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Exposition du systême du monde / par P. S. Laplace
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1G EXPOSITION

au méridien. On trouve ainsi, quen prenant pour unité, le jourmoyen astronomique; la durée du jour sydéral est de o'-,997269722.

Les jours astronomiques ne sont pas égaux ; deux causes, liné-galité du mouvement propre du soleil, et lobliquité de lécliptique,produisent leurs différences. Leffet de la première cause est sen-sible : ainsi au solstice dété, vers lequel le mouvement du soleilest le plus lent, le jour astronomique approche davantage dujour sydéral, quau solstice dhiver, ce mouvement est le plusrapide.

Pour concevoir leffet de la seconde cause, il faut observer quelexcès du jour astronomique sur le jour sydéral, nest quaumouvement propre du soleil, rapporté à léquateur. Si par les extré-mités du petit arc que le soleil décrit sur lécliptique dans un jour,et par les pôles du monde, on imagine deux grands cercles de lasphère céleste; larc de léquateur, quils interceptent, est le mou-vement journalier du soleil, rapporté à léquateur, et le temps quecet arc met à traverser le méridien, est lexcès du jour astronomiquesur le jour sydéral; or il est visible que dans les équinoxes, larcde léquateur est plus petit que larc correspondant de lécliptique,dans le rapport du cosinus de lobliquité de lécliptique, au rayon;dans les solstices, il est plus grand dans le rapport du rayon aucosinus de la même obliquité ; le j our astronomique est donc diminuédans le premier cas, et augmenté dans le second.

Pour avoir un jour moyen indépendant de ces causes ; on imagineun second soleil. uniformément sur lécliptique, et traversanttoujours aux mêmes instans que le vrai soleil, le grand axe delorbe solaire, ce qui fait disparoître linégalité du mouvementpropre du soleil. On fait ensuite disparoître leffet de lobliquité delécliptique, en imaginant un troisième soleil, passant par les équi-noxes , aux mêmes instans que le second soleil, et sur léquateur,de manière que les distances angulaires de ces deux soleils à léqui-noxe du printemps, soient constamment égales entrelles. Linter-valle compris entre deux retours consécutifs de ce troisième soleil,au méridien, forme le jour moyen astronomique. Le temps moyense mesure par le nombre de ces retours, et le temps vrai se mesurepar le nombre des retours du vrai soleil, au méridien. Larc de

léquateur,