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^es pour le mal, & qu’il ne rencontrejamais. Tant de motifs gouvernent les hom-mes ! malgré ces défenses & malgré lesEntraves que la superstition, l’intérêt, lamauvaise foi, & la stupidité ne cesseront demettre aux progrès de nos connoiííances& autres avantages qui en résultent pourle bien public , il faut espérer que la sageméthode de l’inoculation , dont toutes lesnations ressentent déja les plus heureuxeffets , achevera d’arrêter les ravages decette maladie, jusqu'à présent íi funeste àl’humanité.
On peut donc considérer dès ce mo-ment , comme moins destructeur ce fléauque l’on croît l’une des causes principalesde la dépopulation moderne ; il paroîtramême aux siécles à venir n’avoir été qu’insetantané, si la raison & l’expérience l’etn-Portent enfin fur les préjugés & la préven-tion. Mais d’ailieurs n’a-t-il exiííé aucunede ces maladies générales dans les tempsanciens ? Sans parler de toutes celles dontl’histoire fait mention , & qui font presqueinconnues à la médecine’moderne ; la lepredont le peuple de Dieu fut toujours affligé& à laquelle on ne trouva jamais deremede,étoic-elle moins destructive? Tout considéré,se somme des biens & des maux que la naturea attachés à notre existence , est la mêmedans tous les temps; l’univers Test auflí parRapport à nous ; s’il n’est point incorruptible,
* il a eu un commencement, s’il doit avoir^n progrès, un dépérissement, ce n’est pointà des êtres dont la durée est si courte &la vue si foible , qu’il est permis d’apper-cevoir ces révolutions graduelles. II n’y a■qu un jour que le monde existe pour nous ,
nous voulons, dans cette période d’unmoment que comprennent l’histoire & larradition , avoir discerné íes changemens ;Pouvons-nous seulement dire qu’il en dûtéprouver ?
Tout se tient dans l’univers: ce n’estqu’un tout subsistant par l’accord & lacorrespondance de toutes ses parties. IIn’y existe rien , jusqu’au plus petit atome, iqui n’y soit nécessaire. Les corps qu’il ren-ferme ne se maintiennent que par le's rap-ports de leurs masses & de leurs mouve- j^ens. Ces corps ont leurs loix particulie- ,* es émanées de la loi générale qui les
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dirige, & suivant lesquelles ils doiventou ne doivent pas produire des êtres quîles habitent. Ne peu t-on pas présumerque par une suite de ces loix la quan-tité de ces êtres est déterminée en. raisondirecte de la nécessité réciproque qui estentr’eux & les globes dont ils couvrentla surface ? que le nombre n’en sauroitdiminuer sensiblement sans altérer la cons-titution de ces globes, & conséquem-ment l’harmonie où ils doivent etre avecles autres , pour le maintien de l’ordreuniversel.
" Inexistence de la mouche est néces-saire à la subsistance de l’araignée : auísi levol étourdi, la structure délicate , & lesmembres déliés de l’un de ces insectes,ne le destinent pas moins évidemment àêtre la proie , que la force & la vigilancede l’autre à être le prédateur. Les toiles del’araignée sont faites pour les ailes des mou-ches : enfin le rapport mutuel des mem-bres du corps humain , dans un arbrecelui des feuilles aux branches , & desbranches au tronc, n’est pas mieux carac-térise que l’est dans la conformation legénie de ces animaux, leur destruction ré-
ciproque. ,,
" Les mouches servent encore à la sub-sistance des poissons & des oiseaux ; lesoiseaux à la subsistance d’une autre espece.L’est ainsi qu’une multitude de systèmesdifférens sc réunissent, & se fondent pourainsi dire, pour ne former qu’un seul ordrede choses. „
" Tous les animaux composent un sys-tème , & ce système est soumis à des loixméchaniques, selon lesquelles tout ce qui yentre est calculé.Orsi le fystême des animauxsc réunit au fystême des végétaux , & celui-ci au fystême des autres êtres qui couvrentla surface de notre globe , pour constituerensemble le fystême de la terre , il faudradire que tous ces systèmes ne font que desparties d’un fystême plus étendu. Enfin sila nature entiere n’est qu’un seul & vastefystême que tous les êtres composent, iln’y aura aucun de ces êtres qui ne soitmauvais ou bon par rapport au grand toutdont il est partie ; car si cet être est su-perflu ou déplacé , c’est une imperfection ,à conséquemment un mal absolu dans leH h h h h 2