DU SYSTEME DU MONDE. >i 9
déclinaison qui est boréale ou australe, suivant la dénomination dupôle dont il est le plus près.
Tous les astres situés sur le même parallèle à l’équateur, ayantla même déclinaison; il faut, pour déterminer leur position, unnouvel élément. On a choisi pour cela, l’arc de l’équateur, comprisentre le cercle de déclinaison et l’équinoxe du printemps. Cet arccompté de cet équinoxe, dans le sens du mouvement propre dusoleil, c’est-à-dire d’occident en orient, est ce que l’on nommeascension droite : ainsi, la position des astres est déterminée parleur ascension droite et par leur déclinaison.
La hauteur méridienne d’un astre, comparée à la hauteur dupôle, donne sa distance à l’équateur, ou sa déclinaison. La déter-mination de son ascension droite, offroit plus de difficultés auxanciens astronomes, à cause de l’impossibilité où ils étoient decomparer directement les étoiles au soleil. La lune pouvant êtrecomparée, le jour, au soleil, et la nuit, aux étoiles ; ils s’en ser-virent comme d’un intermediaire, pour mesurer la différenced’ascension droite <lu soleil et des étoiles, en ayant égard aux mou-vemens propres de la lune et du soleil, dans l’intervalle des obser-vations. La théorie du soleil, donnant ensuite son ascension droite;ils en conclurent celles de quelques étoiles principales auxquellesils rapportèrent les autres. C’est par ce moyen qu’Hipparque formale premier catalogue d’étoiles , dont nous ayons connoissance.Long-temps après, on donna plus de précision à cette méthode, enemployant, au lieu de la lune, la planète Vénus que l’on peut quel-quefois appercevoir en plein jour, et dont le mouvement pendantun court intervalle de temps, est plus lent et moins inégal, que lemouvement lunaire. Maintenant que l’application du pendule auxhorloges, fournit une mesure du temps, très-précise; nous pou-vons déterminer directement, et avec une exactitude bien supé-rieure à celle des anciens astronomes, la différence d’ascensiondroite d’un astre et du soleil, par le temps écoulé entre leurs pas-"sages au méridien.
On peut, d’une manière semblable, rapporter la position desastres, à l’écliptique ; ce qui est principalement utile dans la théoriede la lune et des planètes. Par le centre de l’astre, on imagine un
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