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f,u lieu que Vida n’ofíre que îa pratique desartistes. Cependant on re laisse pas de trou-ver chez ce dernier des préceptes tk. con-seils qui font très-utiies. Ce qu’ii dit furréíocuticn est d’une netteté charmante ; &la poésie latine est auílì bonne qu’un mo-derne en peut faire dans cette langue.
ïï’il est un poème françois qui ait droitd’entrer dans l’étude des belles-lettres, c’estY art poétique de Defpréaux. Horace n’atraité que la tragédie ; Vida, à proprementparler , ne traite que le style de l’épopée ;mais Defpréaux fait connoîrre en peu demots tous les genres séparément, & donneles réglés générales qui leur font commu-nes. Non-feuiement les jeunes gens doiventJe lire , mais rapprendre par cœur commeìu réglé & le modèle du bon goût. Le comted’Ericeyra, le digne héritier du Tite-Livede fa patrie, a traduit ce bel ouvrage envers portugais. (D. J.)
Poétique harmonie , {Poésie) il ya trois tories d’harmónie dans la poésie :Ja premiere est celle cl u style , qui doits’accorder avec le sujet qu’on traite , quimet une juste proportion entre l’un & l’au-tre. Les arts ferment une espece de répu-blique , où chacun doit figurer selon sonétat. Quelle différence entre le ton de latragédie & celui de la comédie, de la poésielyrique, de la pastorale ! &c.
Si cette harmonie manque à quelquepoème que ce soir, il devient une masca-rade : c’est une sorte de grotesque qui tientde la parodie : & si quelquefois la tragédies’abaiíïe où la comédie s’e'leve , c’est pourse mettre au niveau de leur matière , quivarie de temps en temps ; & 1 objectionmême se retourne en preuve du principe.
Cette harmonie poétique est essentielle ;mais on ne peut que la sentir, & malheu-reusement les auteurs ne îa sentent pastoujours assez. Souvent les genres font con-fondus. On trouve dans le rnéme ouvragedes vers tragiques , lyriques , comiques ,qui ne sont nullement autoriséspar la penséequ’iis renferment.
Une oreille délicate rcconnoît presquepar le caractère seul du vers , le genre de lapiece dont il est tiré. Citez-îui Corneille ,Molière, la Fontaine , Ségrais, Rouíïeau,elle ne s'y méprend pas. Un vers d’Ovide
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se distingue entre mille de Virgile. II n’estpas nécessaire de nommer les auteurs : onles reconnoit à leur style , comme les hérosd’Homere à leurs actions.
La seconde forte à'harmonie poétiqueconliste dans le rapport des fous & des motsavec I ohjet de la pensée. Les écrivains enprose meme doivent s’en faire une régléà plus forte raison les Poètes dcivcnt-ilsI observer. Auíîi ne les voit-on pas exprimerpar des mots rudes, C e qui est doux ; nipar des mots gracieux, ce qui est désagréable& dur. Rarement chez eux Poreille est encontradiction avec l'esprit.
La troisième espece d’harmonie dans îapoésie peut être appelée artsiiuelie, paropposition aux deux autres eípeces ; parcsque quoique fondéé dans la nature , auísi-bien que les deux autres, elle ne se mon-tre bien sensiblement que dans la poésie.Eíle conliste dans un certain art, qui, ou-tre le choix des expressions & des sons parrapport à leurs sens, les assortit entr’euxde maniéré que toutes les syllabes d’un vers,prises ensemble , produisent par leur son »leur nombre , leur quantité, une autre sorted’expreílion qui ajoute encore à la lignifica-tion naturelle des mots.
La poésie a des marches de différentesespeces pour imiter les différens meuve-mens, & peindre à l’oreille par une fortede mélodie, ce qu’elîe peint à l’efprit parles mots. C’est une forte de chant musicalqui porte le caractère non-feuiement dusujet en général, mais de chaque objet enparticulier. Cette harmonie n’apparrientprincipalement qu’à la poésie ; & c’est lepoint exquis de la versification.
Qu’on ouvre Homere & Virgile , on ytrouvera presque par-tour une expressionmusicale de la plupart des objets. Virgilene l’a jamais manquée : on la sont chez lui »lors même qu’on ne peut dire en quoi ell®consiste. Souvent elle est si sensible > qu’elsofrappe les oreilles les moins attentives :
Continuo ventissiurgtntibus , autsireta pontsIncipiunt agitata turnqscere , & aridus altt sMoiitibus audirisiragor, autresionantia long"Littora mìsiceri , & nemorum riicrebesicets
murmur , .