figuressoient souvent gigantesques &: incohéren-tes , on y trouve du sublime. M. de Vol-taire ajoute pour le prouver une traductionqu’il a faite en vers blancs d’tin passage ducélébré Sadi : c’est une peinture de la gran-deur de Dieu ; lieu commun à la vériré,mais qui fait connoître le génie de la Perse.
11 fait distinclement ce qui ne fut / mais.
De ce qu on n entend point son oreille efiremplie.
Prince , il n a pas besoin qu’on le serve àgenoux.
Juge , il n n pas besoin que fa l ( ,i f oh é -
De t éternel burin de fa prévision
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