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des Provençaux : jamais on ne vie un goûtfi général parmi les grands & le peuplepour la Poéfie, que dans ce temps-là,pour la poéfie provençale ; ce qui fait dire àPhilippe Mouskes, un de leurs romanciers,Me Charlemagne avoir fait une donation de’a Provence aux Poètes , pour leur servirde patrimoine.
M. Rymer ajoute , qu’il insiste particu-lièrement sur cet article , pour prévenirj impression que les moines de ce temps-" pou croient faire fur les lecteurs , & sur-to ut Roger Hoveden , qui nous apprendMe le roi Richard I, qui avoit avec Geof-J. r °y son frere demeuré dans plusieurs coursde Provence & aux environs , & avoitSoute ia langue & la poéfie provençale , ache-£o ] t des vers flateurs à ta louange , pour seaire un nom , & faisoit venir à force d’ar-|. ent , des chanteurs & des jongleurs dej, ran ce , pour le chanter dans les rues , &par â'^oit par-tout qu’il n’avoit pas son
gleur U ? st ue ces chanteurs & ce;d°ut j] Vlr| fihnt de France : les provl 'e. pA djouoient, étoient fiefs de Tefiereng ei . er j c I, avoit donné à Raitc alqui er ' * 5 S comtés de Provence, dedo fief, à - ai 'tres lieux voisins , àétoit le gr^’^oud, comte de Touloimétne tsmv i Patroa de ces poètes, <
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liens de polir leur langue , & d’imicer iapoésie provençale. Les conquêtes des A.ng!oisde ce côté-là, & leurs alliances avec ceuxde ces pays, leur procurèrent plutôt en-core la connoissance de la langue & de lapoésie des Provençaux ; & ceux des Anglaisqui s'appliquerent à la poésie, comme le roiRichard , Savary de Mauléon , & RobertGrossetête , trouvant leur propre languetrop rude se porterent aisément à se servir! de celle de Provence , comme étant plusdouce & plus fléxible. Cliaucer a pris tousles termes provençaux , François, & latins,qu’il a pu trouver , & les a mêlés avecl’anglois , après les avoir habillés à l’an-gloise.
On appeloir les poètes provençaux » trou-badours , jonsleurs, fr clnnterres : ce derniernom n’est pas étranger dans nos cathédrales»Roger Oveden rend le second par joculato -res ou joueurs, comme on pourroit traduirele premier par trompettes. Mais les trouba-dours s’appeloient ausiì trouverres , commequi diroit trouve-trésor. Les Italiens les nom-ment trovatori ; le nom de jongleurs , leurvenoit apparemment de quelque instrumentde musique (vraisemblablement la harpe )alors en usage , comme les Latins & lesGrecs se nommoient poètes lyriques. DuVerdict, Van Privas, & la Croix du Maine,vous feront connoître les principaux poètesprovençaux ; je n’en indiquerai que deux outrois d’entre les plus anciens.
j Eelve^er ( Aymeric de ) florissoit vers l’an1203, & fit quantité de vers à la louangede fa maîtresse, qui vivoit â la cour de Ré-mond comte de Provence. Ensuite il de-vint amoureux d’une princesse de Provencequi s’appeloic Barbofife ; cette dame ayantété nommée abbesse d’un monastère , Beí-vezer en mourut de douleur en 1264, paresqu’il ne lui étoit plus permis de la voir. IIlui envoya peu de temps avant fa mort,un petit ouvrage intitulé las amours de fiotz
hS Arnaud de Meyrveilh, poète provençaldu xiij siécle , entra au service du vicomtede Beziers, & devint épris de la comtessede Burlas son épouse. Comme il étoit très-bien fait de fa personne , chantoit bien, &lìsoit les romans en perfection , la comtessele traitoit avec beaucoup de bonté. Enfin i
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