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Tome vingt-sixième.
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TON

lorsque la largeur de là riviere surpasse 80toises, alors ii faudra recourir aux pontsde bateaux ou de radeaux.

Après avoir donné une notice des agrèsnécessaires à la construction des ponts, nousdevons indiquer les observations essentiellesa leur position.

Les rivières serpentent ordinairementdans les plaines, & forment des rentrans& des saillans. Si la tête dn pont est dis-posée dans un rentrant, comme tous lesagrès doivent être près de l’endroit où l’onVeut manœuvrer, l’ennemi pouvant à l’au-tre rive fe développer fur le saillant, ilempêchera de former le pont par le moyende ses batteries: il est vrai qu’on peut luien opposer d’autres , mais la position despremieres fera supérieure à celles qui dé-tendent le pont, parce que les dernier estirent du centre à la circonférence, & lesautres font un feu contraire , en tirant dela circonférence au centre.

La position d'un pont dans un rentrant,est absolument mauvaise ; il faudra doncchoisir ses angles saillans , pour obligerVennemi de s’engager dans le rentrant, s’ilVeut s’oppofer au passage ; alors on aurade la supériorité fur lui. Enfin on profiterade tout l'avantage que !a nature du terrainPeut présenter. On aura íoin sur-tout deménager aux ponts des débouchés libres &commodes.

Le pont destiné à faire passer les piecesde campagne, fera fait de même que celuide Finfanterie. A l’égard de la cavalerie,Foncier chargé de la construction des ponts,doit demander au général qu’il ordonne àLj cavalerie de mettre pié à terre & dep présenter sur deux de front, prenant’eurs chevaux par la bride; le cavalier feMouvant alors fur un ponton, le cheval fetrouvera fur Pautre ou fur une traverse,$t le poids fera divisé. L’on préviendra parce moyen mille accidens.

Si Farmée fe propose de traverser unparais, il faudra en sonder la profondeur.Si les eaux peuvent supporter un pont dePontons, l’on en fera jeter un de la même* a Çon que fur une riviere : si le marais aPeu de profondeur , l’officier , chargé de lac °nstruction des ponts, aura recours auxP°iits de chevalets. Les marais ont ordinal-

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rement le fond de leur lit couvert d’unsvase très-épaisse ; les pies des chevaletsenfonceroient trop avant si l’on ne préve-noit cet inconvénient : dans ce cas, onaura des planches ; Fon en fermera desfemelles aux pieds des chevalets ; ces femel-les sont un double T qui unit deux che-valets.

Les bords d’un marais ne sont presquejamais en état de soutenir un pont, maisil fera très-aisé de joindre les grosses eauxpar le moyen d’une digue, & de terminerle pont par une seconde digue.

L’officier, chargé de la construction desponts, doit donc tout prévoir d’avance ,& s’informer du général quelle fera famarche, pour ne passe trouver au dépourvudans le temps de la manœuvre. Si la rivierefe trouve profonde, on prendra les cor-dages d’ancres les plus longs pour arrêterles pontons de plus loin. En effet suppo-sons qu’un ponton soit disposé fur une ri-vière & abandonné au courant, il est clairqu’il fera entraîné suivant ia longueur dusplan incliné ; mais dars le plan incliné , lasituation la plus avantageuse pour retenirun corps est suivant une parallèle á la lon-gueur du plan : donc routes les directionsqui tendront à approcher de la parallèleseront préférables; mais plus les ancres se-ront éloignées des pontons , plus les cor-dages qui sont les directions de la puissance,approcheront du parallélisme: d’où l’onpeut conclure que plus les ancres ferontéloignées des corps qu’elles fixent, plusleur position fera avantageuse.

, A l’égard des ruisseaux de quatre, cinq ,six, sept, huit, neuf, dix toises, qui s'op-poíenc ordinairement à la marche d unearmée, Fofficier, chargé deria constructiondes ponts, doit toujours faire ensorte dene pas exposer les soldats à se mettre dansPeau , parce que souvent les maladies lesplus funestes proviennent de cette impru-dence : il est fur tout de la derniere im-portance d’éviter que le soldat entre dansî’eau , lorsque Farmée est en bataille &que Faction est prête à s’engager. Il estévident qu’un homme sortant de Peau ,n’est guere en état de combattre. Lesannales de l’antiquité nous rapportent l’his..toire.de la perte de plusieurs batailles occ&r