DU SYSTÈME DU MONDE. 17
■l’équateur, intercepté entre deux méridiens menés par les centresdu vrai soleil et du troisième soleil, et réduit en temps à raison dela circonférence entière pour un jour, est ce que l’on nomme équa-tion clu temps.
En vertu de son moyen mouvement, le soleil emploie 365 '-,242222à revenir à l’équinoxe du printemps : cette durée forme Vannée tro-pique. Les observations ont fait connoître qu’il met plus de temps•à revenir aux mêmes étoiles. Uannée sydérale est l’intervalle com-pris entre deux de ces retours consécutifs; elle est plus grande quel’année tropique, deo’-,oi4ng; ainsi,les équinoxes ont sur l’éclip-tique, un mouvement rétrograde ou contraire h celui du soleil,par lequel ils décrivent, chaque année, un arc égal au mouvementmoyen de cet astre, dans l’intervalle de o'-,oi4iig, et par consé-quent, de i54",65.
Les besoins de la société ont faiL imaginer diverses périodes, pourmesurer les parties de la durée. La nature en offre deux remar-quables, dans les retours du soleil au méridien et au même équi-noxe; mais l’une et l’autre doivent être divisées dans de plus petitespériodes. La division du jour en dix heures, de l’heure en centminutes, de la minute en cent secondes, &c. est la plus simple:il est naturel de faire commencer le jour astronomique à minuit,pour comprendre dans sa durée, tout le temps de la présence dusoleil sur l’horizon.
C’est à l’équinoxe du printemps, à la renaissance de la nature,qu’il convient de fixer l’origine de l’année. Les saisons la divisenten quatre parties que l’on a partagées chacune, en trois mois detrente jours. On a encore divisé chaque mois, en ti-ois périodes dedix jours, nommées décades. De cette manière, l’année civile neseroit composée que de 56o jours, et l’on a vu qu’elle excède565 jours.; mais on lui ajoute les jours excédens, comme complé-mentaires. Quoique dans ce système de division de l’année, l’ordrede choses, relatii aux jours de la décade, soit un peu troublé parces jours complémentaires; la correspondance des jours de la dé-cade, avec les jours du mois, et celle des fêtes décadaires avec lessaisons, le rendent préférable à l’usage des petites périodes indé-pendantes des mois, telles que la semaine.
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