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Tome vingt-sixième.
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POE

André, Jean Skelton , Dryden , Cyber.On peut voir fur cette matière une disser-tation de M. l’abbé du Refnel, dans les•mémoires de f académie des Bdles-Lettres,tome X.

On distingue les Poètes , i°. par rapport? u temps où ils ont vécu , en deux classes,es anciens & les modernes : 2°. par rap-Port Lux climats qui les ont produits , & où

ont vécu, ou par rapport à la languenans laquelle ils ont écrit, en poètes grecs ,lanps, italiens , espagnols » François, an-Lbns, g> c . q 0 , par rapport aux objetsM il ont traités ; en poètes épiques ; telstjn Homère & Virgile , le Tasse , & Mil-tnn, &c. poètes tragiques, comme Sopho-n^H ® ur y?^ e » Shakcfpear, Otwai,Cor-ctl.e , Lt Racine , ùc. poètes comiques ,rdtopaane , Ménandre , Píaute , Té-j^nce , Fletcher , Jonhson , Molière ,^■•enard ; poètes lyriques , comme Pin-î'iass’ .vorace > Anacréon , Cowley ,q Ue er ' 5e , Rousseau , &c. poètes satyri-le au * J uv ' e nal , Perse , Régnier , Boi-giaqùç^tyden , Oldham , &c. poètes élé-' & c . Voyei Epique , Comique,

P o et p ' f! ' c -

te sbu co if tìUc °LïQUE , ( Poéjìe.) les poê-la vie cha^^ "but ceux qui ont décrit enversceuts. L'ess^^’ amufemens & íes dou-à empruntfrj 06 leurs ouvrages consistebres, des anit?^ prf ^ s ’ des ^°’ s 5 ^ es ar ~les objets oui ’ en un r:ì0t * toustfétaphorec 4 i«J' arent llos campagnes , les

Egures dont’le ftv? n ÎF araisons & L !eS f trcsest sn t i r ; n i c ir P !e des poèmes bucoliques

peces d e tahf 0 * íoi , ni 5- fond de ces ef-ainsi dirp caux ssoir toujours être , pourtrouvera ° pa 7,í a S e ennobli. Le lecteurpeintres en ^ ara< ^ eres des plus excellerasIdylle , r senre , aux mats Églogue,poéju . ( D j^' tvm au mat Pastorale ,

tragédie imite i e beau’ u dr ^ mct - ) ]amedie imite le ridicule, ' la co ~

tinction de poètes tragiques ^ Vlent 1? dissComme dans tous les temps la comiques,traiter la comédie étoit Fimage des dede ceux pour lesquels on travailloit^^reconn.it dans les pieces d’Anstophà nede Méi.aadre, de Plante, de Térence, dè

POE z 89

Molière , Sr autres célébrés comiques , legoût du siécle de chaque peuple , & celuide chaque poète.

Le peuple d’Athenes étoit vain » léger ,inconstant, fans mœurs , fans respect pourles dieux , méchant & plus prêt à rired'une impertinence , qu’à-s'ir.struire d’unemaxime utile. Voilà le public à qui Aristo-phane le propesoit de plaire. Ce n’est pasqu il n’eut pu , s’il eut voulu , réformer enpartie ce caractère du peuple , en re le'flattant pas également dans tous ses vices ;mais Fauteur îui-même les ayant tous , ils’est livré fans peine au goût du public pourqui il écrívoit. 11 étoit fatyrique par mé-chanceté , ordurier par corruption demœurs , impie par goût ; par-dessus toutcela pourvu d’une certaine gaieté d’imagi-nation qui lui feurnissoit des idées folles ,ces allégories bisarres qui entrent danstoutes ses pieces, & qui en constituentquelquefois tout le fond. Voilà donc deuxcauses du caractère des pieces d’Aristo-phane , le goût du peuple & celui de Fauteur.

Le grec né moqueur , par mille jeux plai-fans ,

Distilla le venin âe (es traits médisans ;

Aux accès insolens d’une bouffonne joie ;

La sagesse , C esprit , Lhonneur furent enproie.

On vit par le public un poète avoué ,

S'enrichir aux dépens du mérite joué ;

Et Socrate par lui dans un chœur de nuées ,

D’un vil amas de peuple attirer les huées.

Le Pîutus d’Aristophane qui est une deses pieces les plus mesurées , peut fairesentir jufqu’à quel point ce poète portoit lalicence de l’imaginauon , de !e libertinagedu génie. II y raille le gouvernement ,mord les riches, berne les pauvres , femoque des dieux , vomit des ordures ; maistout cela fe fait en traits , & avec beaucoupde vivacité & d’efprk : de sorte que lefond parokplus fait pour amener & porterces traits , que les traits ne font faits pourorner & revêtir le fond.

Aristophane vivait 436 anz avant T cLes Athéniens qu il avoir tant amuséslui

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1 f ^ v 1 1ÍH jouer fur !e théâtre .