62 EXPOSITION
mesuré en France à 48°,4, de hauteur du pôle, et dont Cassini et
La Caille ont fixé la longueur à 73 oo 3 m ', 5 .
On a élevé des principaux lieux de la France, sur la ligne quel’on a regardée comme la méridienne de l’Observatoire de Paris,des courbes tracées de la même manière que cette ligne, avec cettedifférence, que le premier côté toujours tangent à la surface de laterre, au lieu d’être parallèle au plan du méridien céleste de l’Obser-vatoire de Paris, lui est perpendiculaire. C’est par la longueur deces courbes, et par la distance de l’Observatoire, aux points où ellesrencontrent la méridienne, que les positions de ces lieux ont étédéterminées. Ce travail, le plus utile que l’on ait fait en géographie,est un modèle que les nations éclairées s’empressent d’imiter.
On ne peut lier ainsi, les uns aux autres, que des objets peuéloignés entr’eux : pour fixer les positions respectives des lieuxséparés par de grandes distances et par les mers, il faut recouriraux observations célestes. La connoissance de ces positions, est undes plus grands avantages que l’astronomie nous ait procurés. Poury parvenir, on a suivi la méthode dont on avoit fait usage pourformer le catalogue des étoiles, en concevant sur la surface ter-restre , des cercles semblables à ceux que l’on avoit imaginés à lasurface du ciel. Ainsi, l’axe de l’équateur céleste traverse la surfacede la terre, dans deux points diamétralement opposés, qui ontchacun, à leur zénith, un des pôles du inonde, et que l’on peutconsidérer comme les pôles de la terre. L’intersection du plan del’équateur céleste avec cette surface, est une circonférence quipeut être regardée comme l’équateur terrestre ; les intersections detous les plans des méridiens célestes , avec la même surface, sontautant de lignes courbes qui se réunissent aux pôles, et qui sontles méridiens terrestres correspondans, si la terre est un solide derévolution, ce que l’on peut supposer en géographie, sans erreursensible. Enfin, de petites circonférences tracées de l’équateur auxpôles sur la terre, parallèlement à l’équateur, sont les parallèlesterrestres, et celui d’un lieu quelconque, répond au parallèle célestequi passe par son zénith.
La position d’un lieu sur la terre, est déterminée par sa dis-tance à l’équateur, ou par l’arc du méridien terrestre, compris