DU SYSTÈME DU MONDE. 63
entre son parallèle et l’équateur, et par l’angle que forme son mé-ridien, avec un premier méiidien dont la position est arbitraire,et auquel on rapporte tous les autres. La distance à l’équateur,dépend de l’angle compris entre le zénith et l’équateur céleste, etcet angle est évidemment égal à la hauteur du pôle sur l’horizon;celte hauteur est ce que l’on nomme latitude en géographie. Lalongitude est l’angle que le méridien d’un lieu fait avec le premierméridien; c’est l’arc de l’équateur, compris entre les deux méri-diens. Elle est orientale ou occidentale, suivant que le lieu est àl’orient ou à l’occident dtt premier méridien.
L’observation de la hauteur du pôle donne la latitude : la longi-tude se détermine au moyen d’un phénomène céleste observé à-la-fois sur les méridiens dont on cherche la position respective.L’instant du midi n’est pas le même sur ces méridiens; si celui d’oùl’on compte les longitudes, est à l’orient de celui dont on cherche lalongitude, le soleil y parviendra plutôt au méridien céleste; si,par exemple, l’angle formé par les méridiens terrestres, est le quartde la circonférence , la différence entre les instans du midi, sur cesméridiens, sera le quart du jour. Supposons donc que sur chacund’eux, on observe un phénomène qui arrive au même instant phy-sique pour tous les lieux de la terre, tel que le commencement oula fin d’une éclipse de lune, ou des satellites de Jupiter; la différencedes heures que compteront les observateurs , siu moment du phé-nomène, sera au jour entier, comme l’angle formé parles deuxméridiens, est à la circonférence. Les éclipses de soleil, et les occul-tations des étoiles par la lune, fournissent des moyens plus exacts,pour avoir les longitudes, par la précision avec laquelle on peutobserver le commencement et la fin de ces phénomènes ; ils n’ar-rivent pas, à la vérité, au même instant physique, pour tous leslieux de la terre; mais les élémens du mouvement lunaire sontsuffisamment connus, pour tenir exactement comp'e de cette dif-férence.
Il n’est pas nécessaire, pour déterminer la longitude d’un lieu,que le phénomène céleste observé, le soit en même temps sons Jepremier méridien ; il suffit qu’on l’observe sous un méridien dontla position avec le premier méridien, soit connue. C’est ainsi qu’en