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ccflas, plusieurs margraves & princes. Celafarc bien vo;r que ia poésie faiíbit princi-palement alors l'oc'cupation & le plaisir descours.
Et même ce n’étoit pas une poésie qui,comme une dentée étrangère, tirât sonorigine de: Grecs & des Latins ; elle se^Pportoit à la façon de penser, aux mœursj aux sentimens qui régncient alors danse _8 r and monde, & par conséquent pou-Jl°it avoir naturellement la même influencerur les esprits , qu’avoient eus autrefois lesosants des bardes, quoiqu’ils fussent d’uneí°ute autre espece. En effet, dans ceseaux temps de T Allemagne , la politesseune galanterie délicate , les sentimensplus tendres de l’amour, de í’amitié ,e *a bienveillance , les maximes d’hon-
1 fcUr 'es plus nobles, le courage & la va-c Ur ,\ ^ obéissance & la fidélité envers ses] es ^ rieurs > Phospitalitépour les étrangers,
Setis^ ar ^ S P our ^ £au f exe » î’estime desles S a ^ ens » les bons procédés enfin avecnatio^ 11 ? ^ ' es ennemis, distinguoient laÇe s k maniéré la plus avantageuse,ss rcn^svlse montoient donc sur ce ton ;^ des fg.lcut leurs ouvrages des idéesf r équentar- tlnîens flu'ils puisoient dans lales embefiqn .du beau monde : leur génienient esiirn e °' t ' à ils se faisoient égaîe-
2 lieu de croisé a ’, mer P ar '* eur talent. On
seule cour d° ^ aYfdt P as a l° rs unemagne } m,; u ,^ 0 ins dans la haute AÍIe-re Présente so,!! 2 ^ ; on P oëte - Bodmer alante énonn* A ! agréablement cette briî-» lemagne P Ia Poésieallemande.“L’Al-03 Poétiauo ' ' ^ ".n > étoit alors une contrée,5 dondermf . CI - U1 .l e ciel avoir accordé leEt pariant !í rir , dos poètes dans son sein ».ajoute: « e] , * la Tl k de hélicon , ii" d e princes * son s ervice un peuple"que sese^à^es, L Télite de tout” es fnt e nd^ ir e e r ^ a o ndad fpEisnoble.Onv [ es b° r ds du Rhi n du’ÏL 6 i . eu rs accens-i be, les cours deìà ’ de ] ’E1-
» che & de la Thuringe ’ de l’^ntri-
La poésie n’étant point’ alors raujourd’hui, l’amusement d’un pe L. onirnebre de personnes sensi. les, dont le gd!d~excité par les beautés des poètes Grecs àRomains, qu’ils ont appris à connaître ça
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faisant leurs humanités, se propose de iesimiter; elle étoit, comme ì’oxige fa nature,une occupation réelle à laquelle les mœursdu temps donnoient lieu, & qui à son tourinfluoit sur les mêmes mœurs. La collectionde Minnesinger, dont nous avons fait men-tion , ne contient à la vérité, presque quedes pieces galantes, mais la galanterie n’é-toit pourtant pas alors Tunique objet de lapoésie. II nous est parvenu des productionspoétiques oe ces temps-la dans divers autresgenres ; dessables, des moralités, & m êmedes morceaux épiques fur les exploits dechevalerie. En général, il paroît que lapoésie d’alors étoit tout-à-fait dans le goûtde celle des poètes Provençaux dont les re-cueils françois fournissent quantité de mo-numens, & fur laquelle Jean Nostratíamus,frere de T astrologue de ce nom , a donnédes détails assez circonstanciés. Les ouvra-ges épiques que ces poètes ont enfantés ,révoltent, il est vrai, par Tabsurdité d umerveilleux dont ils font remplis ; la supers-tition y régné aussi dans toute fa force :mais le caractère des personnes qu’on y faitparler & agir , & le génie du poète ne sau-roient être des objets indifférens.
Dès le commencement du XiVe siécle »les poètes Souabes baissèrent beaucoup ; &dès le milieu, ils avoient presqu’entiére-ment dégénéré, de sorte qu’il ne resta pres-qu’aucune trace de bonne poéfie. La fouledes maîtres-chantres qui parurent dans lessiécles XVe & XVI e , ni en particulier fau-teur de T énorme ouvrage dramatique dudernier de ces siécles, ne méritent aucuneplace dans Thistoire de la poésie. Mais la ré-formation vint influer favorablement furune branche intéressante de la poésie. On ades cantiques de cette date , qui ont exac-tement le langage & le ton qui conviennentà cette forte de poésie : cependant le nom-bre en est trop petit, par rapport à ceux d’unordre subalterne, pour faire époque dansThistoire de la poésie allemande, qui de-puis les poètes Souabes jusqu’au xvie ,siécle , parut éteinte , malgré la foule in-nombrable de rimeurs que produisit cetintervalle de temps.
Les mœurs & le goût de la nation paroif-sent avoir ete alors en contraste avec la P oé-ï sis ; cn M Msux se liyrer à l W»