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Tome vingt-sixième.
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nne même fin. Je voudrois feulement que 1l’on y prit garde de plus près que l’on nefait ordinairement : la plupart des écri-vains multiplient trop l’usage du point, &tombent par-là dans l’inconvénient de tropdiviser des sens qui tiennent ensemble pardes liens plus forts que ceux dont on laissesubsister les traces. Ce n’est pas que cesauteurs ne voient pas parfaitement touteîa liaison des parties de leur ouvrage \ maisou ils ignorent Tissage précis des ponctua-tions , ou ils négligent d’y donner l’atten-tion convenable : par-là ils mettent dansla lecture de leurs œuvres, une difficultéréelle pour ceux mêmes qui savent lemieux lire.

Je me dispenserai de rapporter ici desexemples exprès pour le point : on ne peutrien lire fans en rencontrer ; & les prin-cipes de proportion que Ton a appliquésçi - r devant aux autres caractères .de laponctuation , s’ils ont été bien entendus,'peuvent aisément s’appliquer à celui-ci,.& mettre le lecteur en état de juger s’ilest employé avec intelligence danx Jesécrits qu’il examine.

2°. Le point interrogatif se met à la findc tonte proposition qui interroge , íbitçu’elle fasse partie du discours où elle se.trouve , soit qu’eile y soit seulement rap-portée comme prononcée directement par.un autre. '

Premier exemple - En effet , s’ils fontinjufes & ambitieux ( les voisins d’un roijuste ) , que ne doivent-ils pas craindre decette réputation universelle de probité quilui attire Uadm'ration de toute la terre ,la confiance de ses alliés, F amour de sespeuples , F estime & F affection de ses trou-pes ? De quoi n’est pas capable une ar-’mée prévenue de cette opinion , & disci-plinée fous les ordres ' d'un tel prince ?'JVÏ. T abbé Colin, dise. couronné à l’acad.Franc, en 1705. Ces interrogations fontpartie du discours total.

Second exemple où i’interrogation est.rapportée directement : Miferunt Judœiab Jerofolyrnìs facerdotes Ù levitas adevm , ut interrogèrent eum : Tu qui es ?Joan. j. 19.

S’il y a de fuite plusieurs phrases inter-ì ogatives tendantes à nne même fin , &

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qui foient d’une étendue médiocre , ffforte qu’elles constituent ce qu’on appen ele style coupé , on ne les commence P aSpar une lettre capitale : le point interro-gatif n’indique pas une pause plus grandeque les deux points, que le point avec I*virgule , que la virgule même , selon j e "tendue des phrases & le degré de liais? 11qu’elles ont entre elles. Peut-être ser olt "il à souhaiter qu’on eût introduit dan*l’orthographe des ponctuations interroga-tives graduées, comme il y en a de po-sitives- Mais pour qui font tous ces offprêts ? à qui ce magnifique séjourdestiné ? pour qui font tous ces dotnestfques & ce grand héritage ? Hist. du ciefoLiv. IIf. §. 2. Qitid enirn , Tubero , f filie diftrictus in acie pharfalicâ gif 111agebat ? cujus lattis ille mucro petebtd■qui sens us erat tuorum armorum ? fi l Qtua mens , ociili , manus , ardor anit 111 •q nid cupiebas ? qui d optabas ? Cic- P raLigario. -

Si la phrase interrogative n’est P aSrecte , & que la forme en soit rendue dpendante de la constitution grammatic 3de ia proposition expoíìtive où elle frapportée ; on ne doit pas mettre lep ° ![ ,interrogatif : la ponctuation appartieula proposition principale , dans laquecelle-ci n’est qu’incidente. Mentor d erna ^da ensuite à Idomenée quelle étoit D c ° »duite de Protestas dans ce changes ■des affaires. Télémaque , liv. XIf- ^3 0 . La véritable place du point e ^clamatif est après toutes les phrases ^expriment la surprise, ia terreur ou gque autre sentiment affectueux, f fde tendresse , de piété , ùc. Exempt’ 1Que f es sages font en petit nofi foQu’il est rare d’en trouver ! ^ ^

Girard , torn. II. pag. 467 , rai

O que les rois font à plaindre ■ceux qui les fervent font dignes de C i icf ipafiìon ! S’ils font méchans ,font-ils souffrir les hommes , & ° n oiftourmens leur font préparés dans H ^tartare ! S’ils font bons , quelle*cultes n’ont-ils pas à vaincre - fI e , sta-ges à éviter ! que de maux àlémaque , Uv. XIV. senti mens d 3ration , de pitié , d’horreur, j’ a jout eíaî