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a tellement varié dans tous les temps ,qu’il n’eft pas aisé d’établir rien de certainair cette matière. On se contentera d’ob-serverque cet usage subsista jusqu’au règnede Thécdofe. Ce fut alors que les corn-ets capitolins , dans lesquels les poètesttoienc cburonne's avec éclat, furent abo-!s comme un reste des superstitions du pa-ganisme. Vinrent après les inondations desbsrbares qui pendant plusieurs siécles defole-re nt "Italie & l’Europe entiere. Les beaux-jf ts furent enveloppés dans les ruines de1 a ncienne Rome. Òn vit à la vérité depuisS e temp s sortir encore quelques poètes delss débris ; mais comme il n’y avoir pref-H ll Ç plus personne qui fut en état de leslre , & que d’aiííeurs ils ne méritoientguere 4 ’ètre lus , il n’est pas étonnant quePendant plusieurs siécles les poètes soiente ^ s fans honneur & fans distinction.
ne fut que vers le 'temps de Pétrar-*uí? ^ Ue ^ Poésie reprit avec un peu dequelques - unes des prérogatives quin>ilìg lent autrefois attachées. II est vrai qu’auil y ^ înême de la barbarie du xij siéclePoètg s des poètes couronnés , mais cesPtobre^^nt être regardés comme l’op-
Vers ce ^ eurs * aur * ers -c ement di ^!I>ps> c’est-à-dire au commen-rnent des d' 1 ** ^c!e, fut formé Tétablisse-bcencié & i Ve F s degrés de bachelier, deceux qui en Î .octeur dans les universités ;dits avoir trouvés dignes, étoient
de docteur ; ^ l aur * er de bachelier,
àoeioranm . 1 aurea baccalaureatus , laurea
^íéderino^j ,® n . Renient les docteurs enle titre d j univer sité de Salerne prirentr éception G d ?^ eurs lauréats , mais à leurro jne d e une cou -
e n r e ^ nt . Pas Jong- tempstenoic ìncon^est a K^ n ^ s01t leur appar-pas à recevoir - îls ? e tardèrent
tmctions & des P riv!le S uni T ersi tés des dis-blables à fan-
en faveur des théologiens a etr . e V a Uisfuîtes, des médecins, &c* LaV^r^ 00 'donc comme aggregee aux quatre facultémais cependant confondue dans la facultéde Philosophie, avec laquelle on lui trou-yoit quelque rapport.
Tome XXVI,
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Du desteín qu’qn prit insensiblementd’égaler les poètes aux gradués , naquirentles jeux-floraux qui furent insticués.à Tou-louse en 1324 , & quelques années aprèsPillage, d’y donner des degrés en poésie , àTirnitation de ceux qu’on recevoir dans lesuniversités. II suísifoitd’avoir remporté unprix aux jeux-floraux pour être reçu bache-lier ; mais i! faîloit les avoir obtenus toustrois, car pour lors il n’y en avoir pas da-vantage, pour mériter le titre de docteur.Dans leur réception, au-lieti de les couron-ner de laurier , on leur mettoit le bonnetmagistral fur ia tête, & on y suivait les au-tres cérémonies qui fe pratiquoient en pa-reille occasion dans les universités ; aveçcette différence que les lettres de ces doc-teurs en gaie science, c’est ainsi qu’on ap-pelait la poésie dáns leur académie, étoientexpédiés en vers, & qu’il n’y était pointpermis de s’exprimer autrement.
A-peu-près dans le même temps on voltpar un passage de Villani, que la qualité depoète entraînait avec elle certaines dis-tinctions qui lui étoient particulières. Cethistorien observe que le Dante, qui mou-rut en 13 iÇ , fut enterré avec beaucoupd’honneur en habit de poète. Fâsepelìto âgrande honore in hahito di poeta. Quel étoitce habit de poète ? Par quelle autoritéDante le portoit-il ? Doit-on le compterpasmi les poètes couronnés ? C’est ce qu’onlaisse à d’autres à examiner.
II est du moins certain qu’on ne peut re-fuser ce titre à Albertinus Mussatus qui nesurvécut le Dante que de quatre ans. L’é-vêque de Padoue lui donna la couronne poé-tique , & il fut arrêté que tous les ans aujour de Noël, les docteurs, régens & pro-fesseurs des deux colleges de Padoue , uncierge à la main , iroient comme en pro-cession à la maison de Mussatus, lui offrirune triple couronne. , .
Après ce couronnement vint immédiatesment celui de Pétrarque , honneur qu’iln’accepta que pour fe mettre à I’abri despersécutions dont lui Lt ses confrèresétoient menacés. II suffifoit de faire desvers pour devenir suspect de magie C’é-toit tout à la fois avoir une grande idée de
une b,en ™»™se opimo.
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