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'a vie bourgeoise ; tableau où les objets fontchoisis avec goût, disposés avec art, peintsavec grâce & avec élégance. Décent par-fout, ne r j ant q U ’avec réserve & moáeíîie,semble être sur le théâtre, comme ladame romaine dont parle Horace, est dansjme d ante sacrée, toujours craignant la cen-ore des gens de goût. La crainte d aller|. r °P loin le retient en-deça des limites. Dé-lc at , p°li } g rac i eU x , que n’a-t-il la qualitéàit le comique : Utinam scrìptis adjunâaJ 0r et vis comica ! C'étoit Céíàr qui faifoit ceJ œu 5 il.gémiíToit, il íechoit de dépit, ma-s ror , de voir que cela manquoit à deséto^g^ d’une élocution si parfaite. Térenceti°. omme trop bon pour avoir cette par-da e ^ e renferme en foi avec beaucoup^efle, un peu de malignité. SavoirVo -/ e ridicules les hommes, est un talentp 0 L ln ^ e . ce ini à les rendre odieux. CeCerf 6 3 ) m Primé tellement son caractèrec îue < ôt' e t Pes ouvrages, qu’il leur a pres-ses pi e e ce ‘ u > de leur genre. II ne manque à^ atf ociV S àns beaucoup d’endroits , que’Nes > evénemens pour être tragi-
c’est u n 'mportance pour être héroïques :
Rien |p nr . e de drames presque mitoyen.*°n styl e . P . US simple & de plus naïf queclégant. On 1 ' 0 ? en même temps de plus* Africain d’av • llp ǰ nn ^ Lélius à ScipionParce qu e Ce 0lr . Perfectionné ses pieces ,liarité avec ces°T| e v ^ vo ^ en Zrande fami-POU'roient donner h re v s ron é ains ’ & c l uiIskageux nar | Pni . eu a ces loupçons avan-se de C i e r Ur . rar e mérite & pár la finef-l’aveu dè r sP ' nt - Ce du'il y a de sûr , del’auteur Iatîn Cer ° n ? c e ^ gue Térence estticistne, cVfl- q ' U 1 j- e p , lus approché del’At-
délicat & de ni" “c ce ^ y a de plusàn le ,o„ t cte î ! es Grecs. soit
les mce urs , & rendreVLl 3 su P ein drecomme en parle Des P rJa ux * ; on saitContemplez de quel air ur s terp ,
rence, pere dar ^ Té-
Vknt d'un fils amoureux gourmande
prudence; l,m -
De quel air cet amant écoute ses leçons '
Et court che^fa maîtresse oublier ses chan-sons ;
POE 391
Ce n’es pas un portrait , une irnag e sembla-ble,
C'ejl un amant , un fils , un pere véritable.
Térence sortit de Rome à 35 ans, Lt mou-rut dans un voyage qu’il alloit faire enGrece , vers l’an 160 avant J. C. Suétone,ou plutôt Donat, a fait sa vie. II nousreste de lui íix comédies que madame Da-cier a traduites en françois, & qu’elìe apubliées avec des notes.
Jean-Baptiste Pocquelin, si célébré fousle nom de Molière , né à Paris en 1620 ,mort en 1673 » a ^ P our nous I® comé-die du chaos, ainsi que Corneille en a tiréla tragédie. 11 fut acteur distingué , & estdevenu un auteur immortel.
Epris de passion pour le théâtre , il s’as-sccia quelques amis qui avoient le talent dela déclamation, & ils jouèrent au faux-bourg S. Germain & au quartier S. Paul.La premiers piece régulière que Molièrecomposa fut \‘Etourdi, en cinq actes , qu’ilreprésenta à Lyon en 16,5 ; mais ses Pré-cieuses ridicules cc-mmencerent fa gloire. IIalla jouer cette piece à la cour qui se trou-voit alors au voyage des Pyrénées. De re-tour à Paris , il établit une troupe accom-plie de comédiens , formés de fa main , &donc il étoit Famé : mais il s’agit ici feu-lement de le considérer du côté de ses ou-vrages , & d’en chanter tout le mérite.
Né avec un beau génie, guidé par sesobservations, pat l’étude des anciens, &par leur maniéré de mettre en œuvre , il apeint la cour & la ville, la nature & lesmœurs, les vices & les ridicules , avectoutes les grâces de Térence , le comiqued’Aristophane, le feu & l’activité de Plante.Dans ses comédies de caractère , commele Misantrope , le Tartuffe, les Femmes sa-vantes , c’est un philosophe & un peintreadmirable. Dans ses comédies d’intriguesil y a une souplesse , une flexibilité , unefécondité de génie, dont peu d’anciens luiont donné l’exemple. II a su allier le pi-quant avec le naïf, & le singulier avec lenaturel, ce qui est le plus haut point deperfection en tout genre. On diroit qu’ií