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Tome vingt-sixième.
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citant à la calomnie , qui se manifeste dèsqu'on se rappelle qifHcmere , Sophocle ,Euripide & d’autrc-s personnages serr.bla-?Es , ont été des poètes de profession : mais“ faut avouer d’un coté , qu’c-n peut íaireune bien longue liste àe poètes , tanc anciensque modernes , fur qui ces reprochesne retombent qne trop. II n’est guerePofîibîe de rien dire de plus énergique poura Lontuston des mauvais poètes , & pouru^ainterdr l’honneur des bons , que ce quic “ renfermé dans le passage suivant £Î J un desplus ím s connoisieurs. " Je fuis obligé d’a-" v °uer , dit le comte de Skaftesbury (Adrt-” s" co . nn Author , part. I. fiel. 3 ) , qu’ií5 leroit difficile de trouver fur la terre une" e ‘pece d’horames de moindre valeur queCe fx qui, dans ces derniers te MS , parcsq" iIS ont quelque facilite' à s’exprimerc °u!amment, quelque vivacité d’eípritM niai réglés , & quelque imagination, s’ar-„ IC S e nt i e r , om ds poètes. Pour porter cesî re° m a j u Ee titre & dans un lens rigou-,5 artiif u àut que , comme un véritable» sa c h„ e 0u architecte dans ce genre , on» iiìce^. re P r éfenter les hommes & les« fortne S ' sonner au récit d’une action fa» ses rapp° nvcna ' ! ' , le , la présenter sous tous» quitte ^Ercàns : & celui qui s’ac-»> à mon avf s n d>Uf!e semblable tâche , est,>3 ces prérprJ Une ‘oute autre créature que« la lettre un US p ° ìtes - Ee grand poète est à" fous Jup^V^fateur, un Prométhée,1 on Y ; pr,cjfi j , nb Eble aux artistes dont„ mém-- V -. ^ ar,e . r > ou plutôt à la naturen ôe dp r,,, 0 l j icc Un ique de toutes les formes„ dont!pc ' S ê? modelés, il produit un tout,Port;nn^ aie , S , soiîtb5en!i ^ s& bien pto-

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» de sujets ; mais il fera consister fa gran-33 deur & fa gloire à traiter ceux dont ii fait>3 son objet de maniéré à surpasser tous ses33 rivaux, êc à ne laisser aux autres que l’esi33 pérance de l’imker. Tout cela suppose33 dans !e poète une ame noble & pure : ceux33 qui ne Pont pas telle > peuvent bien aí-33 fecter un ton d'élévation , se parer d’une33 Íauíie ^sublimité ; mais ii ne leur est pas33 possible de se soutenir ; i a basteíse de leur33 caractère , la noirceur de leur ame percent,, & enlaidissent toutes leurs productions,,.

II est à souhaiter que ceux qui ont uneautorité reconnue dans ['empire du goût,rappellent aux poètes > plus souvent & plussérieusement qu’ils ne le font, la dignité deleur vocation. Ils accordent trop d’élcgesà la délicatesse de Fesprit, à l’agrément dela diction, au mécanisme de la poésie, sansfaire attention si ces païens agréables, íi cesparties nécessaires de Fart poétique , ontpour objet des matières qui ne fournifientpas aux hommes un simple palfe-tems , &

ne les intéreíient qu’en excitant en euX dessensations p&íîàgeres & indéterminées. IIimporte fans contredit de ne pas le bornerà ces effets, & de dire à la partie de la na-tion lapins éclairée & la plus polie, des cho-ses qui puissent influer avantageusement furfa façon de penser & d'agir. Le poète qui as-pire à réussir dans ce genre , doit nécessai-rement avoir fait des réflexions plus pro-fondes fur les mœurs, les actions, les affai-res , les hommes en général, que ceux pourqui il écrit ; ou du moins, s’il ne les surpassepas à cet égard , il faut qu’il ait Fart de pré-senter à leur esprit ce qu’ils savent & ce qu’ilsont déja pensé, avec un plus grand degrédsvivacité & d’activité qui les rende attentifsà ses chants. Or c’est à quoi ne suffisent pasles talens, quand ils iroient jusqu’à s’expri-mer avec la plus grande facilité fur toutessortes de sujets : il faut encore une grandeconnoifl’ance du cœur humain, des obser-vations profondes fur les mœurs, un senti-ment du ton délicat & juste, & un jugementsain qui mette en état de discerner le vrai &le faux dans toutes les réglés , & dams tousles usages de la vie commune & publiqueDe k réunion de ces qualités avec les talent& la facihtéde les mettre en œuvre 3 se for-me le poète i&îctmqm* à de s Wo-p