DU SYSTÈME DU MONDE. 5ceux qui disparoissent? L’examen attentif des phénomènes fournitdes réponses simples à ces questions. Le matin, la. lumière desétoiles s’affoiblit à mesure que l’aurore augmente^ le soir, ellesdeviennent plus brillantes à mesure que le crépuscule diminue; cen’est donc point parce qu’elles cessent de luire, mais parce qu’ellessont effacées par la vive lumière des crépuscules et du soleil, quenous cessons de les appercevoir. L’heureuse invention du télescopenous a mis à portée de vérifier cette explication, en nous faisantvoiries étoiles, au moment même où le soleil est le plus élevé. Cellesqui sont assez près du pôle, pour ne jamais atteindre l’horizon,sont constamment visibles. Quant aux étoiles qui commencent àse montrer à l’Orient, pour disparoître à l’Occident ; il est naturelde penser qu’elles continuent de décrire sous l’horizon, le cerclequ’elles ont commencé à parcourir au-dessus, et dont l’horizonnous cache la partie inférieure. Cette vérité devient sensible, quandon s’avance vers le nord : les cercles des étoiles situées vers cettepartie du monde, se dégagent de plus en plus de dessous l’horizon ;ces étoiles cessent enfin de disparoître, tandis que d’autres étoilessituées au midi, deviennent pour toujours invisibles. On observele contraire, en s’avançant vers le midi : des étoiles qui demeuroientconstamment sur l’horizon, se lèvent et se couchent alternative-ment, et de nouvelles étoiles, auparavant invisibles, commencentà paroître. La surface de la terre n’est donc pas ce qu’elle noussemble, un plan sur lequel le ciel s’appuie sous la forme d’unevoûte surbaissée. C’est une illusion que les premiers observateursne tardèrent pas à rectifier par des considérations analogues auxprécédentes : ils reconnurent bientôt que le ciel enveloppe de tou*côtés, la terre, et que les étoiles y brillent sans cesse, en décrivant,chaque jour, leurs différens cercles. On verra dans la suite, l’astro-nomie souvent occupée à corriger de semblables illusions, et àdémêler la réalité des objets, dans leurs trompeuses apparences.
Pour se former une idée précisé du mouvement des astres; onconçoit par le centre de la terre, et par les deux pôles du monde,une droite que l’on nomme axe du monde , et autour de laquelletourne la sphère céleste. Le grand cercle de cette sphère, per-pendiculaire à cet axe, s’appelle équateur. Les petits cercles que
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