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& construits en eíFet.fordes bateaux pourle paílage des charrois dans des pays où iln’est pas possible, soit par la profondeurdes rivières, leur trop grande largeur, ouleurs variations continuelles, d’en bâtird’une autre espece, sans une très-grandedépense ; ces sottes de ponts ont l’avan-tage de n’écre pas fort longs à construire ,de íe démonter facilement lorsqu’onle jugeà propos, & de pouvoir encore s en servirpar fragmens en d’autres occasions ; maisen récompense il coûte beaucoup à lesentretenir en bon état. II en est de deuxsottes ; les uns cju’on appellepo/zfí dormans,font çeux qu’on n’a jamais occasion dechanger de place ; les autres qu’on appelleponts volans , employés le plus souvefîtdans l’art militaire, sont ceux dont leséquipages se transportent sur des voiturespour s’en servir dans le beio’n à traver-ser des rivières, fossés & autres choses enpareils cas.
Voyez un pont construit à Rouen for lariviere dc Seine,de l’invention dufrereNíço-las, augustin, auteurdu pont tournatu-, dontnous avons déja parlé : ce pont qui se dé-monte dans le temps des glaces, de peurde danger, est très-ingénieux : il est com-posé de dix-huit à vìng bateaux, de cha-cun dix-huit piés de largeur for neuf àdix toises de longueur, d’enyiron vingtpies de distance l’une de l’autre.
II faut remarquer que l’élévation de cepont variant selon la hauteur de la marée,& qu’en conséquence les châssis de char-pente, se levant & s’abaissanr, il y f au t quel-quefois monter, & quelquefois descendrepour y arriver.
Pont MILITAIRE, {Arch.ite3.miUt.)en remontant à la naissance de la plupartdes arts & en voyant leurs progrès l’onsent d’un côté toutes les obligations quel’on a aux premiers inventeurs, de l’aurreon est contraint d’accorder quelque mé-rite à ceux qui ont travaillé d’après leursidées, & qui ont perfectionné leurs in-ventions.
Ya-t-il plus loin de l’ignorance entière d’unart à fa découverte , que de fa découverteà fa derniere perfection ? C’est une question àlaquelle je crois qú’il est impossible de répon-ds avec exaéUtude: la découverte étant prçs-
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que toujours l’effet d’un heureux hasard, ™le dernier point de perfection où une décou-verte puiiìe être pouíïée, nous étant prelq 3 -toujours inconnue. La feule chose ct 110l jpuisse avancer, c’est qu’il écoit natureque les arts duílent leur naissance au*hommes les plus éclairés, malgré l’exPp'tien ce qu’on a du contraire, comme 1doivent leurs progrès Scieur perfection 311bonnes tètes qui ont succédé aux inven-teurs. .
Une découverte est presque toujoursgerme d’un grand nombre d’autres.a aucune science, aucun arc qui ne &fournisse cent preuves de cette vétire,mais pour nous en tenir à l’objet de ce mé-moire , nous en tirerons la démonstratifde l’art de la guerre méme.
Les hommes naissoient à peine, 1
se battirent : ce fut d’abord un honh 11contre un hommç ; mais dans la foire nsociété d’hommes s’arma contre une aut 1société. Le désir de se conserver aig l, l^les esprits, & l’on vit de siécles enclés les armes se multiplier, changer»perfectionner , tant celles, qu’on emp!°y° stdans les combats , que celles dont. .usoit dans les sièges. La défense se*toujours pié à pie les progrès de l’attaqn ^La mâchoire d’un animal, une h ranC n £d’arbre, une pierre, une fronde,les premières armes. Queste distancetre ces armes & les nôtres ! celle des tePest moins considérable, s
Bientôt on fabriqua les arcs,les fléchés & les épées , & on opposa a ^armes les casques, les cuirasses & fosesters. - 0s
Les remparts, les murailles & l es 0 aî sdonnerent lieu à la construction des r ^ambulantes, des béliers, des pf' 1 ^ >
d’une infinité d’autres machines.
Tel étoit à peu près l’état des cho ^lorsque le hasard ou l’enfer P, ro - uepoudre à canon. La face de satta^ v jçde la défense changea tout à coup - ç el0 iiparoître désarmés nouvelles, & il fo 0 oil $facile de suivre jusqu’au tern P S ° U fll j]i-fomrnes les progrès de l’architecti’t ^ c ' e ctaire, si je ne craignois (dit l’auteui ^ e garticle ) d’exposer superficiellem® coJ ,vmatières profondément connues de ^niS